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  • 13 février - Soirée super 8 à la Médiathèque de Cannes

    Vendredi 13 février 2015 à 19h00

    Soirée super 8 proposée par l'association Regard Indépendant

    Pour bien commencer l'année, l’équipe de Regard Indépendant répondant à l'invitation de La Médiathèque de Cannes vous donne rendez vous le vendredi 13 février à 19h00 pour une soirée pleine d'images et de sons avec du super 8 sur grand écran. Au programme, les films réalisés par les participants de l'atelier super 8 de 2014 ainsi que ceux primés par le jury et le public. En supplément, ce sera l'occasion de découvrir le court métrage de Benjamin Coutois, «Si seulement » dont le scénario avait été lu en février 2014. La séance sera suivie d'un débat avec les réalisateurs et réalisatrices

    Ville folle, le palmarès des super 8 – les films de l'atelier de la Médiathèque - 30 minutes environ

    Deux drôles d'oiseaux – Un film de Isabelle Angibaud et Sacha Casadamont-Duval - Scénario Isabelle Angibaud - Photographie : Sacha Casadamont-Duval – Son : Sacha Casadamont-Duval et Julien Barlier – Avec les voix de Laurent Virieux et Eric Cabin – En partenariat avec la Médiathèque de Cannes.

    Une charmante petite ville se réveille au son des bulldozers. Sous le regard d'une vieille dame, dont la maison fut épargnée, et de ses oiseaux, deux architectes s'engagent dans une surenchère architecturale extravagante...

    Sonatine – Un film de Magali Thomas – Musique : Sergio Monterisi – En partenariat avec la Médiathèque de Cannes. Avec Lucie, Boughos, Paquita, Grisette, Princesse, Una, Michelle, Sergio, Raymond, Nicole, Ariane, Camille, Charlotte, Monique, Clezm, Ilagam...

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    Folie de la ville vue à travers l’œil naïf et insouciant de nos amies les bêtes. Tout au long de notre voyage nous suivons les chats du port, le chien de la vieille, les poules de Nicole, le poisson de la plage, les mouettes du clown...

    Point de fuite – Un film de Sylvie Raoul – Son :Dan Fluture – En partenariat avec la Médiathèque de Cannes. Avec Pierre Mathieu, Antoine Henry, Adrien Henry, Hadding Delin, Michèle Mathieu.

    Deux modes de vie parallèles à Cannes qui s'ignorent et ne se rencontrent qu'accidentellement.

    Cactus de Sandra Fatté, 1er prix du jury – Photographie : Hassan Haïdar et Sandra Fatté – Son : Stéphanie Nassar  – En partenariat avec Metl L Film. Avec Joanna Andraos et Chadi Dib.

    À Beyrouth, les débuts d'une amourette entre deux voisins sont menacés.

    Like me metal de Laurence et Julien Barlier, 2eme prix du jury – En partenariat avec la Médiathèque de Cannes.

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    A la radio, est annoncé le 11 avril 2013, la mise à mort du dernier haut fourneau mosellan, à Florange, qui signe le coup d'arrêt de la sidérurgie lorraine.

    Building bang de Monique et Philippe Millat, 3eme prix du jury – Musique : Adrien Millat – En partenariat avec la Médiathèque de Cannes.

    Un enfant joue le soir dans sa chambre, à construire en maquette un village monotone. Il s'endort et ses rêves sont remplis de constructions et de destructions en folie.

    Don Quichotte dou Paioun du Radis Calciné, prix du public et accessit pour la narration – Musique : Jérôme Barbier – Avec Romain magne, François Guillaumet, Christel Giumelli, Teresa Maffeis, Guy Ouillon, Pierre Remy Pichon et Nouara Aci.

    Dans un village sur les berges du Paillon, dont je ne veux pas me rappeler le nom...

    O de Cate et Xavier Barron, accessit pour le meilleur film hors sujet - Images : Xavier Pasturel Barron - Avec Cate Barron, Juliet Vibert, Monique Prével, Roselle Gillam.

    Hail to thee, thou Sun of the seasons, glorious Mother.

    À l'ombre du jasmin de Charbel Kamel, prix du public – En partenariat avec Metl L Film – Photographie : Mohammed Sabbah et Charbel Kamel – Musique : Joe Kamel – Son : Lama Sawaya – Avec Charbel Kamel.

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    Un psychologue, un acteur, un producteur. Une ville. Tous sous le même deuil.

    Et

    Si seulement – Un film de Ben Courtois – Photographie Gabriel Pelisson et Alexandre Massebiau – Musique Grégoire Lourme - Avec Baki Bousmaha, Yann Lerat et Ann Long – 8 min. 
- Numérique.

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    Philippe est un artiste raté, dont la vie ne lui convient pas. Il souhaiterait que les choses soient plus simples, qu'elles disparaissent. Ainsi, ses proches, et tout ce qui lui a un jour appartenu, disparaît, et semble ne jamais avoir existé.

    Programme susceptible de modifications

    Entrée libre

    Médiathèque de Cannes

    1 Avenue Jean de Noailles, 06400 Cannes

    04 97 06 44 83

    www.regardindependant.com

    Contact : 06 23 07 83 52

  • Joe Limonade au Mercury le 8 février

    Du 6 au 13 février 2015 se tiendra au cinéma Mercury (16 place Garibaldi – Nice), le 13ème Festival annuel de l'association Cinéma Sans Frontières sur le thème : Le cinéma sens dessus dessous, quad le cinéma joue avec ses codes. Polar, western, fantastique, documentaire, découvrez la programmation complète en cliquant sur l'affiche :

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    Dans ce cadre, Regard Indépendant s'associe à vénalement en présentant le très original western Tchécoslovaque Joe Limonade (Limonádový Joe aneb Koňská opera) réalisé par Oldřich Lipský en 1964 et sorti en France l'année suivante. L'occasion pour la président de Regard Indépendant de revenir sur ce genre majeur du cinéma.

    Combien d’enfants de part le monde n’ont pas joué aux cow-boys et aux indiens, arpentant cet univers d’aventures que Jacques Brel appelait « le Far West » ? Le western, ses mythes et ses codes ont nourrit l’imaginaire de plusieurs générations. « Cinéma américain par excellence » selon André Bazin, « Art typiquement américain avec le jazz » pour Clint Eastwood, le genre est né quasiment avec le cinéma, quand les spectateurs de 1903 découvert Le vol du grand rapide de Edwin S. Porter et Wallace McCutcheon. Très vite populaire, les courts métrages en deux-bobines prolongent le succès des revues à bon marché et révèlent des stars comme Broncho Billy Anderson, Tom Mix,William S. Hart ou Harry Carey. Il acquiert ses lettres de noblesse avec La caravane vers l’ouest (1923) de James Cruze et Le cheval de Fer (1924) de John Ford, vision épique de l’histoire récente des USA. En 1930, l’échec de La piste des géants de Raoul Walsh le relègue aux films de série et aux cow-boys chantants pour une décennie. Il revient au premier plan avec une série de grands films signés, à la fin des années trente par John Ford, Henry King, Cecil B.DeMille et Fritz Lang.

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    A la fin des année cinquante, le transfert de la série B à la télévision et les mutations de Hollywood donnent au genre un coup de mou. Il va se produire alors un phénomène unique dans l'histoire du cinéma. Le western est repris par l'Europe, l'Italie en particulier, qui bouleverse les codes pour donner naissance à un sous genre prolifique et très populaire une dizaine d'années. La disparition des grands maîtres, le naufrage du cinéma italien, l'avènement du cinéma de science-fiction et l'échec symbolique de La porte du paradis de Michael Cimino, signent un radical coup d'arrêt. Une génération s'éteint. Pourtant la nouvelle va reprendre formes et codes pour les injecter dans de nouveaux univers. Le western mute. D'où vient cette vitalité ? Sans doute de la simplicité de ces formes et codes qui leur ont permit de s'imprimer en profondeur dans les imaginaires collectifs et leur donne une souplesse ouvrant de multiples possibles. Un certain type d'attitude, de paysage, d'écriture, de musique, de cadre cinématographique, sont immédiatement identifiés « western » quand bien même ils se situent dans un cadre qui n'a rien à voir avec l'histoire de l'Ouest américain de la seconde moitié du XIXeme siècle.

    Souplesse. Raciste, impérialiste, violent, sexiste, homophobe, réactionnaire, manichéen, le western a été tout cela, mais il a pu plus souvent que l'on ne le croit, être le contraire. Comme en son temps la tragédie classique, le western peut aborder tous les thèmes et le plus grand, celui de la condition humaine. Il peut parler de toutes les époques, raconter toutes les histoires. Dès le départ, il séduit tout le monde. Dès 1906 Joë Hamman et Jean Durand tournent des westerns dans le bois de Meudon et en Camargue. Nous le retrouverons dans les films de cangaceiros brésiliens, au Chili et en Argentine dans la pampa sauvage. Il dialogue avec les films de samouraïs japonais d'Akira Kurosawa qui inspire en retour John Sturges et Sergio Leone. Le wuxapian chinois pille ses bandes sonores, les allemands de l'Est font des indiens des héros anticolonialistes et à l'Ouest on adapte les romans de Karl May. Australiens et sud-africains mettront le genre à leur sauce. Les turcs aussi produiront toute une série de westerns à partir des années soixante.

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    Joe Limonade présenté ce soir est typique de cette universalité du genre. Réalisé en 1964 par le réalisateur Oldřich Lipský en Tchécoslovaquie, il s'inspire des écrits de Jiří Brdečka, également scénariste. Le film a une évidente visée parodique, mais avec un respect amusé pour les codes, rendant hommage aux cow-boys de l'ère du muet comme des cow-boys chantants. On pense beaucoup à Roy «Yeepee-kaï-yay »  Rogers et ses chemises chamarrées. Le héros du titre, tireur d'élite, est aussi grand buveur du soda Kolaloka ce qui permet d'égratigner l'« Américan way of life » des sixties. Comédie musicale aux filtres de couleurs vives, Joe Limonade aligne les clichés comme à la parade pour les passer à la moulinette de l'inventivité du cinéma des pays de l'Est de l'époque et de son sens aigu de l'humour. Le film se rapproche avec bonheur d'une version cinéma du Lucky Luke de Morris et Goscinny. Il bénéficie surtout d'une production soignée, avec des moyens conséquents, d'une interprétation pleine de fantaisie, et d'une réalisation vive qui en font plus qu'une simple curiosité, un véritable OVNI à découvrir, une manière de film culte.