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Regard Independant

  • L'édito d'ouverture

    Révélations

    Soit dit sans mysticisme déplacé, le cinéma a quelque chose à voir avec la révélation. Tout jeune, il y aura (ou pas) la rencontre avec un film, avec la grâce d'un acteur, l'élégance d'une actrice, la puissance d'un paysage, le style d'un personnage qui va nous devenir aussi proche que le plus proche de nos amis. Puis ce sera la rencontre avec un univers, avec un cinéaste, quelque chose d'ineffable sur lequel on essayera de poser des mots de mise en scène, de technique, ou de thématiques. Mais ce sera bien la révélation de sentiments, d'idées, d'atmosphères, d'une façon de voir la vie où de la penser, de moments parfois aussi forts que des souvenirs réels, suscitant le rêve, la poésie, l'élan, parfois le traumatisme. Pour cette 19e édition des Rencontres Cinéma et Vidéo à Nice, nous vous proposons quelques révélations potentielles. À vous de plonger dans les mondes divers du Bruxelles de Julien Doigny, du cosmos de Ben Barton, de la Grèce de Daphné Heretakis, de la Ligne 16 de CASA D'OC, du père et du fils de Ludovic Vieuille, de l'étrange érotique de Jean-Pierre Bouyxou et Raphaël Marongiu, de la musique et des couleurs de Geoffrey Boulier et Emmanuelle Nègre, des expérimentations d'Emmanuel Desestré. La liste n'est pas exhaustive, elle n'attend que votre désir et votre curiosité.

    Pour éclairer cette révélation, l'écrit est un support parfois indispensable. Un livre amplifie ou provoque la révélation en ouvrant des portes sur une compréhension plus profonde, plus structurée d'une œuvre. Ce sera l'objet cette année d'une table ronde autour de l'écriture sur le cinéma. Comment cette écriture s'organise aujourd’hui entre les multiples supports, virtuels et réels, qui sont offerts aux amateurs. Frédérique Gosnik, Clara Laurent, Vincent Roussel, Édouard Sivière, Joachim Lepastier et Éric Escofier nous feront partager leurs expériences.

    Mais la notion de révélation prend un autre sens en matière de cinéma si l'on considère que, avant notre moderne époque numérique, les images d'un film sont le résultat d'un effet photochimique sur la pellicule argentique. Les images latentes créées par l'action de la lumière sur des sels d'argent sont révélées par les bains de développement. Les moments de vie, les fragments de temps, sont fixés à travers la caméra sur une surface sensible, puis révélés par des manipulations scientifiques aux allures de tour de magie. N'est-ce pas merveilleux ? Cette année, l'équipe de Regard Indépendant a voulu approcher ce merveilleux en s'initiant au développement de la pellicule super 8. En noir et blanc pour commencer. Nous vous convions, au cours de ces rencontres, à découvrir le résultat de nos expériences de révélation, menées à la suite d'une initiation par la réalisatrice Khristine Gillard que nous avions invitée l'an dernier.

    Mais la révélation la plus excitante, la marque de fabrique de Regard Indépendant, ce sera cette année encore celle des films que nous avons créés. En 2017, la collection de courts métrages en super 8 réalisés en tourné-monté va regrouper 19 films réalisés dans l'enthousiasme (avec quelques difficultés parfois) par autant de réalisatrices et de réalisateurs. À chaque projet a été attribué une cartouche de film, 15 mètres de fin ruban argentique avec ses sels sensibles. De quoi raconter une histoire, de remplir le programme énoncé en son temps par le cinéaste américain Samuel Fuller : « Un film est un champ de bataille : amour, haine, violence, action, mort, en un mot émotion ». Ces films ont été développés selon les règles de l'art, certains par notre équipe qui s'est faite magicienne pour l'occasion. Leurs auteurs ne les ont pas vus. Ils en tremblent d'impatience. Ils vont les découvrir en clôture des Rencontres, avec vous, le public. Avec leurs défauts et leurs élans, leurs miracles et leurs maladresses, vous en aurez, tous ensemble, la révélation.

     

    Vincent Jourdan, Président

  • Partenaires et remerciements

    Les Rencontres ne pourraient exister sans son équipe de bénévoles ni sans ses partenaires, institutionnels ou associatifs. Réalisatrices, réalisateurs et artistes de tout poil sont bien sûr au cœur de l'évènement. Chacun apporte sa contribution à la manifestation et nous les en remercions chaleureusement.

    Partenaires :

    Le Conseil Départemental des Alpes-Maritimes

    La Ville de Nice

    Le cinéma Mercury

    Bibliothèque municipale à vocation régionale Louis Nucera

     

    Il était un Truc...

    Straigth Eight

    Héliotrope

    Metl L Film

    La Petite Marchande de Films

    Ciné super8

    ANDEC Filmtechnik

    Color City

    Collectif jeune Cinéma

    Girelle Production

    Il était un Truc

    Le poulailler

    Les films du tambour

    L'ESRA Côte d'Azur

    Les films du Grillon

    Loading Zone

    Hôtel Au Picardy

    Ambiances

    Ateliers Jeunes Cinéastes

    Le GREC

     

    L’équipe de Regard Indépendant

    Le bureau

    Vincent Jourdan, président

    Marion Quaranta, trésorière

    Antoine Banni, secrétaire

    Les membres

    Colette Arnaud

    Luc Bonnifay

    Frédéric Cencini

    Jean Noël Chelotti

    Emmanuel Desestré

    Philippe Frey

    Juliette Gal

    Jacques Ghiglione

    Éliane Guerrero

    Xavier Ladjointe

    Marie-France Leccia

    Teresa Maffeis

    Maxime Martins

    Sandy Masotti

    Guy Ouillon

    Justyna Ptak

    Nathalie Portas

    Cédric Scherer

    Technique

    Thomas Gauthier

    Cédric Vavernac

    Xavier Ladjointe

    Guy Ouillon

    L'équipe du Mercury

    L'équipe de la BMVR Louis Nucera

    Visuel et supports : Sandy Masotti, Justyna Ptak, Didier Balducci, Emmanuel Desestré, Luc Bonnifay et l'équipe de Regard Indépendant.

    Bande annonce : Justyna Ptak et l'équipe de Regard Indépendant

    Angelita Bossoletti

     

    Remerciements

    Pascal Gaymard, Nicolas Herry, Éric Nussbaum et l'équipe du Mercury

    Sacha Casadamont-Duval

    Laurent Trémeau

    Julien Bonavita

    Amélie Masciotta

    Stéphane Coda

    Claude Valenti

    Christine Cecconi

    Benjamin Meriaux

    Romuald Poretti

    Charbel Kamel

    Thierry Collard

    Pierre Medina

    Ed Sayers

    Michel-Antoine Chappuis

    Odile Chapel

    Anne Sachot

    Stéphanie Payan

    Patricia Kayadjanian

    Vladimir Nassyrkine

    Sophie Jourdan

    Christophe Camoirano

    Victor Gresard

    Jean-Pierre Bouyxou

    Les honorables membres du jury

    Les participants à la table ronde

  • Les Rencontres pratiques

    Tout ce que vous avez envie de savoir pour participer aux Rencontres (et que vous n’avez jamais osé demander).

    RENSEIGNEMENTS

    Vincent Jourdan, Président : Tél : 06 23 07 83 52
    Accréditations Presse et Blog : contact@regardindependant.com

    TARIFS

    La séance : tarif unique 4€
    Pass Rencontres 15 €
    Table ronde BMVR Louis Nucera : entrée libre.

    LIEUX

    BMVR Louis Nucera
    2, place Yves Klein 06300 Nice


    Le MERCURY :
    16 place Garibaldi 06300 Nice

    Retrouvez nous sur Facebook

  • "Satan bouche un coin" par Vincent Roussel

    Vincent Roussel, participant à la table ronde de vendredi 1er décembre, a accepté d'écrire un texte de présentation au court métrage tout à fait étonnant de Jean-pierre Bouyxou Satan bouche un coin que nous proposerons en ouverture des Rencontres jeudi 30 novembre. Une manière de le remettre dans son époque et son contexte et d'offrir un avant goût de l'ouvrage dont il nous entretiendra par la suite autour des collections de la Brigandine. Merci, Vincent. 

    En 2008, lorsque la revue Lunatique (n°78/79) lui consacre un numéro spécial, Jean-Pierre Bouyxou est présenté de la manière suivante : « anarchiste, acteur, chanteur, cinéaste, érudit, essayiste, héros de romans, iconoclaste, journaliste, romancier, scénariste... ». Ces multiples casquettes ne l’ont sans doute pas rendu célèbre aux yeux du grand public mais lui ont permis d’acquérir une véritable renommée chez ceux qui s’intéressent aux mouvements culturels marginaux, populaires, transgressifs ainsi qu’à l’insolite et au bizarre. Pour le dire en quelques mots très schématiques, Bouyxou est une véritable mémoire vivante d’une certaine « contre-culture ».

    Ses intérêts et domaines d’activité sont multiples. De 1978 à 1986, il tient quasiment seul les rênes de la revue Fascination où, à travers le prisme de l’érotisme, il peut s’intéresser aussi bien à la littérature de « second rayon » qu’au music-hall, à la bande-dessinée comme à la chanson paillarde, à l’art pompier comme au cinéma.

    Critique et historien du septième art, il défendra avec le même enthousiasme la plus obscure série Z et le plus pointu des films expérimentaux. En 1971, il consacre un magnifique ouvrage à La Science-fiction au cinéma et rédigera de nombreux articles et dossiers sur les territoires les plus méconnus du cinéma : le comique ringard d’Émile Couzinet, les « films de femmes en prison », la pornographie transgressive de José Benazeraf, l’épouvante britannique, etc. Son goût pour les images animées l’amènera à fréquenter les plateaux où il tâtera tous les métiers : acteur de complément (c’est lui qui incarne le docteur Orloff dans La Comtesse noire de Jess Franco), scénariste (notamment pour Les Raisins de la mort de Jean Rollin et quelques films pornographiques signés Michel Barny), dialoguiste pour Alain Payet sur un inénarrable Train spécial pour Hitler tourné pour le compte de la plus fauché des maisons de production : Eurociné et même compositeur de musique pour certaines œuvres expérimentales de Philippe Bordier.

    jean-pierre bouyxou,vincent roussel

    Assistant de Jean Rollin lorsque celui-ci doit, pour des raisons alimentaires, tourner des films pornos, il se voit proposer de mettre lui-même en scène des œuvres licencieuses. A toute vitesse (généralement en une journée), il boucle Amours collectives en 1976 et Entrez vite…vite, je mouille en 1978, deux films libertins qui se distinguent par un ton libertaire et rigolard assez éloigné de la routine du X traditionnel.

    Mais l’œuvre cinématographique de Bouyxou ne se limite pas à ces deux longs-métrages. En 1972, il vole un authentique film d’instruction militaire qu’il projette tel quel en l’intitulant Sortez vos culs de ma commode et en l’agrémentant d’un interminable générique farcesque. Un « ready made » cinématographique, en quelque sorte. Auparavant, dans la lignée d’un Norman McLaren, il aura signé Graphyty court-métrage expérimental et provocateur directement gratté sur pellicule.

    Satan bouche un coin date de 1968 et témoigne de la passion que Bouyxou porte à l’œuvre de l’artiste Pierre Molinier qui joue ici son propre rôle. A sa manière, ce film onirique, érotique et fétichiste représente la quintessence de ce que put être le cinéma underground franco-belge à la fin des années 60. En proposant des variations sur le thème du vampirisme, Bouyxou fait valser la grammaire cinématographique traditionnelle (plus de récit, de narration conventionnelle…) et nous propose une œuvre libre, résolument anticonformiste et totalement anarchiste.

    Pour la petite histoire, le film est coréalisé par Raphaël Marongiu, véritable « désaltère-égo » de Jean-Pierre Bouyxou avec qui il mènera de nombreux projets (films, livres, roman-photo…). On les voit d’ailleurs apparaître en anges bizarres dans La Fée sanguinaire de Roland Lethem. Avec Bouyxou, Marongiu participera également à l’une des aventures les plus singulières de l’histoire de la « littérature de gare ». En 1979, l’éditeur Henri Veyrier se voit proposer de lancer sur le marché une collection de polar érotique. Séduit par la manne financière que peut représenter ce filon, il charge une jeune directeur de collection - Jean-Claude Hache- de réunir des auteurs et de sortir 4 titres par mois. La collection s’appellera dans un premier temps le Bébé Noir avant de devenir La Brigandine après de multiples démêlés avec la censure. De 1979 à 1982, la collection alignera 128 romans aux titres en forme de calembours (Pour une poignée de taulards, La Peau lisse des nurses, La Rousse aux petits roberts, La Loque à terre…). Bouyxou et Marongiu, sous divers pseudonymes en signeront 30 qui se caractériseront tous par leur originalité, leurs références cinématographiques et leur liberté de ton. Car si les auteurs de la collection (où s’illustreront des gens comme le situationniste Raoul Vaneigem, le ronchon Alain Paucard, l’elficologue Pierre Dubois ou l’écrivain pour la jeunesse Yak Rivais) étaient tenus à un cahier des charges précis (30% d’érotisme explicite), tous échappèrent rapidement à la routine du polar de gare manufacturé pour proposer des récits irrigués par des idées libertaires.

    Qu’ils aient abordé le cinéma comme ici ou le roman populaire, Bouyxou et Marongiu sont restés fidèles à eux-mêmes : des amoureux d’une certaine culture populaire, capables d’en épouser les codes pour les dynamiter dans des œuvres transgressives et drôles, à mille lieux de tous les canons de la morale et du bon goût…

    Vincent Roussel alias le bon Dr Orlof

  • La bande annonce des Rencontres !


    Merci à Justyna Ptak pour la réalisation et à tous les participants.

  • Le grand soir du super 8 : collection 2017 sur le théme "Frontière"

    C'est le rendez-vous indispensable aux Rencontres, la présentation de notre collection annuelle de courts métrages en super 8 réalisés selon la technique du tourné-monté. Une cartouche de 15 mètres de film argentique, environ trois minutes de film. Le montage se fait au tournage et les pans sont filmés dans l'ordre sans possibilité de retour en arrière. La préparation, l'inspiration, l’inventivité sont de rigueur. Les erreurs seront dans le film terminé. La réalisatrice ou le réalisateur ne voient pas le résultat fini et vont le découvrir en compagnie de leur équipe et du public, lors de cette grande soirée du super 8. Les bandes son auront été préparées séparément ou vont être jouées dans la salle, en direct. La tension et l'excitation seront à leur comble. venez les partager avec nous.

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  • Programme autour de Girelle Production

    Samedi 2 décembre à 16h00 Cinéma Le Mercury

    Programme documentaire 2.

    Coup de projecteur sur Girelle Production, société de production Orléanaise en présence du producteur, Christophe Camoirano et du réalisateur Ludovic Vieuille.

    ludovic vieuille, Christophe Camoirano, production

    Deux cancres – Un film de Ludovic Vieuille – Montage Marine De Contes – Animations Denis Boisset – Production Christophe Camoirano pour Girelle Production – Documentaire – France – 59 min . 5 s.

    Soixante minutes, chaque jour. Avec Angelo, mon fils, c’est la durée moyenne que prennent les devoirs d’école. Les semaines, les mois, les années se suivent, rythmés immanquablement par cette heure passée ensemble. L’angoisse de l’échec scolaire face à l’enthousiasme d’apprendre. Une heure, une bataille.

    ludovic vieuille, Christophe Camoirano, production

  • Programme documentaire

    Samedi 2 décembre à 14h00 Cinéma Le Mercury (16 Place Garibaldi 06300 Nice)

    Production régionale : programme documentaires

    Yeux, cœur, main – Il était un Truc, Amélie Masciotta et Claude Valenti / École spécialisée du Château – Musique : Benoît Seyrat – 2017 - 11 min. 20s.

    Film photographique librement adapté d’une nouvelle de Thierry Lenain, Loin des yeux, près du cœur. Gloria et Mattéo se donnent la main. Lui qui est aveugle, il lui apprend à écouter le pas des gens, le chant des oiseaux. Elle qui est noire, lui enseigne les couleurs…

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    La porte est ouverte – Un film de Mathilde Faisant – Réalisé dans la cadre du Master Réalisation de documentaires et valorisation des archives de Bordeaux Montaigne – 2016 – 28 min.

    Ouvrir sa porte est un geste comme un autre, assez anodin et quotidien. Mais que réside-t-il vraiment dans ce simple geste ?

    En septembre 2015, face au « flux de migrants », la France déclare qu’elle accueillera 24 000 demandeurs d’asile au cours des deux prochaines années. En parallèle, certaines familles ont décidé d’ouvrir leur porte à ces personnes, dans le besoin, souhaitant construire un futur en France. Par le biais d’associations, les familles veulent aider, à leur échelle, avec ce qu’elles possèdent, c’est à dire un toit. C’est le témoignage d’un partage et d’un acte solidaire, mais surtout l’histoire d’un pas vers l’autre.

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    Mémoires via ligne 16 – Un film de CASA D’OC – Production de Ligne16 / Le Hublot - Scénario : Les Web reporters de Ligne16 & CASA D’OC - Musique originale de Frédéric Piraino et Johanna Prevet – France – Documentaire – 29 min.

    « Mémoires via Ligne 16 » trace le chemin qui relie les quartiers de Bon Voyage, des Liserons, de l’Ariane et des Abattoirs. Chaque arrêt nous raconte un petit bout d’histoire encore palpable qui ravive les mémoires et en enrichisse d’autres. Ce documentaire tente de mettre en lumière cette partie de Nice si souvent mise à l’écart et de restituer cette aventure humaine.

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  • Programme films argentiques

    Vendredi 1er décembre à 21h45 Cinéma Le Mercury

    Programme de films argentiques

    NEUneuschwanstein – Un film d’Emmanuel Desestré d’après le film Schloss Neuschwanstein édité par Dia Verlag – Bande son : Emmanuel Desestré – 19 mètres – Super 8 couleur et procédés divers.

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    L’atelier de développement super 8 de Regard Indépendant – Super 8 – 10 minutes.

    Avec la participation de Marie-France Leccia, Amélie Masciotta, Claude Valenti, Sandy Masotti, Vincent Jourdan, Antoine Banni, Armande Jourdan-Fille, Adrien Jourdan-Fille, Pierre-Remy Pichon, Justyna Ptak, Jean-Nöel Chelotti et Colette Arnaud.

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    Hypertable – essai sur l’amitié – Un film de Filippo Filliger – Suisse – Documentaire - 20 min.

    J’ai demandé à mes amis de me faire don d’un peu de temps et d’un objet pour que nous puissions comprendre ensemble ce qui nous lie. Et par fragments, l’archipel de l’amitié émerge des images est des sons que nous avons conçus.

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    Little Red – Un film de Ben Barton – 5 min. - Avec Jennifer Harris.

    « If you go down to the woods today you’re sure of a big surprise. If you go down to the woods today, you’d better go in disguise... »

    Une ré-imagination expérimentale du petit chaperon rouge, ce collage visuel contient des éléments de contes de fée et d’horreur pour révéler quelque chose d’inattendu tapis dans la forêt.

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    Stella erratica – Un film de Ben Barton – Angleterre – 2017 – Super 8 – 9 min.

    Une planète désolée. Mais est-il vraiment seul ? Cette science-fiction lo-fi, tourné sur film super 8, trace un voyage à travers l’espace vers un autre monde. Bien que les monstres se trouvent beaucoup plus près de chez eux... Les accessoires du film ont également été utilisés par l’équipe de production de David Bowie pour son avant-dernier clip, Blackstar.

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    Ici rien – Un film de Daphné Hérétakis – France – Grèce Documentaire – 2011 – 30 min.

    Un tournage commencé en septembre 2008, à Exarhia, haut-lieu de la contestation athénienne. Pendant mes aller-retour Paris-Athènes jusqu’en avril 2011, la situation politique de la Grèce n’a cessé d’évoluer. Le film est devenu la toile sur laquelle les témoignages se sont finalement posés, composant ainsi le paysage morcelé d’un pays en crise.

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  • Programme de courts métrages régionaux

    Vendredi 1er décembre à 20h00 Cinéma Le Mercury

    Programmation régionale : courts métrages.

    Appel d’urgence – Un film de Raphaël Biss – Musique : Athena Campanella et Coralie Amato – 2017 – 14 min. 14 s.

    Avec : David Faure et Annaig Briand.

    Après être tombé en panne sur une route de montagne, Sébastien tombe subitement amoureux de la voix qui se cache derrière la borne d’appel d’urgence.

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    Be be be – Un film de de Ana-Maria Cojanu – Image : Ronan Boudier – Son : Emmanuelle Villard – Montage : Tuong Vi Nguyen Long – Musique : Jean-Baptiste Cognet, Théo Vialy, Maël Gayaud – France – 2016 – 19 min. 57 s.

    Scénario d’Ana-Maria Cojanu réécrit dans l’atelier du Grec en PACA à St-Rémy-de-Provence en 2015.

    Avec Louka Petit-Taborelli.

    Gibran est chanteur et musicien. La mort de son père déclenche un traumatisme le menant au bégaiement. Cet état le plonge dans le mutisme et le repli. Sa sensibilité aux sons environnants est alors accrue et le submerge jusqu’à suffocation. La recherche du silence lui permettra de renaître enfin.

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    Une fleur à l’horizon – Un film de Mathieu Wassik – Images : Stéphane Poupinet - Son : Baptiste Geffroy – Musique : « Mr Thousand » et « Toaster Club » – 2016 – 24 min. 59 s.

    Avec Claire Philippe et François-Dominique Blin.

    Au volant de son cabriolet, François recueille en stop la jeune Léa. Ensemble, en musique, ils se dirigent vers l’horizon. Onirique, initiatique, leur voyage les rapproche et leur offre, avec la mer, l’espoir d’une consolation possible.

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    Bawan – Un film de Zouhair Chebbale – Image : Eric Devin - Son : Martin Sadoux - Production : Les Films du Tambour (Marie Legrand et Rani Massalha) – France – 2017 – 21 min.

    Avec : Breshna Bahar, Hamidreza Javdan et Laëtitia Lalle Bi Bénie.

    Bawan est réfugiée. Elle a quitté l’Afghanistan il y a peu et a emménagé en France, à Strasbourg, avec sa famille. Alors qu’elle tente tant bien que mal de s’intégrer, sa fille Baran commence à fréquenter Chékéné, un garçon du quartier…

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  • Table ronde : ecrire sur le cinéma

    Bibliothèque Louis Nucera, auditorium

    Vendredi 1er décembre 2017 – 17h00 - Entrée libre

    Table ronde - Écrire sur le cinéma

    De l’écriture en ligne à l’écriture papier, histoires d’un aller-retour.

    Comment et pourquoi écrire sur le cinéma aujourd'hui, quand cet art subit de profondes mutations et que les supports de la réflexion, de la critique et du débat ont de multiples visages ?

    A l'occasion des 19es Rencontres Cinéma et Vidéo à Nice, l'association Regard Indépendant propose une réflexion autour de l'écriture cinéphile aujourd'hui. L'émergence des blogs au milieu des années 2000 a suscité de nouvelles pratiques, nourries des nouveaux outils numériques et des possibilités inédites de mise en réseau. Une écriture plus libre, plus variée, plus interactive, prolongeant à sa façon les fanzines et les revues, est née.

    Il y a dix ans, nous réunissions quatre cinéphiles qui s'exprimaient en créant des blogs alors en plein essor. Dix ans plus tard, les débats se sont déplacés sur les réseaux sociaux mais les expériences en ligne ont débouché sur des formes plus traditionnelles, le livre et la revue papier pour participer à un renouveau de la critique et de l'étude cinéphile. La table ronde réunit six intervenants ayant vécu cette double expérience, s'appuyant sur leur parcours et leur actualité.

    Cette actualité est une belle occasion d'évoquer avec le public la manière dont on peut écrire aujourd'hui sur le septième art. Comment l'on joue de ces différents supports pour mieux faire partager une certaine idée du cinéma et de celles et ceux qui le font.

    Avec :

    Eric Escofier, écrivain-journaliste, organisateur de festivals, réalisateur, éditeur, il prépare la sortie de « Horror Monster Cult » en six volumes, consacré aux films fantastiques.

    Clara Laurent, frédérique gosnik, edouard sivière, Vincent Roussel, Vincent Jourdan, Joachilm Lepastier, Table ronden, Cinéphilie

    Frédérique Gosnik, Cinéphage obsessionnelle, rédactrice-graphiste presse, elle a créé le blog "Les nuits du chasseur de films" en 2008 et est des plus active sur les réseaux sociaux.

    Clara Laurent, frédérique gosnik, edouard sivière, Vincent Roussel, Vincent Jourdan, Joachilm Lepastier, Table ronden, Cinéphilie

    Clara Laurent, chargée de production dans l’audiovisuel et chef de projet dans l’édition vidéo, enseignante, journaliste, écrivaine, « Danielle Darrieux, une femme moderne » (Éditions Hors collection, avril 2017) est son premier livre.

    Clara Laurent, frédérique gosnik, edouard sivière, Vincent Roussel, Vincent Jourdan, Joachilm Lepastier, Table ronden, Cinéphilie

    Joachim Lepastier, créateur du blog "365 jours ouvrables", conférencier, enseignant, il est journaliste aux Cahiers du Cinéma depuis 2009.

    Clara Laurent, frédérique gosnik, edouard sivière, Vincent Roussel, Vincent Jourdan, Joachilm Lepastier, Table ronden, Cinéphilie

    Vincent Roussel, passionné par le cinéma et la littérature, tient depuis plus de 10 ans un blog "Le journal cinéma du docteur Orlof", chroniqueur, préfacier, « La Brigandine, les dessous d’une collection » (Éditions Artus Films) est son premier livre.

    Clara Laurent, frédérique gosnik, edouard sivière, Vincent Roussel, Vincent Jourdan, Joachilm Lepastier, Table ronden, Cinéphilie

    Édouard Sivière, cinéphile amateur, créateur du blog cinéma "Nightswimming", chroniqueur, amateur d'expériences collectives sur Internet, il publie en 2017 son premier livre, « L’Esprit Positif » (Éditions Eurédit) consacré à la fameuse revue.

    Clara Laurent, frédérique gosnik, edouard sivière, Vincent Roussel, Vincent Jourdan, Joachilm Lepastier, Table ronden, Cinéphilie

    Débat animé par Vincent Jourdan, président de Regard Indépendant, créateur du blog Inisfree, qui prépare la sortie début 2018 du premier livre français consacré au cinéaste Sergio Corbucci aux éditions Lettmotif.

  • Films d'écoles et d'ateliers

    Vendredi 1er décembre à 14h30 Cinéma Le Mercury (16 Place Garibaldi 06300 Nice)

    Films d’écoles et d’ateliers

    Sélection Il était un truc

    Ré-Animation ! – Un film d’Il était un Truc – Musique : Maxime Matray – 2 min.

    Condensé chorégraphié animé grâce à la technique de la Rotoscopie, une des branches du cinéma d’animation en 2D, de l’histoire du Twist emprunté au court-métrage Twist de Alexia Walther et Maxime Matray, (Suisse|France, 2006, 16 mm, 11’), réalisé dans le cadre de l’événement Éclairage Public au 109.

    Presqu’île(s) – Un film d’Il était un Truc, Stéphane Coda, Amélie Masciotta, Benoît Seyrat / Lycée Apollinaire (Nice) – Scénario : Amélie Masciotta – Musique : Benoît Seyrat – 4 min.

    Réalisation audio et visuelle dans le cadre du Prix Littéraire PACA.

    Portraits d’eux morcelés au travers de personnages littéraires rencontrés et convoqués…

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    Figure(s) – Un film d’Il était un Truc, Stéphane Coda, Caroline Duval, Ludovic Jeanjean, Amélie Masciotta,

    Claude Valenti / Lycée Estienne d’Orves (Nice) – musique : Benoît Seyrat – 13 min. 30s.

    Autobiographie déguisée, une rime cinématographique à 360°…, eux avec plein de costumes. Ils sont les liens entre tous ces personnages. Ils ont leurs mimiques, leurs émotions.

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    Films d’ateliers encadrés par l’association Héliotrope

    Évasion – Lycée Jules Ferry Cannes classe de 2de – Intervenants artistiques : Mathilde Rebullida, Tessa Bertini, Laurent Tremeau, Julien Bonavita, Tiago Andrade, Marie de Boysson – Enseignants référents : Lydie Meudre, Pascale Pougeault – 2017 – 5 min. 07 s.

    Estelle se retrouve enfermée dans la bibliothèque de son lycée. Elle doit trouver une solution pour s’échapper.

    Il arrive que les décors s’écroulent – Lycée Alexis de Tocqueville (Grasse) classe de 1re L – Intervenants artistiques : Ben Walter, Sacha Casadamont-Duval, Amélie Gentilella, Tiago Andrade, Mathilde Rebullida – Enseignants référents : Isabelle Zigmann et Laurence Barlier – 2016/2017 – 9 min. 47s.

    Court métrage documentaire faisant écho à l’événement survenu le 16 mars 2017 au Lycée Tocqueville.

    Sans rendez-vous – Un film réalisé dans le cadre d’un atelier de réalisation mené à la Villa Arson – Structure

    associée : Pôle Emploi Nice Centre avec le concours de Sophie Coves, conseillère – Intervenants artistiques :

    Mathilde Rebullida et Ben Walter.

    Cinq adultes quinquagénaires anonymes se retrouvent chaque jour dans une salle d’attente vide.

    Tous attendent une réponse qui ne vient pas. L’un d’entre eux abandonne et quitte la pièce. La parole se libère, le débat s’installe. Quelle sera la meilleure réponse à cette attente ?

    Programme ESRA Côte d’Azur.

    Au-delà du mur – Un film de Blandine Mocaër-Kappler – Production : ESRA Côte d’Azur – Animation –

    2017 – 5 min.

    Le soleil des nuits blanches – Un film de Akaki Popkhadze – Production Wolfim et ESRA Côte d’Azur –

    Fiction seconde année - 2017 – 12 min. Avec Florent Hill, Maeva Massabo, Romain Majdekomai, Jérémy Jacomet et Caroline Fay.

    Alexandre, 22 ans, cocaïnomane et endetté, vit avec sa mère et sa petite sœur dans un appartement de fortune. Alors que sa mère est sortie pour la journée, Alex doit s’occuper de sa soeur Anne. Il lui a promis de l’emmener au Cinéma, mais avant ça, il va l’emmener avec lui chez son “dealer”. Anne va malgré elle subir l’addiction de son frère…

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    Quand vint l’aurore – Un film de Lucas Di Nuzzo – Production ESRA Côte d’Azur – Fiction troisième année – 2017 – 17 min.

    Avec : Rufus, Marianne Borgo, Eric Ménager et Jérôme Decamus.

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  • Satan bouche un coin par Jean-Pierre Bouyxou

    Quelques extraits d’un texte écrit par Jean-Pierre Bouyxou pour un programme en 2010 à la Cinematek de Bruxelles, et qui résume bien la volonté de ces différents cinéastes, pour qui le terme irrévérencieux est encore trop sage :

    « Commencé à l’automne 1967 à Paris, achevé l’hiver suivant à Bordeaux, Satan bouche un coin était, à l’origine, démuni de générique. Il fut décidé de lui en adjoindre un vers la fin de l’année 1968, à Bruxelles. (…) il a suffi de ce générique bruxellois pour donner au film tout entier, jusqu’alors 100% français, un petit parfum de belgitude (…). Ce film s’est fait de bric et de broc. On filmait chaque fois qu’il y avait assez d’argent pour acheter un bout de pellicule. Au total, trois bobines, de trois minutes et demie chacune, ont été utilisées. Ce film sans production et sans scénario était aussi un film sans foi ni loi, qui ignorait délibérement toutes les règles : celles du langage cinématographique, celles de la narration, celles de la logique, celles du bon goût, celles de la morale. Comme Lethem, comme Godin, comme une poignée d’autres, qui constituèrent ce que l’on peut considérer comme « l’underground » belge des années 60-70, nous étions en rupture totale avec toute forme d’académisme, de commercialisme, de oui-ouisme. Nous n’étions pas seulement irrévérencieux (…) Nous étions sales, grossiers, teigneux, offensifs, anars. A travers le cinéma dont nous malmenions les codes, c’est sur tout un système culturel, social et politique (celui-là même qui perdure aujourd’hui) que nous dégueulions de toutes nos tripes, de toutes nos caméras. »

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  • La soirée d'ouverture

    Jeudi 30 novembre à 20h00 Cinéma Le Mercury (16 Place Garibaldi 06300 Nice)

    Soirée d’ouverture

    Les Straight 8 « Crème de Cannes » - Courts métrages en super 8 tourné monté, versions numériques - 25 min.

    Hard coffee – Un film de The forest of black (Glasgow, UK)

    Le flic au bois dormant – Un film de Michel-Antoine Chappuis (Neuchâtel, Suisse)

    Locked-in – Un film de Aleksandar Nikolic et Fotina Papatheodorou (Londres, UK)

    Perversion – Un film de Chelsy Mitchell et Rebecca Louise Tiernan (New-York, USA)

    RSVP – Un film de Hilary Westlake (Londres, UK)

    The homestretch – Un film de Gunnar Hansen et Meinert Hansen (Montreal, Canada)

    Threshold – Un film de Philipp Peißen (Essen, Allemagne)

    Touch – Poppy Baines (Bath, UK)

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    Satan bouche un coin – Un film de Jean-Pierre Bouyxou et Raphaël Marongiu – Scénario de Jean-Pierre Bouyxou – Photographie de Jean-Pierre Bouyxou, Raphaël Marongiu et Loïc Picard – Montage de Jean-Pierre Bouyxou – France – Fiction – 1968 – 12 min.

    Avec Pierre Molinier, Etienne O’Leary, Janine Delannoy, Michèle Giraud, Anne-Marie, Muriel Rulier, Loïc Picard, Jean-Bernard Désobeau, Philipe Bordier, Noël Godin, Nadja Gohrr, Jean-Claude Vaucheret.

    « En 1968, Jérôme Fandor, sous le pseudonyme de Jean-Pierre Bouyxou, retrouva la trace de Fantômas. Le maître de l’effroi, résidant 7 rue des Faussets à Bordeaux, se faisait appeler Pierre Molinier, peintre et photographe, et menait, dit-on, une vie scandaleuse. Fantômas avait compris que la plus grande subversion résidait dans le travesti lui-même, jusqu’à faire de son corps un crime contre la morale et les lois de la nature. Qui est Pierre Molinier ? À la fois Fantômas et Musidora, une face de vieux kroumir et une jolie pépée, Bela Lugosi et Ed Wood Jr., Docteur Jekyll et Sister Hyde, Hans Bellmer et la Poupée. »

    Stéphane du Mesnildot (Bref n° 69, novembre-décembre 2005)

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    Basja underground – Un film de Julien Doigny – Scénario : Julien Doigny et Pauline Piris-Nury – Musique : Benoît Richard – Production : Atelier jeunes Cinéastes – Belgique – 2017 – 21 min. 30 s. – Tourné en super 8.

    Une adolescente, dont je fus le baby-sitter.

    Une ville, que j’aimais tant, où je cherche une raison d’être.

    Une muse, partie avec le temps que j’aimerais à tout jamais ralentir, malgré son écoulement inéluctable, sa fuite tragique.

    Une tentative pour trouver du sens en reliant ces trois-là.

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    Ciné-concert de Geoffrey Boulier et Emmanuelle Nègre

    Geoffrey Boulier est musicien multi-instrumentiste et autodidacte, il fait partie de plusieurs groupes dont les influences vont de la pop au fuzz rock en passant par le rock psychédélique. Emmanuelle Nègre est artiste diplômée de la Villa Arson. Son travail est expérimental et questionne l’image en mouvement sous forme d’installations mêlant les techniques analogiques et numériques. Ensemble, ils combinent image et son pour livrer un ciné-concert envoûtant et hypnotique. Un véritable hommage au spectacle de fantasmagorie et à la musique psychédélique.

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    Photographie : Florian Folco