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Relance du cinéma dans le département

750 000 € pour le cinéma. C'est l'annonce faite par Christian Estrosi, Président du Conseil Général des Alpes Maritimes ce lundi 22 janvier lors de conférence de presse donnée aux studios de la Victorine. Je m'y suis rendu pour Regard Indépendant à l'invitation de notre ancien président, Pascal Gaymard. Pascal est désormais chargé de mission cinéma au Conseil Général et doit mettre en musique la partition annoncée. De fait, il y avait ce jour là tout, ou presque, le cinéma du département : techniciens, producteurs, réalisateurs, associatifs, festivals, responsables administratifs.

 

Sur l'aide annoncée, pas de surprise. Elle est destinée aux longs métrages et aux téléfilms. Il s'agit une fois encore d'encourager la venue de tournages extérieurs, de grosses machines capables e faire tourner les studios. M Estrosi a cité à plusieurs reprises Mr Bean 2 ce qui laissera dubitatif les plus cinéphiles d'entre nous sur les ambitions en matière de qualité. Quand on voit un film comme le récent Coeurs d'Alain Resnais, entièrement tourné en studio, on peut constater qu'un tel film aurait pu être fait à Nice et qu'il aurait certainement mieux contribué à la renommée des studios. Mais bon. L'unique question à l'issue du discours, posée fort justement par notre ami Frédéric Daudier de la société Arcanae, concernait les éventuelles aides en direction du court métrage et du documentaire. La question qui nous intéresse le plus à Regard Indépendant. Réponse : dans un second temps. Je ne peux que regretter, et je ne suis sûrement pas le seul, que dans le cadre d'un dispositif aussi ambitieux une petite part, même symbolique, n'ai été attribuée à l'aide aux productions locales. Cela a toujours été notre cheval de bataille. Aider la création locale, c'est faire un travail de profondeur, c'est créer une activité en continu, non pas se retrouver soumis aux aléas de tournages certes d'autre dimension, mais qui font jouer à plein une féroce concurrence nationale et internationale. Les deux échelles de production devraient pouvoir être développées de concert. Il faudra attendre, donc.

 

Sur le Mercury, annonce a été faite que la salle était bien achetée par le Conseil Général et M Estrosi a insisté sur la destination culturelle de l'opération « afin de rassurer les associations » a-t 'il dit si ma mémoire est bonne. Mais pas de délai. Il faudra attendre, donc.

 

Le plus intéressant, peut être, ce fut l'appel lancé par le président du Conseil Général pour la création d'un pôle de compétitivité sur l'image et le cinéma. On l'a senti plus motivé sur ce coup là. D'ores et déjà, notre association est prête à répondre présent car nous avons toujours défendu l'idée qu'une véritable relance du secteur ne serait possible qu'à partir d'un projet structurant capable de fédérer les différents acteurs départementaux. C'était l'esprit de l'Interreg 3, MEDIALP+. Mais il faudra pour cela que ce projet prenne en compte l'ensemble des problèmes, de l'écriture à la diffusion en passant par la production et la post-production. Et qu'il envisge des coopération vers Marseille et vers nos amis italiens. Là,oui, ça peut devenir intéressant.

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