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  • La rentrée de l'atelier de scénario

    C'est la rentrée le jeudi 6 octobre ! REGARDindépendant en association avec Héliotrope vous propose de retrouver ou de découvrir l'atelier d'initiation à l'écriture de scénario de court métrage au CEDAC de Cimiez.


    Cet atelier est destiné à tous ceux qui souhaitent aborder la création cinématographique par la découverte du monde du court métrage et l’initiation à l’écriture. Il est structuré en deux axes :


    Une Partie pédagogique avec initiation pratique aux techniques de base de présentation et de rédaction d’un scénario de court métrage en s’appuyant sur des exemples concrets. Cette partie comprend aussi une découverte du monde du court métrage en France avec des projections de films.


    Une partie pratique organisée autour d'exercices ludiques autour de l’écriture : rédaction de synopsis, initiation aux dialogues, analyses de films... Première nouveauté par rapport à l'année passée, il n'y aura pas d'obligation de travail sur un scénario tout au long de l'année.


    Seconde nouveauté, le travail et le suivi des projets pourra s'effectuer à travers un blog sécurisé ouvert pour l'occasion.


    L'atelier sera animé par Vincent JOURDAN, Président de l’association REGARD Indépendant et Laurent TREMEAU, coordinateur de l’association Héliotrope. La fréquence en sera mensuelle : le jeudi de 19 h à 21 h 30 d’octobre à juin.


    Dates du premier trimestre :

    6 octobre

    10 novembre

    15 décembre


    Les inscriptions se font directement au CEDAC de Cimiez.


    Pour en savoir plus : téléchargez le dépliant ou contactez nos associations :


    REGARDindépendant : 04.93.62.12.84

    Héliotrope : 04.93.13.97.65

  • Droits d'auteur : un (nouveau) texte dangereux

    Une information parue sur le site Framasoft (licence Verbatim) que je vous livre telle quelle. Ceux qui me lisent régulièrement connaissent mon intérêt pour ces histoires de droit d'auteur. A cette lecture, vous comprendrez pourquoi mon sang n'a fait qu'un tour !

    La société de l’information ne permettra une meilleure diffusion du savoir et de la culture que si un équilibre est respecté entre les droits légitimes des auteurs et des producteurs et ceux, non moins légitimes, des citoyens et des usagers.


    Communiqué de presse EUCD.INFO


    Paris, le 27 septembre 2005. Le site de l’Assemblée Nationale confirme que le gouvernement a déclaré l’urgence sur le projet de loi sur le droit d’auteur et les droits voisins dans la société de l’information (DADVSI). [1] L’initiative EUCD.INFO dénonce une tentative de passage en force d’un texte inacceptable et appelle le public à se mobiliser d’urgence.

     

     

    En effet, si il est adopté en l’état, le projet de loi DADVSI :

    • transformera des millions de consommateurs honnêtes en délinquants (trois ans de prison et 300 000 euros d’amende prévus en cas de copie privée vers un support non autorisé par les titulaires de droits, par exemple un baladeur MP3) ;
    • divisera la société de l’information entre les ayant-accès à la culture numérisée et les autres puisque introduisant un nouveau droit dans le Code de la Propriété Intellectuelle : celui d’autoriser ou d’interdire l’accès à une oeuvre via la technique ;
    • menace la mission des bibliothèques et l’avenir du domaine public en ne prévoyant aucune disposition visant à libérer l’oeuvre du contrôle technique une fois les droits patrimoniaux épuisés ;
    • favorise les ententes illicites, les abus de position dominante et la vente liée en permettant aux producteurs de disques et de films d’imposer au public les outils permettant d’accéder aux oeuvres qu’ils produisent ( comme si un éditeur de livres pouvait imposer une marque de lunettes pour lire les livres qu’il fait imprimer) ;
    • va à l’encontre de certaines dispositions de la loi Informatique et Libertés car interdisant de facto aux citoyens d’exercer leur droit au contrôle des données personnelles ;
    • propose de censurer, au nom du droit d’auteur, les auteurs de logiciels libres et ce bien que leur travail soit reconnu par l’UNESCO comme Trésor du monde, et par la Commission de l’Économie Générale, des Finance et du Plan, comme la seule alternative susceptible de permettre à la France et à l’Europe de retrouver son indépendance technologique. [2]

    Les associations de consommateurs, de familles, d’internautes, d’auteurs et d’utilisateurs de logiciels libres, des société de gestion collective représentant plus de vingt cinq mille artistes, des syndicats de musiciens, des représentants d’enseignants et de bibliothécaires dénoncent d’ailleurs régulièrement un texte extrémiste, discriminatoire et répressif qui ne sert que les interêts d’une poignée de multinationales aux dépends de l’interêt général. [3]

    L’initiative EUCD.INFO rappelle de plus que le projet de loi DADVSI transpose une directive européenne (l’EUCD) dont les effets sont tels que la Commission Européenne en arrive à ne pas respecter ses obligations pour mieux les masquer. Conformément à l’article 12 de la directive EUCD, la Commission aurait en effet dû publier "au plus tard le 22 décembre 2004" un rapport sur les effets de la directive dans les pays l’ayant déjà transposé. Mais elle ne l’a pas fait tant il est désormais évident, y compris pour certains responsables européens, que la directive entraîne une hausse artificielle du prix des oeuvres, et menace la libre concurrence sur le marché du logiciel. [4]

    L’argument utilisé par le gouvernement pour justifier l’urgence (retard dans la transposition de la directive) est donc fallacieux. On voit mal comment la Commission pourrait poursuivre la France pour non-respect de ses obligations dans la mesure où elle même fait fi des siennes pour mieux masquer les effets d’un texte arraché aux parlementaire européens en 2001, [5] et qui, par ailleurs, pourrait être retoqué par la Cour de Justice des Communautés Européennes tant il va à l’encontre de ses objectifs d’harmonisation. [6]

    Le passage en urgence n’a dès lors qu’une seule justification possible : à l’approche des élections et au milieu du tumulte social annoncé, faire passer un texte inacceptable le plus vite possible en espérant que les électeurs auront la mémoire courte. Inutile de dire que les membres d’EUCD.INFO sauront eux rappeller le moment venu les faits et gestes de chacun, et notamment des élus de la majorité qui resteraient silencieux.

    Tout élu normalement constitué devrait s’élever contre cette tentative de passage en urgence. Le projet de loi DADVSI a en fait pour objectif de permettre à la France de ratifier deux traités internationaux négociés il y a dix ans à l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle, organisation dont le fonctionnement peu démocratique et les productions sont de plus en plus contestées. Prétexter comme va sans doute le faire le gouvernement que le projet de loi DADVSI est un projet de loi technique et mineur n’a donc aucun sens.

    Dans un premier temps, l’intiative EUCD.INFO demande donc aux citoyens de téléphoner ou d’écrire immédiatement au ministre de la Culture pour lui demander de retirer promptement sa demande d’urgence (cabinet du ministre : 01 40 15 80 00). Elle invite également les citoyens à téléphoner ou écrire à leurs députés pour leur demander de dénoncer publiquement la grossière manoeuvre du gouvernement. [7]

    [1] Dossier législatif sur le DADVSI (http://www.assemblee-nationale.fr/1...)

    [2] Lettre ouverte au député Christian Vanneste (http://eucd.info/lettre-vanneste.pdf)

    [3] Organisations contestant le contenu du projet de loi : ABF, ADAMI, AFUL, APRIL, CLCV, FNS, FSF-France, Ligue de l’Enseignement, ODEBI, SAIF, SAMUP, SNAP CGT, SNM FO, SPEDIDAM, UFC, UNAF

    [4] Analyse des propos du chef d’unité "Droit d’auteur et économie de la Connaissance" de la Commission Européenne (http://eucd.info/com-2005-07-19.fr....)

    [5] Rappel sur l’origine de la directive EUCD (http://eucd.info/com-2005-07-19.fr....)

    [6] Why the copyright directive is unimportant and possibly invalid (http://www.ivir.nl/publications/hug...)

    [7] Téléphones et adresses des députés (http://www.assemblee-nationale.fr/1...)

  • La rentrée d'Héliotrope

    L'association Héliotrope fait sa rentée, elle aussi, remontée à bloc après le succès du Festival du Court Métrage en avril. Le site fait peau neuve et le blog repart de plus belle.

    En préliminaire : un Apéro le mardi 20 septembre à partir de 18h00 à leur local rue Penchenatti.

     

    Le 22 Septembre, Héliotrope vous donne rendez vous au Théâtre de la Photographie et de l'Image de Nice pour "La Photo en mouvement" spécial Brésil. Une sélection de courts métrages dont le formidable L'Ile Aux Fleurs de Jorge Furtado.

     

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    Suivra une opération menée en partenariat : la réouverture de l'atelier d'initiation à l'écriture de scénario de courts métrages au CEDAC de Cimiez. Pleins de nouveautés que je vous présente dès la semaine prochaine.


    Du 17 au 26 octobre, Héliotrope se fera itinérante pour promener un excellent programme de films d'animation en 16 mm dans le haut et moyen pays. Cette programmation sera liée à la fête du cinéma d'animation, manifestation nationale. Elle trouvera son point d'orgue par l'unique diffusion niçoise, le mercredi 26 octobre, au Théâtre Trimages, dans le cadre de la carte blanche qui leur est proposée au sein des 7e Rencontres Cinéma et Vidéo.


    Bonne rentrée à toute l'équipe et à mardi.

  • Une lettre du ministre

    Nous avons reçu, du cabinet du ministère de l'emploi, de la cohésion sociale et du logement une lettre qui commence comme ça :

    Vous qui êtes gestionnaire ou Président d'association, [...], merci de votre engagement pour l'emploi qui vous a fait recruter dans le passé des personnes sous contrat aidé, des contrats emploi solidarité, mais aussi des contrats emploi consolidés ou des emplois jeunes.

    [...]

    Le contrat d'avenir tire les conséquences des expériences passées, pour chaque fois intégrer le meilleur des dispositifs que vous avez connu.

    Et ça se termine comme ça :

    Nous réussirons ensemble car nous partageons la conviction que nous pouvons servir l'emploi et ceux qui en ont besoin, notre pays et sa cohésion

    Ensemble nous pouvons le faire

    Jean Louis Borloo.

    Forcément, recevoir une telle lettre quand on a tellement de difficultés que l'on est en train de renoncer à la partie professionnelle de l'association, que l'on demande à interrompre un dispositif de poste aidé (dispositif régional il est vrai), c'est un petit peu difficile. Je repense à cette tribune parue dans Libération que je vous avait mise en lien, et je me dis que le problème, ce n'est pas tellement les emplois aidés, emplois précaires de toutes façon, emplois qui sont difficiles à tenir tant pour l'association qui emploie que pour le salarié, que la reconnaissance et les moyens mis dans le travail associatif lui même.

    Nous en parlions en mai avec le responsable du festival de Caen. Il ne fonctionne qu'avec des bénévoles. Outre les difficultés administratives qui se posent lors d'une embauche, il y a la nécessité d'avoir un fonctionnement solide, un local correct obéissant aux règles de sécurité et de droit du travail, ce qui a un coût. Un coût qui n'est pas pris en compte dans les dispositifs actuels. Il y aurait aussi la nécessité d'une trésorerie solide, chose exceptionnelle dans le milieu associatif. Cela éviterait de passer son temps à se demander comment boucler les fins de mois. Et puis, il y a le fait de faire cohabiter au sein de l'association un salarié et les bénévoles. Pas facile pour une association qui se lance dans l'aventure. Quels bénévoles acceptent de se coltiner avec les impératifs et les responsabilités d'un tel engagement ?

    Tel que je le vois aujourd'hui, à la lumière de nos expériences douloureuses, la cohésion dont parle le ministre, elle n'est pas tant dans l'inscription d'un salarié dans le projet de l'association que dans l'inscription du projet de l'association dans une politique plus large des pouvoirs publics en faveur du sport, de la culture, de l'éducation, du social, de ce que l'on voudra.

    A quoi bon aider à la création de postes si l'on ne donne pas le moyen des actions ? Si l'on ne soutien pas le fonctionnement ? Si l'on encourage pas le développement ? Si ce n'est pas un véritable partenariat qui fait fonctionner les associations et les directions sectorielles ? Si ce n'est pas une volonté commune d'action dans tel ou tel secteur ? Les associations ne sont elles qu'un moyen commode de caser des personnes pour faire baisser les chiffres du chômage ? C'est une question.