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  • Carte blanche à l’association Héliotrope

    Samedi 20 novembre - à minuit – Cinéma Mercury, 16 place Garibaldi – Nice

     (Durée : 1h28)

    Programme spécial « 10 ans d’un festival c’est trop court »

    Rétrospective de films « coup de cœur » de l’équipe d’Un festival c’est trop court, du plus récent au plus ancien. Ce programme fait suite à une première partie diffusée en avril dernier lors des 10 ans du festival.

    Une séance présentée par les 6 programmateurs (sous réserve de complète disponibilité).

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    Le choix de Florian Schönerstedt (festival 2009)

    Orgesticulanismus Mathieu Labaye - Belgique / 2008 / Animation – expérimental / 9 min. 20 s.

    "C'est par le mouvement que l'on s'approprie de sa propre vie. Par la liberté d'aller et de venir, d'avoir des gestes d'amour, de colère, peu importe. Quand on est privé de mouvement comme je le suis, si on veut survivre, il faut ré-inventer le mouvement autrement." Benoît Labaye

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    Le choix de Yowen Albizu-Devier (festival 2007)

    200000 Fantômes Jean-Gabriel Périot - France / 2007 / Documentaire expérimental / 10 min.

    Hiroshima 1914-2006

    « Une incontestable forme de beauté et de fascination se donne à lire dans 200 000 fantômes. Les images d’époques différentes sont imbriquées et incrustées les unes dans les autres, et nous convient ainsi à une curieuse ivresse des sens située entre destruction et reconstruction, entre entropie et renaissance ». Raphaël Bassan, Bref n°79, 2007

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    Le choix de Christelle Ciarimboli (festival 2006)

    Les poings serrés Franck Morand - France / 2006 / fiction / 33 min. - Avec : Pierre Louis-Calixte, Claudie Guillot, Fred Ulysse

    Un homme d’une quarantaine d’années, Henri, débarque dans une maison isolée en pleine montagne. Alerté par un médecin, Henri vient assister son père malade après des années d’absence.

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    Le choix de Amélie Masciotta (festival 2006)

    Mirror mechanics de Siegfried A. Fruhauf - Autriche / 2003 / experimental / 8 min.

    Le film comme miroir et, par extension, le phénomène de l’identification font l’objet d’une condensation jusqu’à devenir l’essence même du cinéma. Mirror Mechanics parle du cinéma et des processus qu’il implique. Sans vouloir révéler de secret, il s’efforce, par une sorte de regard sur le regard, de faire apparaître en un événement captivant et visuellement gratifiant ce que nous faisons quand nous sommes au cinéma et ce qui peut être significatif en marge du film.

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    Le choix de Laurent Trémeau (festival 2006)

    Du soleil en hiver de Samuel Collardey - France / 2005 / fiction / 17 min. - Avec Michel Collardey, Francis Pagnot

    Michel, éleveur en Franche-Comté, profite du calme de l'hiver pour passer du temps avec son jeune apprenti Francis. Une solide amitié va bientôt les lier.

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    Le choix de Nicolas Herry (festival 2000)

    Millevaches expériences de Pierre Vinour - France / 2000 / fiction expérimentale / 10 min. - Avec Philippe Nahon

    La panique d'un homme de soixante ans en proie au doute. Sa fuite éperdue sur le plateau de Millevaches et l'expérience de son étrange métamorphose.

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  • Collection super 8 2010 : "La première fois"

    Samedi 20 novembre - 20h00 – Cinéma Mercury, 16 place Garibaldi – Nice

      L'association Regard Indépendant a organisé en 2010 la production associative d’une nouvelle collection de films de court métrage autour du thème : La première fois. Les films sont réalisés en super 8 noir et blanc ou couleur sur le principe du « tourné-monté ». L’objectif de cette opération est d’encourager la création locale à travers l'utilisation d'un format original dans un dispositif léger et économique. La collection a été ouverte à tout réalisateur débutant ou confirmé. Chacun a reçu une bobine de pellicule super 8 destinée à la réalisation d’un court métrage autour du thème proposé.

    13 films ont été réalisés dont 4 par nos amis allemands qui avaient déjà participé à la collection 2009. Un treizième film, hors de la collection, sera présenté en hors d'œuvre, réalisé lors du tournoi de futebal organisé à l'initiative de l'association héliotrope, pendant la coupe du monde sud-africaine. Lors de la soirée de présentation, les réalisateurs découvriront leur film en même temps que le public. Il faut donc s'attendre à un moment de grande intensité.

    Un jury se penchera sur la collection et remettra deux prix sous forme de pellicule aux films qu'il aura distingué.

    Par la suite, l'association organisera la diffusion de la collection lors de ses manifestations ainsi qu'une édition en DVD et l'inscrira au Short Film Corner lors du festival de Cannes 2011.

    Film hors série

    Coupe du monde de Vincent Jourdan – Bande sonore : Vincent Jourdan et Xavier Ladjointe – Avec les footeux du milieu associatif niçois.

    Été 2010, durant la coupe du monde de football, il y a encore des vrais passionnés qui mouillent leur maillot.

    La première fois

    Une collection en super 8 tourné-monté avec bande sonore diffusée simultanément.

    Regard Indépendant en partenariat avec SoundTrack_Cologne et Unlimited

    Un premier amour de jardin de Nathalie Portas – Scénario et caméra : Nathalie portas – Montage (Version vidéo) et musique : Fred Houam - 2.30 min - Avec Magali Faggio.

    Il est des jardins extraordinaires au milieu des paysages les plus arides… ici, l’être humain est au service du décor. Pantin désarticulé, il se met en mouvement quand il découvre la réalité des inanimés… cela le réjouit, lui donne vie, le conduit à la folie… la folie d'un premier amour, de jardin...

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    Koraline I de Tina von Traben – Camera : Zora Bauer - Muet - 3.20min (Köln—Allemagne)

    Une zone piétonne est un endroit vivant. Pour sa première fois, une jeune réalisatrice se concentre sur des choses spéciales.

    Koraline II de Marcel Belledin – Camera : Dejan Rakas - 3.20min (Köln—Allemagne) avec Zora Bauer.  

    La même zone piétonne, au même moment. La jeune réalisatrice bouge au milieu de la foule à son rythme.

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    Le premier amour, c'est pas toujours ça de Cyril Belange - Scénario : Cyril Belange - Images : Michele Ciulla – Montage (Version vidéo) : Tiago Andrade/Rémi Anfosso - Scripte : Kate Mc Dermott - Ingénieur du son : Mathieu Py – Musique : « Every Word » interprétée par le Nakari Duo, composé par Carol Nakari+Djamel Ghezali, paroles : Carol Nakari+Cyril Belange – Support artistique&technique : Vianney Etossé, Monique Battiston - Avec : Ségolène Alunni, Pauline Perlin Passoni, Kevin Ferdjani.

    Un jeune homme aime une jeune femme, le temps d’un été, le temps pour une boule de glace de fondre au soleil de Nice…

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    Notre 1er film au second degré un film de Frédéric Cencini – Scénario Frédéric Cencini – Avec : Timéo Cencini, Noah Cencini, Frédéric Cencini.

    Au hasard, un homme trouve devant chez lui une caméra. Il la ramène sans vraiment savoir quand faire. Soudain son enfant joue avec, et là, magie...magie...

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    Il était un petit navire... de Antoine Banni - Scénario : Collectif Petit-Ebe - Conception bande son : Antoine Banni - Avec Angela de Champêtre, Mathieu Zino, Cécile de Strasbourg, Lætitia H.-B., Lucia Calumetto, Marie B. Lacantine, Pascal Gro-Piratus.

    Madame Hortense n'a pas de chance ; pour la première fois qu'elle achète des nains de jardin, faut que ce soit des loufdingues qui ne pensent qu'à taquiner ceux du voisin.

    Edger - Die Qual der Wahl ou Edgar – La torture du choix de Constanze K. Langhamer – Musique de S. Djurovic, C.K. Langhamer - 3.20 min (Köln - Allemagne) avec Sven Djurovic.

    La première fois n'est pas facile et tu dois faire attention à beaucoup de choses...

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    Bon anniversaire petit Jean de Cédric Coppola - Scénario : Cédric Coppola et Pauline Smile – Images : John Leclercq – Son : Mark Caige – Montage : Mark Caige et John Leclercq – Avec Pauline Smile , Stéphane Battini, Olivier Lopresti, Magali Scelles, Aline Ferrero, Danielle Coppola, Michel Coppola, Angèle Lopresti, Bastien Coulomb et Voyou the dog.

    C’est Dimanche. Toute la famille se réunit pour célébrer les dix ans de Petit Jean. Mais alors que la fête bat son plein, un drame se prépare…

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    Regardez le ciel ! un film de Balloum et Sand – Scénario : Sand - Musique : Laurent Chiotti – Avec le soutien de Nathalie Faure et Jean-Luc Segapelli – Avec Magali Barraya et Balloum.

    Venue d'un pays lointain, une femme "sauvage" débarque à l'aéroport de Nice. Saute dans un taxi brousse et part, munie d'une caméra, à la découverte de son exotisme...

    JsDream.6 de Feyyaz & Velvet – Musique de Dürbeck & Dohmen - 2.30 min (Köln—Allemagne) avec Julia-Maria Köhler.

    Un portrait de Julia-Maria Köhler.

    Premiers plans de Vincent Jourdan – Bande sonore : Vincent Jourdan et Xavier Ladjointe – Avec Armande Jourdan-Fille.

    Ma première caméra était une canon 310 XL.

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    Ce n'est plus mon film de Roxane Petitier - Musique : Laure Jamme/Roxane Petitier - Avec : Marjorie Nouvel et Tony Faria-Fernandes.
    La première fois que j’ai réalisé un film, je n’avais pas d’acteurs. J’ai filmé ma propre vérité, mon histoire d’amour.

    L’émoi et moi. Cette fois,  avec un homme, une femme, l’amour, un couple, je dessine une histoire dont je ne fais plus partie ou presque. Je réalise. Sur la pellicule, c’est mon histoire que je filme ou une romance qui défile. Miroir ?

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    Peace and love de Élisabeth Vissio – Images : Antoine Banni - Décors : Gisèle Henriot – Avec Antoine Banni, Philippe Frey, Gisèle Henriot, Joel Main, Jerome Panaget, Marianne Phillips, Elisabeth Vissio.

    Un homme, Jhon a fait une rencontre intéressante, une fille, Alcantara, jolie et sympa. Il voudrait sortir avec elle et possiblement plus ... donc il lui propose un après midi avec ses copains, chez l'un deux.

    L'ambiance est rigolotte, pas mal de blagues entre eux et puis ils sont très cool, assez hippies. La fête commence :  boissons, apéritifs, vins, whisky, buffets.

    Dans une ambiance relachée, Jhon propose à Alcantara de l'herbe, celle-ci qui en a jamais pris, et qui est opposée aux drogues, fait de la résistance. Mais l'ambiance est si détendue, les copains et les copines sont si sympas et ouverts  que...

  • Découvrir Gérard Courant

    Programme Gérard Courant à Nice

    Samedi 20 novembre - 16h00 – Cinéma Mercury, 16 place Garibaldi – Nice

    Programme présenté par Vincent Roussel en présence du réalisateur.

    Le site de Gérard Courant

    Hérésie pour Magritte II

    1979 – 3min. 30 - Production : K.O.C.K. Production, Gérard Courant - Diffusion : Les Amis de Cinématon - Super 8 mm. pellicule : Kodachrome - Couleur. Muet.

    En utilisant trois reproductions de La Grande famille de tailles différentes superposées les unes sur les autres, la peinture s’anime et la colombe offre une impression d’envol continu. Tourné image par image. (Gérard Courant)

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    Compression Le Mépris

    2009 - 4 min. - Production : Les Amis de Cinématon, Les Archives de l’Art Cinématonique, Gérard Courant. - Vidéo Mini-DV. Cinemascope (2,20). - Couleur.

    Compression Le Mépris est la réduction du Mépris, le chef d’œuvre de Jean-Luc Godard avec Brigitte Bardot, Michel Piccoli, Jack Palance et Fritz Lang, en un film de 3 minutes. Le film est « compressé » à la manière d’une œuvre d’Arman ou de César. Mais à la différence du travail de ces artistes qui compressaient des objets usuels, Compression Le Mépris compresse une œuvre d’art ! Le tour de force et le pari de Compression Le Mépris a été de fabriquer une compression totale : dans ce film, il ne manque pas un seul plan du film original ! (Gérard Courant)

    Critique : Dans la série des Compressions, initiée en 1995, Gérard Courant ne s’intéresse plus à l’artiste mais à l’œuvre, qui devient un objet et un signe culturel au même titre que les produits de la société de consommation compressés par les Nouveaux Réalistes. Avec le sentiment d’appartenir à une cinéphilie en train de disparaître, qui a découvert le cinéma dans les années 1960 avant que ne déferle le flot d’images et de médias, quand il était encore possible d’en avoir une vision synthétique, il entend revisiter les classiques sous forme de digests, condensés, réduits, mais sans qu’il ne manque un seul plan.

    Commencée en 1965 par Alphaville de Jean-Luc Godard, créé trente ans plus tôt, la série des Compressions se poursuit avec À bout de souffle, le film qui, aux côtés des Quatre cents coups de François Truffaut, signa l’acte de naissance de la Nouvelle Vague en 1959. En isolant et en montrant bout à bout une image par seconde de film, Gérard Courant livre une compression de procédé rationnel et systématique, à contre-courant de la perception subjective du film par le spectateur, de « l’expérience esthétique ». (…)

    La réduction éloigne l’œuvre de la forme sous laquelle elle persiste dans les mémoires individuelle et collective, qui tendent à isoler quelques images iconiques comme autant de vignettes métonymiques (…) et à dilater la durée de certains passages pour en condenser d’autres. Mettant en évidence la structure de l’œuvre initiale, la compression, dépouillée de tout affect, la donne à voir autrement. (Judith Revault d’Allonnes, catalogue Chefs-d’œuvre ?, Centre Pompidou-Metz, mai 2010)

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    Sortie du port de Marseille en direction des îles du Frioul

    2007 - 2min. 40 - Image : Vincent Arnaud.- Production : Labo d'images. - 16 mm. Noir et blanc.

    Sortie du port de Marseille en direction des îles du Frioul fait partie d’une série cinématographique intitulée La Bobine du mois. Chaque mois, l’association Labo d’images propose à un cinéaste de réaliser un film sur la ville de Marseille. Le cahier des charges impose que le film soit tourné en une seule bobine de format 16 mm négative de 30 mètres développée par le laboratoire de l’association.

    Critique : Il fut un temps de l’histoire du cinéma où les opérateurs s’en tenaient à la contrainte frustre de la longueur de la bobine. Ce que l’on appela par la suite les Vues Lumière, du nom de leurs illustres auteurs, duraient 50 secondes au maximum (ce qui équivaut environ à 17-20 mètres de pellicule). Ces plans séquences étaient fixes, et l’opérateur économe disposait sa caméra avec science afin de pouvoir englober l’ensemble de la scène qui devait se dérouler sous sa lentille. C’est bien à ce dispositif que l’on pense en voyant Marseille s’éloigner, dans un noir et blanc granuleux qui nous rappelle que le cinéma, c’est encore de la matière.(Olivier Pierre, Catalogue du 19ème Festival International du Documentaire de Marseille, 2 au 7 juillet 2008).

    Montre oeil mon oeil (Episode d'Outrage et rebellion)

    2009 - 3min. 37 - Production : Gérard Courant, Les Amis de Cinématon. - Chanson : Dégueulasse de Élisa Point et Fabrice Ravel-Chapuis - Dessins : Damien Roudeau. - Vidéo Mini-DV. Noir et blanc et couleur.

    Les faits : Le 8 juillet 2009, la police a évacué une clinique occupée dans le centre-ville de Montreuil. Cette clinique avait pris la forme d’un centre social avec des logements, des projection de films, un accueil et des conseils aux sans papiers, des repas, une organisation collective et communautaire.

    Pour protester contre cette évacuation, des résidents et amis organisèrent un gigantesque repas dans une rue piétonne voisine : la rue du Capitaine Dreyfus.

    Après ce repas, un groupe se rendit vers la clinique évacuée, à quelques centaines de mètres de là et se trouva face-à-face avec des policiers. Ces derniers tirèrent sans sommation avec leur flash ball et une balle atteignit le comédien Joachim Gatti, fils de Stéphane Gatti et petit-fils d’Armand Gatti, en plein visage. Joachim Gatti s’effondra, le visage en sang et un œil crevé !

    Un film collectif : À la suite de cet événement et sous l’impulsion de Nicole Brenez, un collectif s’est organisé pour réaliser un film à sketches qui « révèle la répression en France, un film qui soit à la fois un hurlement, un coup, une bordée d’insultes, une analyse lucide, un manifeste extra-lucide, un poème d’amour pour la révolte, de l’extasy politique, une méditation, un baume sur les blessures, un appel à la mutinerie ». Ce film collectif a un titre : Outrage & rébellion et plus d’une quarantaine de cinéastes ont répondu à l’appel.

    Montre Œil Mon Œil est ma contribution à ce travail collectif. Le film est un hommage aux Ciné-tracts tournés durant mai 68. Il n’est fait que d’images fixes qui alternent documents photographiques des manifestations des 8 et 13 juillet 2009, BD de Damien Roudeau sur les événements montreuillois et photos de flash ball.

    Dégueulasse VI

    2009 - 5 min. Chanson : Élisa Point, Fabrice Ravel-Chapuis. - Production (film) : Les Amis de Cinématon, Gérard Courant. Vidéo Mini-DV. Noir et blanc.

    Dégueulasse VI est une version remixée de la chanson chantée par Élisa Point et Fabrice Ravel-Chapuis. Elle est plus longue de deux minutes que la version originale. La bande-image est la séquence finale légèrement ralentie de À bout de souffle de Jean-Luc Godard interprété par Jean Seberg et Jean-Paul Belmondo. (Gérard Courant)

    24 passions

    1980-2003, extrait, 4 min. - Image générique : Richard Copans. - Montage : Elisabeth Moulinier. - Son : Jean-Daniel Bécache. - Partition sonore : Hélène Ducret, Dominique Dalmasso. -Interprétation : Les habitants de Burzet (Ardèche), Gérard Courant. - Production : Les Films d’Ici (Richard Copans), Centre National de la Cinématographie. - Super 8 mm.Couleur. Sonore.

    Chaque année,
    De 1980 à 2003,
    J'ai filmé
    Chaque Vendredi Saint
    La reconstitution du chemin de croix
    De la Passion du Christ
    À Burzet,
    Un village isolé de l'Ardèche
    Où les villageois, depuis sept siècles,
    Se costument pour y célébrer et perpétuer
    Ce rite religieux.

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    24 passions, est une de ces œuvres « sérielles » qu’affectionne le cinéaste mais, à l’inverse d’A travers l’univers, il ne s’agit plus de filmer un lieu sous toutes ses coutures mais le même évènement dans le temps. Dans un petit village de l’Ardèche (à Burzet), les habitants se costument tous les Vendredis Saints (depuis le 13ème siècle !) et reconstituent la Passion du Christ. De 1980 à 2003, Gérard Courant, armé de sa caméra Super 8, s’est rendu sur les lieux pour filmer la célébration de ce rite religieux. [...]

    Le travail d’archiviste qu’effectue encore une fois Courant force l’intérêt mais il manque peut-être un dispositif plus fort (paradoxalement) qui emporterait totalement l’adhésion. On sent que le cinéaste cherche à trouver, d’année en année, des rimes visuelles (gros plans sur le visage du Christ, même plan récurrent de la montée au Calvaire…) mais ces petits extraits de ces Passions restent finalement assez « autonomes » les uns par rapport aux autres et peut-être aurait-il fallu établir un dispositif encore plus contraignant (que ce soit en terme de durée ou de cadrages) pour que nous puissions avoir de véritables éléments de comparaisons.

    Finalement, ce qui séduit le plus, ce sont les « accidents », comme cette année 1985 où un orage empêcha la procession, obligeant Courant à se contenter d’un plan de la façade de l’église et des montagnes environnantes…

    (Docteur Orlof,  Le blog du Dr Orlof, 22 février 2010).

    Zanzibar à Saint-Sulpice

    1999 - 9 min. - Interprétation : Jacques Baratier, Catherine Baratier, Serge Bard, Caroline de Bendern, Jacques Boissonnas, Laura Duke Condominas, Gérard Courant, Alain Dister, Garcia, Patrick Deval, Caroline Garrel, Esther Garrel, Lena Garrel, Philippe Garrel, Marcel Mazé, Ester de Miro, Dominique Noguez, Jackie Raynal, Jean-Paul Sarré, Sally Shafto, Serge T, Zouzou. - Production : Gérard Courant, Les Amis de Cinématon, Les Archives de l’Art Cinématonique. - Super 8 mm. - Couleur. Muet.

    Trente ans après leur révolution poético-cinématographique, les membres du groupe Zanzibar et quelques-uns de leurs amis se retrouvent au café de la Mairie, place Saint-Sulpice à Paris.

    Zanzibar à Saint Sulpice est un court-métrage de neuf minutes qui pourrait être une sorte de version longue des portraits de groupe qu’affectionne Courant. Le groupe Zanzibar est une constellation informelle d’artistes (peintres, cinéastes, modèles…) regroupés sous cette bannière au moment de Mai 68. C’est sous ce label que furent distribués (et en partie financés par la mécène Sylvina Boissonnas) certains des premiers films de Philippe Garrel (Le révélateur, Le lit de la vierge…). 30 ans après, tous ces gens se retrouvent dans un café place Saint-Sulpice à Paris et Gérard Courant immortalise le tableau avec sa caméra Super-8. Au-delà du côté « people » (retrouver Serge Bard, Philippe Garrel, Zouzou, Jackie Raynal et les autres à la terrasse d’un café) se dessine en creux toutes les obsessions de Courant : le temps qui passe, la capacité du cinéma a fixer les instants précieux pour l’éternité, la fidélité en amitié…

    (Dr Orlof, Le blog du Dr Orlof, 21 mars 2010).

    De ma chambre d'hôtel

    1991-2010 - 4 min.  - Production : Les Amis de Cinématon, Gérard Courant. - Cinéma Super 8 mm, puis Vidéo Mini-DV. Couleur. Muet.

    De ma chambre d’hôtel est une série cinématographique qui montre, en un seul plan fixe et large (du n°1 jusqu’au n°30) puis en une vingtaine de plans fixes de toutes grosseurs (à partir du n°31) d'une durée de 3 minutes et 20 secondes, une vue (puis une vingtaine de vues à partir du n° 31) des différentes chambres d’hôtel où j’ai eu l’occasion de séjourner. Gérard Courant)

     Gérard Courant est probablement le représentant le plus radical d’un cinéma conceptuel en France. Une partie importante de sa filmographie se décline en séries qui travaillent sur l’altéralité (des gens, des lieux) à travers un système et des options esthétiques identiques d’un sujet à l’autre. Courant est un des descendants les plus purs des frères Lumière : dates, endroits et titres des films ou des fragments correspondent toujours rigoureusement à la réalité – celle des personnages (leur fonction), des lieux et des horaires de tournage. Le cinéaste, qui a été aussi journaliste, a constitué un important corpus documentaire sur divers aspects artistiques, culturels et sociaux de notre temps. (Raphaël Bassan, Encyclopaedia Universalis, 2005)

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    Couples

    1985-2010, 7 min. - Interprétation : Arrabal, Philippe Sollers, Juliet Berto, Lou Castel, Catherine Millet, Julie Delpy, Béatrice Romand, Sapho, etc. - Production : Les Amis de Cinématon, Gérard Courant. - Super 8 mm. Kodachrome. Couleur. Muet.

    Présentation : Couple est une série cinématographique de portraits filmés qui montre, en un seul plan-séquence fixe, muet et large, de 3 minutes et 20 secondes, deux personnes libres de faire ce qu’elles désirent.(Gérard Courant)

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    10 Cinématon

    1978-2010, 40 min. - Interprétation : 2319 personnalités artistiques dont Jean-Luc Godard, Sergueï Paradjanov, Wim Wenders, Jack Lang, Philippe Sollers, Juliet Berto, Jean-Paul Aron, Félix Guattari, Jean Dutourd, Pierre Gripari, Terry Gilliam, Samuel Fuller, Joseph Losey, Ettore Scola, Maruschka Detmers, Sandrine Bonnaire, Maurice Pialat, etc. - Production : Les Amis de Cinématon, Gérard Courant. - Super 8 mm. Kodachrome. Couleur (et 14 Cinématons en noir et blanc). Muet.

    Cinématon est une série cinématographique de portraits filmés montrant une personnalité des arts, de la culture, de la politique ou du spectacle, en un seul gros plan fixe et muet, dans lesquels elle est libre de faire ce qu'elle veut. (Gérard Courant)

    Avec le presse-purée électrique, la bombe atomique, la Mariée mise à nu par ses célibataires même, le cinéma sans images et l’orange sans pépins, les Cinématons sont, à l’évidence, une des inventions majeures du XX e siècle. Louons-en à jamais leur fondateur et tressons-lui une dernière couronne de périphrases méritées : salut donc à toi, ô Nadar du super 8, ô grand ordonnateur de nos pompes pas encore funèbres, ô Saint-Simon visuel de cette fin de siècle, ô Jivaro de nos têtes ! (Dominique Noguez, Éloge du cinéma expérimental, éditions Paris expérimental, 2000)

    Gérard Courant est fou. Voilà dix ans qu'il filme en plan fixe et pendant quatre minutes, ceux et celles qui acceptent de se prêter au jeu. Dans le livre qu'il vient, non pas d'écrire, mais de mettre en images, mille portraits défilent sous nos yeux, mille « cinématonés », célèbres ou inconnus, mille instantanés assortis d'un petit commentaire de l'auteur, avec le jour et l'heure ou ça s'est passé. On peut trouver ça horripilant, inutile, prétentieux. Mais l'obstination de Gérard Courant a quelque chose de troublant. Un homme qui consacre sa vie à filmer ses contemporains ne peut pas être un bouffon. En feuilletant Cinématon, en regardant ces visages, enconsultat les statistiques insensées des dernières pages, on est effectivement partagé entre l'irritation et le vertige. Irritation car on ne comprend pas pourquoi une entreprise à priori aussi gratuite, aussi dérisoire peut à ce point mobiliser une existence. Vertige, parce que cette même irritation provoque au bout du compte une espèce d'ivresse métaphysique. Cinématon est une négation du temps qui passe. Le présent y est pétrifié, enfermé dans la prison d'une simple photographie.

    Cinématon est une œuvre d'art.

    Starfix 80 / janvier 1990 à l'occasion de la sortie du livre Cinématon (éd Henri Veyrier).

  • Carte blanche au festival tourné monté de Strasbourg

    Carte blanche au festival Tourné Monté Super 8 de Strasbourg

    Samedi 20 novembre - 14h00 - Cinéma Mercury - 16 place Garibaldi à Nice

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    Programme présenté par Hervé Roesch, Président de l’association Ma Lucarne depuis 2010, il est en charge du Festival Tourné Monté Super 8 de Strasbourg depuis 2007. Opérateur de prise de vue et monteur, il réalise et travaille sur des projets de films documentaires et de courts-métrages, notamment en Super8. Il anime également des ateliers d’initiation cinématographique auprès de jeunes en milieu scolaire et périscolaire.

     

    L’association Ma Lucarne et le festival

    Le festival Tourné Monté Super 8 de Strasbourg a vu le jour en 1999, autour d’une idée commune, donner la possibilité au plus grand nombre de réaliser un film en pellicule à moindre coût et de le confronter au Public. La technique Tourné Monté utilisée par les réalisateurs est de tourner leur film dans leur continuité, la première prise est la bonne !!!

    Toute l’originalité du Festival repose sur un principe simple, ni le public, ni les réalisateurs, ni même les organisateurs n’ont vu les films qui vont être diffusés le soir du Festival. Le challenge est d’autant plus difficile que les réalisateurs doivent sonoriser en direct leur film qu’ils n’ont jamais vu.

    Le Festival Tourné Monté Super 8 est un concours de courts métrages qui est organisée depuis 2007 par l’association Ma Lucarne. L’association a pour but de soutenir, réaliser et promouvoir des projets multimédias et audiovisuels. Nos membres se sont rassemblés autour d’une même idée : apporter un regard alternatif sur la société et la vie de la Cité.

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    Photographie DR

    Les films

    Stressbourg, documentaire de Afsaneh Cherehgosha (Couleur).

    Making Eight, Documentaire expérimental de Hervé Roesch (Noir et blanc).

    Deux films réalisés en Tourné-Monté dans le cadre du festival Super8 de Bremen en Allemagne (site). Nous avons été conviés en début d’année pour présenter le festival de Strasbourg. Leur formule diffère de la notre, ce ne sont pas les réalisateurs qui sonorisent leur films mais des musiciens qui improvisent en fonction de l’atmosphère désirée. Le festival se nomme « Nie Gesehen, Nie gehort », qui se traduit par « Pas Vu ni entendu ».

    Les deux films que nous avons réalisé permettre d’introduire la ville de Strasbourg. Afsaneh a une approche documentaire et le film que j’ai réalisé est un film sur le film d’Afsaneh.

     

    Petit Best-Of de l’édition 2009. La sélection est éclectique et représentative du festival.

    Theat d'Alexandre Moisescot (Fiction, couleur)

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    Là où les regards nous emmènent de Vincent Besson (documentaire, noir et blanc)

    Le couscous de l’école de Guillaume Martin (Film de propagande, couleur)

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    Film sans caméra de William Turneau (Expérimental, couleur)

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    Trou noir de Louison Pochat & Ricard Cola (Fiction, couleur)

    Vacherie de David Cinelli (documentaire, couleur)

    Time Lapse de Maxime Michel (Fiction, couleur)

    Chrysalide de Fabien Cimetière & Dominique Jung (Epouvante, noir et blanc)

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    Ce Petit Monde des insectes de Roger Batteault (Animalier, couleur)

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    Moustic Story de Claude Kunowitz (comédie non dramatique, couleur)

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    Le grand déballage de Kolbitr Viktor (Animation, couleur)