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Eloge du Super8

Demain, jeudi 12 janvier, nous vous présenterons, dans le cadre de la soirée organisée avec la Source, une quinzaine de films tournées en super8. Pour ceux qui s'interrogent, le Super8 est un format de pelliculle argentique d'une largeur de 8 mm, mais avec des perforations plus petites que le 8mm ce qui donne une image un peu plus grande. En effet, en matière de cinéma, contrairement à ce que l'on pourrait croire, les formats sont nombreux et correspondent tous à la largeur de la pelliculle. Il y a eu le 8mm, le 9,5mm, le 16mm, le super 16 (format de tournage), le 35, le plus utilisé, le 65mm et le 70mm, formats épiques.

 

Espérons que mon éloge ne sera pas funèbre : le Super8 a été créé et lançé par Kodak en 1965. Pour en fêter les 40 ans, pour des raison de dynamique de marché (marketplace dynamics), Kodak a annonçé l'arrêt de la fabrication de la plus populaire, la Kodachrome 40. Heureusement, d'autres émulsion continuent d'exister. Ouf...

 

Avant l'arrivée de la vidéo, le Super8 a été le format le plus démocratique, son prix, ainsi que le prix dumatériel de tournage et de projection, restant dans des limites raisonnables. Pour deux générations, le Super8 est associé aux films de famille, aux écrans dépliés dans les salons, aux petits projecteurs qui ronronnent. La charge émotionnelle qui en découle fait que son rendu est très apprécié encore aujourd'hui et encore utilisé, voire imité par des logiciels d'effets par nombre de professionnels.

 

Mais le super8, du fait de sa légèreté, de sa relative simplicité et de son coût, est aussi le format des premiers essais, de l'expérimental (avec beaucoup de 16mm il est vrai) et de certaines formes parrallèles comme le clip. Ainsi Spielberg lui-même commença en Super8 tout comme Lynch. Ainsi des groupes comme Niagara ou Noir Désir ont utilisé du Super8 pour certains de leurs clips. Ca donne un style.

 

Aujourd'hui, avec la vidéo puis le numérique, ce format a bien évidemment reculé au niveau de l'utilisation familiale. Mais pour certains créateurs, le Super8 reste un support séduisant, pratiquement et plastiquement. Au niveau de l'art cinématographique, il est évident qu'il constitue une bonne approche du travil en pelliculle à moindre frais. Car on ne travaille pas de la même façon quand on sait n'avoir que trois minutes utiles dans le magasin de sa caméra qua quand on dispose de bandes de 60 minutes réenregistrables à volonté. La pelliculle, c'est un sentiment d'urgence, un sentiment d'essentiel qui oblige à penser son film très soigneusement.

 

Le principe du tourné-monté que vous verrez illustré par les films de Straight8, est une façon ludique de tourner la difficulté inhérente au format. Le réalisateur dispose d'une seule bobine de 3 min. Il tourne son film en prévoyant chaque plan l'un derrière l'autre. Le film est remis à l'association organisatrice et développé par elle. Il n'y a pas de montage autre que celui du tournage et le réalisateur, comme son équipe, découvre le résultat final lors de soirées organisées autour d'un concours. Les résultats sont étonnants ! Comme quoi les difficultés excitent la créativité.

 

Pour en savoir plus :

Visitez le site de Straight8 cliquez ici

Visitez le site qui défend le Kodachrome 40 cliquez ici

Visitez le site du festival français de films tournés-montés cliquez ici

 

Rappel
Jeudi 12 janvier 2006

 

Super8 (pellicule sexy, avec et sans montage)

+ Apéro

+ Musique avec RIVIERA OVERDRIVE

Préparez vous à une soirée de pur bonheur.

Proposée par l'association Regard Indépendant, la Source et en partenariat avec Jamendo

Au Volume, 6, rue Defly à partir de 19h30

 

Commentaires

  • faudrait penser à laisser la porte ouverte, non ?

  • Le Volume a ouvert à 19h30. Les projections annonçées à 20h30. A quelle heure êtes vous donc arrivé ?

  • j'avais pas cet horaire. tant pis ce sera pour la prochaine fois

Les commentaires sont fermés.