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Pour Jafar Panahi

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Le cinéaste iranien Jafar Panahi a été condamné à six ans de prison et la justice lui a interdit de réaliser des films ou de quitter le pays pendant les vingt prochaines années, a annoncé son avocat lundi. Panahi est l'un des plus fameux metteurs en scène de ce pays. On lui doit Le ballon blanc (1995) qui avait reçu la Cméra d'or à Cannes, Le cercle (2000) qui lui valu le Lion d'Or à la Mostra de Venise en 2000, Sang et or (2003) et Hors jeu en 2006. Il devait présenter son dernier film L'accordéon cette année à Cannes mais son arrestation le 1er mars l'en a empêché. Plusieurs actions symboliques au niveau international (le FIF de Cannes a conservé sa chaise vide de juré), une grève de la faim et une forte caution, ont permis sa libération, mais il restait plus que jamais dans le collimateur du pouvoir. Son « crime », outre ses films très ancrés dans la réalité quotidienne de son pays (qu'il refuse de quitter et où il persiste à filmer), est d'avoir ouvertement soutenu le mouvement réformateur et le candidat de l'opposition lors des élections truquées de l'an dernier.

Un autre jeune réalisateur, Mohammad Rasoulof, qui travaillait sur un film avec Panahi, a également été condamné à six années de prison.

Un nouveau mouvement de protestation se met en marche, avec notamment une pétition de la communauté française du cinéma (http://www.ipetitions.com/petition/solidarite-jafar-panahi). Plusieurs autres existent, toutes exigent, et nous nous joignons à elles, la levée de cette condamnation

A notre modeste échelle, l'information doit circuler et nos amis de Cinéma sans Frontières, qui ont diffusé à plusieurs reprises les films de Panahi, proposent le week-end du 8/9 janvier 2011 d'organiser au cinéma Mercury une manifestation inter associative avec projection de films, débats et information afin de sensibiliser le public niçois à cette atteinte lamentable aux droits de l'homme et à faire connaître le travail du réalisateur.

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