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Boris Lehman à Nice

Les associations Cinéma Sans Frontières, Héliotrope et Regard Indépendant vous invitent à partager un événement 6 et 7 Mars 2020 au cinéma Mercury, à Nice :

Le cinéaste Boris Lehman à Nice

« Je filme parce que je suis un voyeur. Parce que je vois ce que les autres ne voient pas. Parce que je passe là où personne ne passe. Parce que je veux montrer ce que je ne peux pas voir. Contre le réel difficile à atteindre, je me construis des espaces imaginaires. »

Cinéaste belge né en Suisse, en 1944 à Lausanne, Boris Lehman est l'auteur d'une œuvre fleuve dont il est la matière principale. Une œuvre qui compte plus de 400 films (courts et longs métrages, documentaires et fictions, essais et expérimentations, journaux filmés…), tournés de façon artisanale pour l’essentiel en pellicule 8, super 8 et 16 mm, ainsi qu'environ 500 000 photographies.

Après des études de piano, il étudie le cinéma à l'Institut National Supérieur des Arts du Spectacle (INSAS) à Bruxelles. Critique de cinéma, collaborateur de revues, créateur d'associations de cinéma, acteur chez lui et pour d'autres, assistant de Henri Storck, Jacques Rouffio et de Chantal Akerman, c'est un véritable « filmeur » comme Gérard Courant, Joseph Morder ou Alain Cavalier.

Ayant fait le choix d'assurer sa propre distribution par le biais de sa fondation, ses films ne sortent pas dans les salles, ni dans les circuits commerciaux classiques. Boris Lehman tient à les accompagner pour rencontrer le public et assure souvent lui-même la projection. Ses films sont montrés dans les festivals du monde entier et de préférence dans les écoles, universités, galeries d’art, appartements, lieux alternatifs. Le week-end proposé est d'autant plus exceptionnel que les films seront projetés dans une salle de cinéma, le Mercury, place Garibaldi.

Le site de Boris Lehman

Affiche Lehman.jpg

Vendredi 6 mars à 20h30

La dernière s(c)ène (L’évangile selon St-Boris) / Belgique / 1995 (achevé, monté et mixé en 2003) / 16 minutes |/16 mm projection numérique

Les dialogues sont tirés de l’Evangile selon St-Jean.
Les apôtres sont preque tous des cinéastes, amis (et disciples) de Boris Lehman venus jouer devant la dernière maison-atelier d'artiste- restée debout face aux nouveaux bâtiments du Parlement européen. Le rôle de Judas est tenu par Claudio Pazienza et Boris Lehman incarne le Christ.
La mise en scène est inspirée par la fresque peinte par Léonard de Vinci dans le couvent de Santa Maria delle Grazie à Milan.
Le film a été tourné en quelques heures, un dimanche matin devant un décor incroyable, quasi hollywoodien, dans une rue complètement rasée par les promoteurs immobiliers, juste avant l’arrivée de la police.

Homme portant / Belgique / 2003 / 61 mm |/16 mm projection numérique

L’homme qui porte son corps, ses bobines de films, ses sacs, son appareil photo, c’est Boris Lehman, c’est Sisyphe, c’est le Christ, c’est l’Ixion raconté par Alfred Jarry dans la Chandelle Verte.
Film essai sur le lourd et le léger. L’homme qui porte songe à s’envoler, à se volatiliser dans l’air et la lumière. La rencontre avec un autre homme-machine, porteur d’images électroniques, va lui permettre d’accomplir son rêve.

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Samedi 7 mars à 20h30

Choses qui me rattachent aux êtres / Belgique / 2010 / 15 minutes |/16 mm projection numérique

Le film se présente comme un inventaire à la Prévert. Son titre s'inspire des Notes de Chevet, de l'écrivain japonaise Sei Shônagon qui fut dans la première moitié du 11e siècle dame d'honneur au service de l'impératrice Teishi.On pense éviudemment à Georges Perec, écrivain majeur du groupe OuLiPo, mais aussi à Dada ou à Fluxus. Les images et les mots s’enchaînent comme dans un poème.

Depuis le fameux « ceci n’est pas une pipe » de René Magritte, on sait bien que les évidences sont trompeuses, que les mots, comme les images peuvent être détournés de leur fonction première.

Il s'agirait ici d'inventer l’objet par l’image et le mot, en le filmant. Acte de création, mais aussi de nomination,comme Dieu fit au début avec le Ciel et la Terre, avec Adam et Eve.

De présenter à la caméra quelques objets de mon quotidien (qui sont aussi des allégories) ayant appartenu à d’autres,qui littéralement, me constituent: « Je suis la somme de tout ce que les autres m’ont donné ».

Musée sentimental dont je serais le gardien. Chaque objet, chaque "chose" a son histoire.
Au spectateur de s'en inventer une.

Funérailles (de l’art de mourir) / Belgique / 2016 / 97 minutes / 16 mm projection numérique

Comment filmer sa propre mort ? Comment la mettre en scène ?

Au premier abord cela peut faire sourire et pourtant cette question concerne tout un chacun, même si on n’est pas cinéaste.

Arrivé à un âge où l’on pense à faire ses valises pour l’au-delà, je me prépare à brûler ma vie, à jeter ce que j’ai collectionné et accumulé pendant plus d’un demi-siècle. Les livres, les vêtements, les films, tout doit, tout va disparaître, en cendres et en fumée.

Funérailles (de l’art de mourir) se présente comme le « dernier » épisode de mon oeuvre auto-ciné-biographique, Babel, qui couvre un peu plus de trente ans de ma vie.

Faut-il rappeler ici les épisodes de ce film commencé en 1983 avec Lettre à mes amis restés en Belgique. Épisode 2 : Tentatives de se décrire. Episode 3 : Histoire de ma vie racontée par mes photographies. Épisode 4 : Mes sept lieux. Épisode 5 : Histoire de mes cheveux.

Funérailles mènera ce récit de vie à son terme. Il peut être considéré comme mon « dernier » film, comme un testament.

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Cinéma Mercury – 16 place Garibaldi, 06300 Nice

Entrée : 7,50 € (non adhérents), 5 € (adhérents CSF / Héliotrope / Regard Indépendant et toute personne bénéficiant d’une réduction au Mercury).

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