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  • Voeux

    Belle et bonne année 2006 à tous et toutes : membres, partenaires, amis et visiteurs.

     

    Je vous rapelle les rendez vous de la rentrée :

    • Le 5 janvier, rentrée de l'atelier d'initiation à l'écriture de scénario au CEDAC de Cimiez à 19h00 
    • Le 6 janvier, assemblée générale au Relais des Associations à 19h00
    • Le 10 janvier, apéro Héliotrope
    • Le 12 janvier, soirée super8 et musique en collaboration avec la Source.

     

    Jolie rentrée !   

  • Cinéma Mercury : le CINEAC s'exprime

    Après l'achat du MERCURY par le Conseil Général des Alpes Maritimes

     

    COMMUNIQUÉ DU CINEAC

    (Collectif Interurbain pour une Nouvelle Expansion des Activités Cinématographiques)


    Nous, associations cinéphiliques réunies au sein du CINEAC *, prenons acte de la vente du cinéma d'Art et Essai MERCURY situé Place Garibaldi à Nice et de son rachat par le CONSEIL GENERAL des Alpes-Maritimes.


    Le CINEAC s'est créé il y a trois ans avec pour objectif d'obtenir un lieu de diffusion associatif unique qui unifierait toutes les forces et le savoir-faire de nos associations aujourd'hui "éclatées" sur divers espaces (Rialto, Mercury, Espace Magnan, Théâtre Trimages, Auditorium du MAMAC, etc.).


    Nous exprimons notre satisfaction de voir ce lieu, où plusieurs d'entre-nous ont tenu ou tiennent encore leurs activités, demeurer dans le champ cinématographique. Nous notons également l'engagement dans cette affaire d'une collectivité publique et sa décision d'y maintenir une activité de type Art et Essai. L'ambition du Conseil Général d'établir " un projet culturel en faveur du cinéma et des films d'auteurs dans l'esprit de la programmation présentée chaque année (au Festival de Cannes) [et] élaboré en partenariat avec le milieu associatif qui intervient en matière de formation, de création, de production et de diffusion cinématographique" retient tout particulièrement notre attention, tout comme l'affirmation selon laquelle "L'objectif est de maintenir une activité cinématographique dans un lieu convivial avec une politique tarifaire attractive et un programme d'accompagnement (débat, rencontres avec les acteurs et les réalisateurs, projections de films méconnus, courts-métrages)."

    Ce pré-projet programmatique recoupe en effet et en tout point les activités déjà existantes de nos associations dont la qualité du travail est reconnue par tous les observateurs de la vie cinématographique niçoise.


    Le pré-projet du Conseil Général, tel qu'il est énoncé dans sa volonté de rendre partenaire le tissu associatif niçois, doit bien entendu être mieux précisé et détaillé. Nos associations entendent, au sein de leur Collectif CINEAC, peser de tout leur poids dans l'élaboration dudit projet et se posent d'ores et déjà candidates à devenir force motrice et essentielle de l'activité du futur Mercury. Dans cet esprit et pour mieux exposer notre propre projet, le CINEAC va demander à être reçu par Monsieur Didier Rochette, Directeur de la Culture du Conseil Général des Alpes-Maritimes.


    * CINEAC se compose des structures suivantes :

    REGARD INDEPENDANT : Soutien à la production régionale émergente.

    HELIOTROPE : Promotion et diffusion du Court-métrage.

    CINEMA SANS FRONTIERES : Ouverture sur le cinéma d'auteur du monde entier.

    ESPACE DE COMMUNICATION LUSOPHONE : promotion et diffusion du cinéma lusophone.

    ADN : Du cinéma comme outil de réflexion sur la société.

    LO PEOLH CINEMA : diffusion cinématographique itinérante.

    SOUS L'OLIVIER EXACTEMENT : Etudes du patrimoine et des cultures méditerranéennes


  • Aller plus loin - Droit d'Auteur

    Suite à cette dépêche de l'AFP, je vous propose quelques éléments supplémentaires pour se faire une idée de ce qui se joue autour des discussions, visiblement pleines de fougue, qui se tiennent au parlement depuis hier autour de la problèmatique des droits d'auteur dans le monde numérique.

     

    Tout d'abord, il est important de souligner que les amendements, adoptés cette nuit contre l'avis du gouvernement, ouvrent la voie à un système de "licence légale" ou "globale", défendu par des associations de consommateurs et d'ayants droit. C'est une grande progression tant les lobbys des grosses multinationales du logiciel et du divertissement ont tenté et tentent encore de démolir cette option (voir encore Virgin faire sa publicité aux portes de l'Assemblée Nationale hier). Si cette license globale est mise en place, elle permettrait l'échange libre dans un cadre privé d'oeuvres sur Internet, via les réseaux p2p ou autres systèmes contre le paiement d'un supplément à l'abonnement.

     

    L'un des problèmes est que les pratiques des internautes sont mal connues. Assez opportunément sort une étude réalisée par L'Université Paris XI (laboratoire ADIS) et l'UFC-Que Choisir, financée par le Ministère de la Recherche et qui, justement décrit et analyse les pratiques de copiage des internautes en France à partir d'un échantillon national de 4000 personnes. Merci à Luc de me l'avoir rappelée. Comme le souligne l'UFC-Que Choisir : Cette étude, dont il n'existe pas d'équivalent en France et en Europe, permet enfin de mieux comprendre (statistiques descriptives) et d'expliquer (tests économétriques) les usages et les comportements des internautes et par la même occasion fait tomber ou relativiser certains a priori sur les motivations des copieurs et les effets supposés « catastrophiques » de leurs pratiques sur l'économie des industries culturelles. Le point principal de cette étude est qu'elle montre qu'il n'y a pas de lien entre la pratique de l'échange via p2p et les achats de DVD ou CD.

     

    Et oui ! Pour en savoir plus :

    Lire l'étude : Que Choisir

    Lire l'article (excellent et qui ouvre de nouvelles pistes de réflexion) de Bernard Carayon député UMP du Tarn et Muriel Marland-Militello députée UMP des Alpes-Maritimes : Coup de frein sur le Net

    Lir un article sur l'entreprise de désinformation au sujet des droits d'auteur sur le blog du Monde Informatique.

     

  • Dépêche AFP

    Extrait principal :

    PARIS (AFP) - Dans un véritable coup de théâtre, les députés ont adopté peu avant minuit, contre toute attente, des amendements légalisant les échanges de fichiers sur internet via le système "peer to peer" (P2P) lors de l'examen du projet de loi controversé sur droit d'auteur.

    Après une bataille de procédure menée par l'opposition de gauche soutenue pour la première fois par les centristes de l'UDF, l'Assemblée nationale a adopté, contre l'avis du gouvernement, deux amendements identiques en ce sens, présentés l'un par le député UMP Alain Suguenot et l'autre par les députés socialistes par un vote à scrutin public par 30 voix pour dont 22 UMP et 28 voix contre.

    Ces amendements à l'article premier du projet de loi, étendent à l'internet les exceptions pour copie privée en prévoyant en contrepartie une rémunération des artistes. Cela revient à autoriser le téléchargement sur internet des usages non commerciaux.
  • Le Conseil Général s'offre le Mercury

    Le Conseil Général des Alpes Maritimes vient d'entériner la procédure d'acquisition du cinéma Mercury à Nice. Extraits du résumé synthétique du rapport :


    Pour compléter le dispositif [de soutien à la diffusion dans le département] et sauver l'une des dernières salles de type Art et Essais de Nice, le Conseil Général envisage l'acquisition du cinéma Mercury mis en vente par son propriétaire (sic).


    Pour éviter la fermeture de ce lieu de proximité très prisé des niçois qui y trouvent depuis près de trente ans une programmation de films pas ou peu diffusés dans les salles commerciales, le Conseil Général propose, après évaluation du service des domaines de se porter acquéreur du fond et des murs du cinéma Mercury qui dispose de trois salles pour une superficie d'environ 600 m2.


    Dans le cas ou cette démarche aboutirait, la Conseil général souhaite bâtir à partir de ce lieu de diffusion, un projet culturel en faveur du cinéma et des films d'auteur [...] Le projet sera élaboré en partenariat avec le milieu associatif qui intervient en matière de formation, de création, de production et de diffusion cinématographique.


    Le résumé se termine par un paragraphe sur les actions pédagogiques et propose d'engager la procédure d'acquisition sur la base d'un prix de vente évalué à 950 000 € ainsi que la réflexion sur le projet culturel. Nice Matin de ce jour reprend l'information et salue le consensus Gauche-Droite sur le sujet.

  • La musique aussi

    Il n'y a pas que dans le domaine du cinéma et de la vidéo que des manques se font sentir. Je vous invite à découvrir cette initiative rapportée par le site Nice première autour du collectif pour une salle de concert à Nice. L'association Fonetiq fait partie de ce collectif et pointe, dans un excellent article, les difficultés de la création musicale dans notre bonne ville. Les problèmes, le diagnostic et les solutions proposées sont sensiblement les mêmes. N'y aurait-il point matière à convergence ?

  • Qui a peur du grand méchant multiplexe ?

    Nice-Matin du 30 novembre l'annonce, le quartier de l'Arénas, à Nice, aura son multiplexe. Un gros bestiaux puisque l'on parle de 21 salles, 5650 fauteuils, bowling, café et halte garderie. Le feu vert a été donné par le Conseil d'Etat qui a cassé les jugements rendus par le tribunal administratif de Nice en 2001 et par la Cour d'Appel de Marseille en 2003. D'une façon ironique, quoique sans doute involontairement, le Conseil d'Etat a requalifié l'équipement en « projet de nature commerciale» alors que les deux autres cours l'avait considéré comme « projet culturel ». Un multiplexe culturel, ça me fait doucement marrer. Cette décision relance, d'une part la guerre entre le groupe Pathé qui possède le multiplexe Lingostière et le groupe UGC Méditerranée (dont fait partie le Rialto) qui est à l'origine de ce nouveau complexe, et d'autre part l'inquiétude quand au sort des salles de centre ville.

     

    Soyons clairs. Lingostière ou Arénas, ces multiplexes représentent un cauchemar pour tous les cinéphiles biens nés, pour tous les amoureux sincères du cinéma. Béton, vigiles, pop-corn, néons, parkings, agression publicitaire, nous sommes loin des ambiances recueillies et feutrées des belles salles d'aujourd'hui comme d'hier. Il en reste.

     

    En tant que spectateur (le premier qui me traite de client, c'est une giroflée à cinq pétales), membre de la Cinémathèque depuis 1979, je n'ai jamais vu un film à Lingostière et je n'irais pas plus à l'Arénas. C'est une question de choix et j'espère que certains le partagent. La « guerre » des multiplexes est purement économique, ce n'est pas la nôtre. Ce que j'attends d'une salle, c'est le respect des films et celui des spectateurs. Des films qui traduisent la diversité du cinéma, des films en V.O., des films auxquels on donne le temps de trouver leur public, des films qui ne mettent pas des semaines à sortir quand ils ne passent pas aux oubliettes, des films qui ne soient pas des alibis pour vendre des cochonneries sucrées ou salées, des salles qui ne soient pas des annexes de cafétéria, des salles où l'on ne vous accueille pas avec des messages sinistres et orientés sur le piratage alors que vous avez fait la démarche de vous déplacer et de payer votre place, des salles qui ne ressemblent pas à des salles de conférences ou à des corps d'avions, des salles ou il fait chaud en hiver et frais en été, des salles ou l'on place intelligemment les panneaux lumineux des issues des secours. Des salles à dimension humaine. Sans vouloir faire de mauvais esprit, je doute que le projet de l'Arénas puisse répondre à ces demandes. Même de loin.

     

    En tant que responsable associatif, militant pour le cinéma indépendant et émergeant, le problème est différent. Mme Aubert d'UGC Méditerranée parle de « Drainer une nouvelle clientèle ». Nous parlons de sensibiliser des publics. Nous ne parlons pas la même langue. Le risque principal que je vois, c'est que ce projet « commercial » privé serve d'alibi à une politique culturelle publique (municipale, départementale, régionale) que je qualifierais de frileuse. Vous voulez plus de salles ? En voici 21. C'est un petit peu le discours de M Bemon du Mercury au cours de la table ronde au théâtre Trimages lorsqu'il a déclaré qu'il y avait toujours autant d'écrans à Nice que dans les années 70 avec sept fois moins de salles. C'est un discours qui confond quantité et qualité, car s'il y a toujours beaucoup d'écrans, ils diffusent tous la même chose, ou presque. En tant que responsable associatif, ce que je souhaite, ce ne sont pas 20, 10 ou 7 salles supplémentaires, simplement une, mais différente. Et cette salle, je ne la vois pas dans le projet de l'Arénas.

     

    Face aux discours commerciaux, aux discours de la quantité, il faut tenir celui de la qualité et de la diversité. Le cinéma que je défends n'a pas besoin de salles immenses, simplement d'une jolie salle de 200 places qui tourne régulièrement. Le risque, c'est que cette salle qui semble paradoxalement plus difficile à créer, ne voit jamais le jour parce que les pouvoirs publics ne la différencient pas des 21 salles du multiplexe. Sinon, je crois sincèrement qu'il y a plus que jamais un espace ouvert pour un cinéma alternatif, différent, associatif, le seul qui ne soit pas soumis (en théorie) aux « guerres commerciales ». Et cette salle a besoin de la puissance publique, de son engagement.

     

    Ce qui nous amène aux salles du centre ville. Patrick Mottard comme Jean Icart s'en inquiètent. « Pourront-elles résister ? » ; « Elles vont se vider et disparaître » (Nice Matin du 5 décembre). Je dirais, un brin provocateur : résister pour quoi faire ? Si ces salles, qui ont déjà des programmations proches au niveau des films grand public entre elles, passent les mêmes films que les multiplexes, elles ne feront pas de vieux os. Et je ne les pleurerais pas. On a vu à Avignon comme à Toulouse que ce sont ces salles qui font les frais de l'implantation des multiplexes parce que leur public naturel, qui est plus un consommateur de sensations faciles qu'un spectateur, recherche ce qu'elles ne peuvent donner : l'accès en voiture. Car le multiplexe, comme le centre commercial, est conçu autour de la bagnole : voie rapide, pénétrante, parking immense. Ce genre de projet ignore ceux qui pensent encore se rendre au cinéma à pied ou en transport en commun. Ceux-ci restent et resteront attachés aux salles de centre ville. Mais de ceux-ci on ne se préoccupe pas beaucoup.

     

    Il y a là un second risque : avec le développement, les possibilités et la diversité offerte par le DVD, ces spectateurs attachés à une certaine qualité se détourneront de la salle comme vecteur principal des films. On nous parle de l'animation des quartiers. Les multiplexes sont des animations de centre commerciaux, de zones à grandes surfaces. Le quartier de l'Arénas n'est pas un quartier résidentiel. Cafés, restaurants, place, plantes, tout sera artificiel. Mais le drame, le vrai, c'est qu'autour des salles de centre ville, Rialto, Mercury, Pathé, Variétés, il n'y a guère d'animation non plus. Baladez-vous vers 22h00 place Garibaldi, même sans travaux, ce n'est pas folichon. Les restaurants ne se bousculent pas sur l'avenue Jean Medecin non plus. Ces salles, mais elles ne sont pas seules responsables, ne sont pas des lieux de vie enthousiasmant parce que les rues de notre ville ne sont pas souvent des lieux d'une grande convivialité. Dans nos différentes activités associatives, nous l'avons tous expérimenté. Alors, si les salles de centre ville veulent survivre, il leur faudra proposer autre chose, non seulement d'autres films, mais une chaleur, un accueil, des animations culturelles que ne pourront jamais offrir les multiplexes. On ne leur demandera d'ailleurs pas.

     

    En seront-elles capables, je ne sais pas. Mais je sais que cette chaleur que j'appelle de mes voeux je la trouve dans les soirées organisées par les associations, par mes camarades du collectif CINEAC, dans les débats organisés par Cinéma Sans Frontières ou l'ADN, chez les invités prestigieux de l'Espace Magnan, dans la présence de Stanley Donen à la Cinémathèque de Nice, dans l'ambiance de festival de la manifestation d'Héliotrope. C'est à grâce à ces manifestations, irrégulières et fragiles, que l'on a encore envie de défendre les espaces des salles du centre ville. Mais quand on voit que sur le projet Arénas se retrouvent les « indépendants » de Nice, je me demande quel est leur intérêt à terme de maintenir les salles de centre ville. Je l'écris de nouveau : il a un espace pour une cinéma différent sous forme associative à Nice et plus encore. Toulouse, Toulon, Avignon, Aix-en-Provence, Biarritz et bien d'autres villes ont des cinémas d'Art et Essai dynamiques en centre ville, associatifs et privés, cohabitant avec de gros multiplexes en périphérie. Ce n'est pas toujours simple mais ça marche, à condition de rester toujours vigilant et surtout sincère.

  • Projet de loi sur le droit d'auteur

    D'ici la fin de l'année, l'Assemblée Nationale revient à la charge sur un sujet qui metient à coeur et examinera le projet de loi « droit d'auteur et droits voisins dans la société de l'information » (DADVSI de son petit nom). Cet examen sera fait en procédure d'urgence. Ce projet, sous influence des grosses sociétés de l'informatique et du divertissement est une menace directe aux logiciels libres comme aux formes culturelles refusant le flicage généralisé des fichiers numériques (films, musique, texte, photographies). Si ce projet est adopté en l'état, les conséquences sociales, économiques, stratégiques et démocratiques seront importantes. Ces conséquences frapperont tout utilisateur de données numériques dans sa sphère privée, personnes physiques (vous et moi) comme morales (associations, sociétés, administrations). A titre personnel, j'ai signé la pétition demandant le retrait de l'ordre du jour parlementaire de ce projet de loi. Cette pétition a été lancée le 2 décembre 2005 par l'initiative EUCD.INFO qui informe depuis trois ans sur les conséquences prévisibles du projet de loi DADVSI. L'initiative lancée le 2 décembre invite tout citoyen à interpeller les députés et les responsables politiques afin de leur faire comprendre les dangers de ce projet de loi. Pour en savoir plus, visitez le site de EUCD-Info.


    Pétition demandant le retrait de l'ordre du jour parlementaire du projet de loi DADVSI

    Monsieur le Président de la République, Monsieur le Premier Ministre,

    Le gouvernement a déclaré l'urgence sur le projet de loi DADVSI (Droits d'Auteur et Droits Voisins dans la Société de l'Information – n°1206, http://www.assemblee-nationale.fr/12/dossiers/031206.asp), qui devrait transposer la directive EUCD (European Union Copyright Directive – 2001/29CE).

    Ce projet de loi doit être présenté à l'Assemblée Nationale au cours de deux séances de nuit rapprochées, à la fin du mois de décembre 2005.

    Au vu de l'importance des enjeux de ce texte sur la vie quotidienne de millions de citoyens et d'utilisateurs de données numériques, des conséquences sociales, technologiques, économiques et géo-stratégiques qu'il entraînera, et des conditions de sa rédaction, un tel délai est manifestement insuffisant.

    Depuis près de trois ans les membres de l'initiative EUCD.INFO (http://eucd.info), ainsi que de nombreuses associations, informent, rencontrent et débattent pour expliquer les graves conséquences qui pourraient découler d'une transposition a minima de la directive EUCD en droit français. Or le projet de loi 1206 va bien plus loin que cette directive.

    Par ailleurs, les débats autour de ce texte ont été étouffés sous couvert d'expertise. Les avis contraires aux intérêts des multinationales ont été censurés. Certaines parties comme les PME françaises du secteur des TICS, les auteurs et les utilisateurs de logiciels libres, les internautes ou les bibliothécaires n'ont pas pu contribuer au débat dans les instances de décision. Leurs demandes ont été ignorées et celles soutenues par les représentants d'artistes et les associations de consommateurs ont été rejetées sans réel examen de leur pertinence.

    Il risque d'en être de même si le projet de loi est examiné en urgence par les parlementaires.

    Par cette pétition, je vous demande donc solennellement de :
    - retirer le projet de loi n° 1206 sur le droit d'auteur de l'ordre du jour parlementaire ;
    - organiser un vrai débat entre les parties concernées visant à trouver un réel équilibre, et où les associations d'auteurs et d'utilisateurs de logiciels libres, de bibliothécaires, et d'internautes pourront réellement participer;
    - faire en sorte que les demandes notamment de l'initiative EUCD.INFO et de l'interassociation des archivistes, bibliothécaires et documentalistes (http://droitauteur.levillage.org) soient prises en compte.

    En signant cette pétition, je m'associe aux nombreuses organisations qui s'opposent clairement aux dispositions de ce projet de loi et aux conditions de son élaboration.