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Diffusion - Page 3

  • Joe Limonade au Mercury le 8 février

    Du 6 au 13 février 2015 se tiendra au cinéma Mercury (16 place Garibaldi – Nice), le 13ème Festival annuel de l'association Cinéma Sans Frontières sur le thème : Le cinéma sens dessus dessous, quad le cinéma joue avec ses codes. Polar, western, fantastique, documentaire, découvrez la programmation complète en cliquant sur l'affiche :

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    Dans ce cadre, Regard Indépendant s'associe à vénalement en présentant le très original western Tchécoslovaque Joe Limonade (Limonádový Joe aneb Koňská opera) réalisé par Oldřich Lipský en 1964 et sorti en France l'année suivante. L'occasion pour la président de Regard Indépendant de revenir sur ce genre majeur du cinéma.

    Combien d’enfants de part le monde n’ont pas joué aux cow-boys et aux indiens, arpentant cet univers d’aventures que Jacques Brel appelait « le Far West » ? Le western, ses mythes et ses codes ont nourrit l’imaginaire de plusieurs générations. « Cinéma américain par excellence » selon André Bazin, « Art typiquement américain avec le jazz » pour Clint Eastwood, le genre est né quasiment avec le cinéma, quand les spectateurs de 1903 découvert Le vol du grand rapide de Edwin S. Porter et Wallace McCutcheon. Très vite populaire, les courts métrages en deux-bobines prolongent le succès des revues à bon marché et révèlent des stars comme Broncho Billy Anderson, Tom Mix,William S. Hart ou Harry Carey. Il acquiert ses lettres de noblesse avec La caravane vers l’ouest (1923) de James Cruze et Le cheval de Fer (1924) de John Ford, vision épique de l’histoire récente des USA. En 1930, l’échec de La piste des géants de Raoul Walsh le relègue aux films de série et aux cow-boys chantants pour une décennie. Il revient au premier plan avec une série de grands films signés, à la fin des années trente par John Ford, Henry King, Cecil B.DeMille et Fritz Lang.

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    A la fin des année cinquante, le transfert de la série B à la télévision et les mutations de Hollywood donnent au genre un coup de mou. Il va se produire alors un phénomène unique dans l'histoire du cinéma. Le western est repris par l'Europe, l'Italie en particulier, qui bouleverse les codes pour donner naissance à un sous genre prolifique et très populaire une dizaine d'années. La disparition des grands maîtres, le naufrage du cinéma italien, l'avènement du cinéma de science-fiction et l'échec symbolique de La porte du paradis de Michael Cimino, signent un radical coup d'arrêt. Une génération s'éteint. Pourtant la nouvelle va reprendre formes et codes pour les injecter dans de nouveaux univers. Le western mute. D'où vient cette vitalité ? Sans doute de la simplicité de ces formes et codes qui leur ont permit de s'imprimer en profondeur dans les imaginaires collectifs et leur donne une souplesse ouvrant de multiples possibles. Un certain type d'attitude, de paysage, d'écriture, de musique, de cadre cinématographique, sont immédiatement identifiés « western » quand bien même ils se situent dans un cadre qui n'a rien à voir avec l'histoire de l'Ouest américain de la seconde moitié du XIXeme siècle.

    Souplesse. Raciste, impérialiste, violent, sexiste, homophobe, réactionnaire, manichéen, le western a été tout cela, mais il a pu plus souvent que l'on ne le croit, être le contraire. Comme en son temps la tragédie classique, le western peut aborder tous les thèmes et le plus grand, celui de la condition humaine. Il peut parler de toutes les époques, raconter toutes les histoires. Dès le départ, il séduit tout le monde. Dès 1906 Joë Hamman et Jean Durand tournent des westerns dans le bois de Meudon et en Camargue. Nous le retrouverons dans les films de cangaceiros brésiliens, au Chili et en Argentine dans la pampa sauvage. Il dialogue avec les films de samouraïs japonais d'Akira Kurosawa qui inspire en retour John Sturges et Sergio Leone. Le wuxapian chinois pille ses bandes sonores, les allemands de l'Est font des indiens des héros anticolonialistes et à l'Ouest on adapte les romans de Karl May. Australiens et sud-africains mettront le genre à leur sauce. Les turcs aussi produiront toute une série de westerns à partir des années soixante.

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    Joe Limonade présenté ce soir est typique de cette universalité du genre. Réalisé en 1964 par le réalisateur Oldřich Lipský en Tchécoslovaquie, il s'inspire des écrits de Jiří Brdečka, également scénariste. Le film a une évidente visée parodique, mais avec un respect amusé pour les codes, rendant hommage aux cow-boys de l'ère du muet comme des cow-boys chantants. On pense beaucoup à Roy «Yeepee-kaï-yay »  Rogers et ses chemises chamarrées. Le héros du titre, tireur d'élite, est aussi grand buveur du soda Kolaloka ce qui permet d'égratigner l'« Américan way of life » des sixties. Comédie musicale aux filtres de couleurs vives, Joe Limonade aligne les clichés comme à la parade pour les passer à la moulinette de l'inventivité du cinéma des pays de l'Est de l'époque et de son sens aigu de l'humour. Le film se rapproche avec bonheur d'une version cinéma du Lucky Luke de Morris et Goscinny. Il bénéficie surtout d'une production soignée, avec des moyens conséquents, d'une interprétation pleine de fantaisie, et d'une réalisation vive qui en font plus qu'une simple curiosité, un véritable OVNI à découvrir, une manière de film culte.

  • Rappel : Table ronde

    16h30 Cinéma Mercury

    Courts métrages suivis d'une table ronde : la production indépendante par l'exemple

    Table ronde : La production indépendante par l'exemple.

    Animation : Vincent Jourdan, président de Regard Indépendant.

    Avec la participation des réalisateurs de la 16e édition des Rencontres.

    Aux questions qui se posent à ceux qui souhaitent se lancer dans la réalisation d'un premier film, à côté des nombreuses informations sur les filières classiques, Regard Indépendant vous propose de partager l'expérience particulière des réalisateurs que nous aimons programmer aux Rencontres. Plus particulièrement, nous avons demandé à Guillaume Levil et à Xavier Ladjointe comment ils travaillent avec passion et acharnement à monter leurs films.

    Guillaume Levil à travers sa structure Les Nous, créée avec Bruno Duyé, a réalisé plusieurs courts métrages dont le plus récent sera diffusé en première partie. Né en Provence et aimant tourner dans le sud, Guillaume Levil a également pu monter un long métrage Une lettre ne s’écrit pas  (2013). Maîtrisant chaque étape, ses films ont beaucoup circulé en festivals et sur certaines chaînes de télévision. La vieille dame qui ne souriait plus (2010) a ainsi été sélectionné dans plus de 60 festivals et a obtenu 17 prix internationaux. Le site de Guillaume Levil.

    Xavier Ladjointe tourne depuis près de dix ans alternant autoproductions et démarches plus classiques auprès de producteurs professionnels. Il est l'auteur de deux longs métrages atypiques Ma vie avec ATTAC 06 (2009) et À toi qui vas naître (2011) qui ont tous deux circulé en festivals et été édités en DVD aux éditions l'Harmattan. Il travaille actuellement à un nouveau long métrage personnel.

    Au programme :

    Bandes annonces de Kodachrome (collectif K-14) et La machina (Thierry Paladino)

    Extrait de Ma retirada ( Xavier Ladjointe )

    «  Ma mère commençait à perde la mémoire. Alors Cet été, je suis parti en Espagne avec elle et ma famille pour filmer l'Histoire oubliée de mes grands-parents. Cette quête m'a emmené à reconsidérer mon engagement dans ma propre vie ... ».

    Ce journal initiatique raconte l'exil de mes grand-parents réfugiés espagnols en France. Il implique mon regard sur cette Histoire et finit par interroger mon engagement dans la vie.

    Un Tour de cheville – Un film de Guillaume Levil – Production Les NOUS – Image : Alexis Doaré - Son : Camille Giuglaris, Bruno Duyé - Musique originale : Aurélie Martin – Montage Lara : Tosello – 2014 – HD – 1.77 – Couleur – 2.0. –12 min.

    Avec : Benoit Thiebault, Lucas Prisor, Caroline Raynaud et Alix Bénézech.

    Un homme récite maladroitement sa déclaration d’amour en haut d’une montagne : « Je sais que j’ai hésité parfois. Mais là, c’est toi que j’ai choisi… ».

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  • La Machina

    Présentation du film La machina de Thierry Paladino avec Serge Dotti, lors du Festivous à Ilonse.

    Diffusé le samedi 29 novembre à 14h30 au Cinéma Mercury.

  • 28 novembre - Programme du vendredi soir

    20h00 Cinéma Mercury

    Autour du Super 8

    Kodachrome - Un film d'Agathe Corniquet, Julien Doigny, Nicolas Lebecque, Thyl Mariage et Lydie Wisshaupt-Claudel (Collectif K-14) – Production Les Renards avec le soutien du Gsara et la participation de Charbon Studio – Belgique – 63 min.

    Déplorant la mort annoncée du procédé Kodachrome, une équipe de quatre jeunes gens veut réaliser le dernier film de l’histoire de l’humanité tourné avec l’émulsion en sursis. Ce compte à rebours les entraîne dans un voyage introspectif où se mêlent l’urgence créatrice et la sensation brûlante de l’expression menacée.

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    22h00 Cinéma Mercury

    Courts métrages programme régional 1

    Souffle court – Un film de Florian Schönerstedt – Musique : Dorian Ecoiffier – Animation – 2 min.

    2e prix du jury ARTE Concours séquence suédées « À bout de souffle »

    Le diable est dans les détails.

    Kurtz pas mort, il récite des poèmes dans la rizière – Un film de Antoine Banni – 2014 – 10 min.

    Avec Eleonora d'Arborea, Gustavo, Urbain le Pieu, Zarathou

    Le clown Gustavo veut monter un numéro avec le colonel Kurtz (contrairement à la légende, l'ex-agent des forces spéciales a survécu à l'enfer de la guerre du Vietnam et s'est reconverti dans la déclamation poétique). Malheureusement, Kurtz reste insaisissable.

    Sur la route des Zavapa – Un film de Rémy Masseglia – Les'Art –2014 – 43 min.

    Un reportage burlesque signé Rémy Masséglia/Lez'Art Création. Avec de nombreux clowns professionnels : Nathalie Masséglia, Olivier Debos, Mathilde Feuerbach, Didier Super, Marina Bouin et les musiciens de la Compagnie burlesque du Bestiaire à Pampilles.

    L’histoire d’un petit cirque itinérant, qui parcourt les campagnes et ambitionne de surprendre les habitants d’un petit hameau de 32 habitants (Piène-Haute, Alpes-Maritimes), avec ses attractions « uniques au monde ».

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    Oh, tu tires ou tu pointes ? - Un film de Elisabeth Leuvrey – Production Shellac Sud / Le GREC - Images : Renaud Personnaz - Son : Anouk Batard et Jérôme Michel - Montage : Elisabeth Leuvrey et Bénédicte Mallet – 2014 – 12 min.

    A priori la danse contemporaine et le jeu de pétanque n’ont rien à faire ensemble. Mais nous sommes à Marseille et les mondes se partagent le territoire au-delà des probabilités.

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  • 28 novembre - Programme du vendredi après-midi

    Programme du Vendredi 28 novembre

    14h30 Cinéma Mercury

    Courts métrages - Films d'écoles et d'ateliers

    Ateliers d'initiation à l'image en milieu scolaire encadrés par l'association Héliotrope

    La révolution collégienne – Collège P. Bonnard – Le Cannet – 2014 – 9 min.

    We have  a dream –Lycée Guillaume Apollinaire – Nice – 2014 – 9 min.

    Nos limites – Lycée du Parc Impérial – Nice – 2014 – 10 min.

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    Atelier Passeurs d'Images

    Et ma bouche qui se tait... - Un film réalisé par Il était un truc..., Christine Lidon et l'association Epilogue - Production : DRAC PACA, VVV/ACSE, SACEM et la culture avec la Copie Privée - Scénario : Il était un truc... et Florian Schonerstedt - Musique originale : Christine Lidon – HD – 2014 – 3 min. 48 s.

    Un peintre en manque d’inspiration est malmené par des formes artistiques qui s’animent jusqu'à l’entraîner dans une transe qui le mène à la lumière créatrice.

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    Films d'étudiants ESRA Côte d'Azur

    Yan - Un film de Jonathan Hudic- Production ESRA Côte d'Azur - Prix du meilleur film d'animation / Palmarès du Jury Professionnel ESRA Côte D’Azur –Animation – Support Numérique – 2014 – 8 min.

    Yan, un adolescent dans le coma, est dans un état critique suite à un arrêt cardiaque. Auprès de lui, sa mère désespère de ne voir aucune amélioration. Prisonnier dans un corps inerte, le jeune homme s’enfonce cependant dans un monde futuriste où il vivra une aventure extraordinaire et luttera pour sa propre survie.

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    Système – Un film de Antoine Desvergnes – Production ESRA Côte d'Azur – Responsables de production : Lynda D'Alexis et Séverine Tibi – Fiction – Support Numérique –2014 –18 min 50 s.

    Avec Thomas Jeand'Heur, Matthias Léonard Lang, Anne Thorens, Laeticia Boetto, Franck Vidal et Iloni Jarry.

    En 2074, dans un monde où l’image est devenue omniprésente, un jeune homme assiste sur son écran au meurtre d’une jeune femme sans pourvoir intervenir. Des événements tragiques vont alors se succéder.

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    16h30 Cinéma Mercury

    Courts métrages suivis d'une table ronde : la production indépendante par l'exemple

    Bandes annonces de Kodachrome (collectif K-14) et La machina (Thierry Paladino)

    Extrait de Ma retirada ( Xavier Ladjointe )

     

    «  Ma mère commençait à perde la mémoire. Alors Cet été, je suis parti en Espagne avec elle et ma famille pour filmer l'Histoire oubliée de mes grands-parents. Cette quête m'a emmené à reconsidérer mon engagement dans ma propre vie ... ».

    Ce journal initiatique raconte l'exil de mes grand-parents réfugiés espagnols en France. Il implique mon regard sur cette Histoire et finit par interroger mon engagement dans la vie.

     

    Un Tour de cheville – Un film de Guillaume Levil – Production Les NOUS – Image : Alexis Doaré - Son : Camille Giuglaris, Bruno Duyé - Musique originale : Aurélie Martin – Montage Lara : Tosello – 2014 – HD – 1.77 – Couleur – 2.0. –12 min.

    Avec : Benoit Thiebault, Lucas Prisor, Caroline Raynaud et Alix Bénézech.

    Un homme récite maladroitement sa déclaration d’amour en haut d’une montagne : « Je sais que j’ai hésité parfois. Mais là, c’est toi que j’ai choisi… ».

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    Table ronde : La production indépendante par l'exemple.

    Animation : Vincent Jourdan, président de Regard Indépendant.

    Avec la participation des réalisateurs de la 16e édition des Rencontres.

    Aux questions qui se posent à ceux qui souhaitent se lancer dans la réalisation d'un premier film, à côté des nombreuses informations sur les filières classiques, Regard Indépendant vous propose de partager l'expérience particulière des réalisateurs que nous aimons programmer aux Rencontres. Plus particulièrement, nous avons demandé à Guillaume Levil et à Xavier Ladjointe comment ils travaillent avec passion et acharnement à monter leurs films.

    Guillaume Levil à travers sa structure Les Nous, créée avec Bruno Duyé, a réalisé plusieurs courts métrages dont le plus récent sera diffusé en première partie. Né en Provence et aimant tourner dans le sud, Guillaume Levil a également pu monter un long métrage Une lettre ne s’écrit pas  (2013). Maîtrisant chaque étape, ses films ont beaucoup circulé en festivals et sur certaines chaînes de télévision. La vieille dame qui ne souriait plus (2010) a ainsi été sélectionné dans plus de 60 festivals et a obtenu 17 prix internationaux.

    Xavier Ladjointe tourne depuis près de dix ans alternant autoproductions et démarches plus classiques auprès de producteurs professionnels. Il est l'auteur de deux longs métrages atypiques Ma vie avec ATTAC 06 (2009) et À toi qui vas naître (2011) qui ont tous deux circulé en festivals et été édités en DVD aux éditions l'Harmattan. Il travaille actuellement à un nouveau long métrage personnel.

  • Les 16èmes Rencontres Cinéma et Vidéo à Nice

    Les 16e Rencontres Cinéma et Vidéo à Nice

    Cinéma Mercury - Le Volume

    27 – 29 novembre 2014

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    Toute l'équipe de regard Indépendant a le plaisir de vous convier aux 6ème édition des Rencontres Cinéma et Vidéo se dérouleront du jeudi 27 au samedi 29 novembre au sein de deux lieux culturels niçois : la salle le Volume et le cinéma Mercury.

    L’association Regard Indépendant poursuit son travail de valorisation de la création indépendante et du format argentique super 8 qui fêtera l'an prochain ses cinquante années d 'existence.

    Nous avons a choisi le thème aux multiples interprétations « Ville folle » pour ce rendez vous annuel. Les films réalisés tout au long de l'année sur ce thème, en super 8 sur le principe du « tourné-monté », seront projetés au cinéma Mercury le samedi 29 Novembre à partir de 20h30.

    Les trois journées des Rencontres seront, comme à l’accoutumée, dédiées à la création cinématographique régionale. Il sera proposé une sélections de films d'école et d'ateliers et des courts métrages de réalisateurs et réalisatrices régionaux, films d'animation, fictions, documentaires et expérimental. Il sera possible de découvrir les œuvres de Florian Schonerstedt, Antoine Banni, Élisabeth Leuvrey, Jonathan Hudic, Julie Perreard ou Amine Sabir. Les réalisateurs seront présents pour répondre aux questions du public.

    Pour tous ceux qui souhaitent passer à l'acte cinématographique, Guillaume Levil animera avec Xavier Ladjointe une séance spéciale autour de la réalisation et de la production indépendante le vendredi à 16h30. Sur les écrans également, La machina, original long métrage de Thierry Paladino qui va de village en village dans le sud de la France. Un film à voir en famille.

    L'ouverture sera l'occasion d'une carte blanche à nos amis normands de La Petite Marchande de Films, d'un concert de Jean-Louis Chinaski et d'une nouvelle session de « Ramène ta bobine » ou les spectateurs sont invités à apporter leurs anciens films en super 8 pour une projection surprise.

    Autour du super 8, nous proposerons vendredi 20h00 la découverte de Kodachrome, long métrage en forme de road movie réalisé par le collectif « K-14 », quatre jeunes réalisateurs belges épris de cette pellicule mythique.

    Les 16èmes Rencontres Cinéma et Vidéo à Nice

    Du 27 au 29 novembre 2014

    Cinéma Mercury – Le Volume – Nice

    Tarif 4 € / Soirée Le grand soir du super 8 tarif unique 8 €

    Contact : regardindependant@gmail.com

    Tel : 06 23 07 83 52

    Visuel : Didier Balducci

    Rejoignez nous sur Facebook : http://www.facebook.com/Les16eRCVN

  • Soirée super 8 à la Providence le 19 septembre

    C'est la rentrée de Regard Indépendant !

    L'association Regard Indépendant est heureuse de répondre à l'invitation de la Semeuse pour organiser une soirée de projections en super 8 le vendredi 19 septembre 2014.

    super 8, la providence

    L’événement débutera dès 20h00 avec la présentation des prochaines et 16e Rencontres Cinéma et Vidéo à Nice qui se tiendront du 27 au 29 novembre au Volume et au Cinéma Mercury. La présentation agrémentée de quelques images sera suivie d'un moment convivial autour d'un verre.

    Dès que la nuit sera tombée, nous vous proposons dans un premier temps de découvrir ou de revoir les meilleurs films de notre collection 2013 « De 5 à 7 » de courts métrages en super 8 tourné montés. La projection aura lieu en super 8 avec les films du palmarès (jury et public). Belle occasion de voir dans leur format d'origine les œuvres de Sandra Fatté, Jan Peters, Morgad Le Naour, Sacha Casadamont Duval, Cate Baron, Charbel Kamel, Hugues Klingelschmitt et du Radis Calciné.

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    Une fille de Belleville et de Ménilmontant

    de Sacha Casadamont Duval

    super 8, la providence

    Petites annonces de Sandra Fatte

    La seconde partie du programme est un tout nouveau concept que nous avons appelé « Ramène ta bobine ». Le programme, c'est vous qui allez le composer. Nous vous proposons de fouiller dans vos greniers, vos placards ou vos caves et de nous apporter lors de la soirée vos anciens films en super 8.

    Cherchez bien, il y a sûrement des délires, des films de vacances, des petites fictions, des documentaires, des créations oubliées que vous aurez plaisir à redécouvrir en projection et à faire partager. Des bandes son vous seront proposées pour agrémenter vos images.

    Pour proposer un film, prenez contact avec nous :

    regardindependant@gmail.com

    06 23 07 83 52

    Programme :

    Présentation des 16e Rencontres Cinéma et Vidéo à Nice

    Expérience super 8 + Ramène ta bobine !

    Projections en plein air et en super 8

    Vendredi 19 septembre 2014 à partir de 20h00

    Centre Culturel de la Providence, (8 bis rue Saint Augustin) - Vieux Nice

    En plein air (si le temps le permet)

    Entrée libre

    Visuel Didier Balducci

  • 28 juin - Expérience super 8 à la Zonmé

    Dans la chaleur de ce début d'été, l'équipe de Regard Indépendant est ravie de vous inviter à vivre l'expérience super 8 en partenariat avec la Zonmé le samedi 28 juin à partir de 20h00.

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    C'est une première pour nous d'être accueillis dans ce lieu de culture et d'échanges. Au programme nous vous proposons de découvrir ou de revoir les meilleurs films de notre collection 2013 « De 5 à 7 » de courts métrages en super 8 tourné montés. La projection aura lieu en super 8 avec les films du palmarès (jury et public). Belle occasion de voir les œuvres de Sandra Fatté, Jan Peters, Morgad Le Naour, Sacha Casadamont Duval et du Radis Calciné... et quelques autres.

    Un second programme autour de notre thématique fétiche sera proposé en numérique. Nous ouvrirons par un amuse-bouche des 16e Rencontres Cinéma et Vidéo à Nice (27-29 novembre 2014) en Kodachrome. Puis les réalisateurs Xavier Ladjointe et Antoine Banni vous proposeront les versions inédites de leurs films « Carrousel » et « Ulysse ». Pour terminer en beauté, une carte blanche au Festival du super 8 tourné-monté de Strasbourg. Animé par l'association Ma Lucarne, il a tenu sa 11e édition au mois de mai. Le programme concocté par leurs soin proposera quelques-unes de leurs perles. Manière de feu d'artifice festival.

    L'équipe de la Zonmé assurera les rafraîchissements et, passé les projections, la restauration des heureux spectateurs.

    Programme

    Collection super 8 en tourné-monté « De 5 à 7 » - Présentation du DVD

    Petites annonces - Un film de Sandra Fatté – Premier prix du jury 15e rencontres Cinéma et Vidéo à Nice

    Ich bin 47 – Un film de Jan Peters – Second prix du jury et Prix du public 15e rencontres Cinéma et Vidéo à Nice

    Flightmare #2517 – Un film du Radis Calciné – Troisième prix du jury et Prix du public 15e rencontres Cinéma et Vidéo à Nice

    Hands – Un film de Cate Barron et Xavier Pasturel Barron

    Übermut - Un film de Charbel Kamel

    César de 5 à 7 – Un film de Morgad Le Naour – Mention du jury 15e rencontres Cinéma et Vidéo à Nice

    Une fille de Belleville et de Ménilmontant – Un film de Sacha Casadamont-Duval – Mention du jury 15e rencontres Cinéma et Vidéo à Nice

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    Petites annonces

    Pause

    Kodachrome (la bande annonce ) - Un film du Collectif K-14 – Production Les renards

    l'histoire de quatre Belges qui partent filmer le dernier labo développant le Kodachrome aux USA. Un road trip sur les traces du celluloïd.

    Carrousel – Un film de Xavier Ladjointe - Images : Xavier Ladjointe et Sacha Casadamont-Duval, assistés de Isabelle Angibaud - Avec Xavier et Thomas Ladjointe – Version numérique.

    Papa me filme avec sa caméra super 8 sonore. A la sortie de l'école avec ma voiture rouge et mon sweet-shirt rouge et aussi sur le manège depuis la buvette...

    Ulysse – Un film d'Antoine Banni – 14min.

    Je trouve une pellicule Super8 dans une bouteille.

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    Kodachrome

    Carte blanche au Festival de Strasbourg – Association Ma Lucarne

    Gottvertomi - 4min – 2006 - de Jacques Mathis

    L'histoire d'une famille gothique qui finit mal.

    Tourné Monté Mode d'emploi - 1min 40 – 2006 - de Fabien Bach

    Astuces pour réussir son film sans montage.

    SuperMouton - 4 min – 2006 - de Gilles Leroy - Prix du public 2006

    Un héros des temps modernes.

    Le grand déballage – 2min 30 – 2006 - de Victor Kolbitr

    Le devenir carton d'un homme.

    Le peuple de l'herbe -2 min 50 – 2011 -de Roger Batteault

    Microcosme.

    Pyram et Tisbé - 4 min 40 – 2011 - d'Alexandre Moisescot

    Quand une peine de cœur mène au suicide un preux chevalier

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    Super mouton (et Elvis)

    Informations

    Samedi 28 juin 2014 – 20h00

    Tarifs : PAF : 3 € + adhésion à la Zonmé obligatoire

    Restauration sur place

    La Zonmé

    7 bis Rue des Combattants en Afrique du Nord

    06000 Nice

    Contact : 06 23 07 83 52 - regardindependant@gmail.com

    Visuel Illys Poulpfiction

  • "L'arbre mort" de Joseph Morder - Un texte de Josiane Scoleri

     Tourné en 1987, L'arbre mort de Joseph Morder sera présenté pour la première fois à Nice ce samedi 18 janvier 2014 en présence du réalisateur. Gérard Courant, l'ami de longue date, sera également présent pour Le journal de Joseph M., documentaire de 1999 qui lui est consacré.

    Séances à 18h00 et 20h30 – Cinéma Mercury – 16 place Garibaldi – Nice

    L'arbre mort de Joseph Morder

    Un film en blanc, bleu, noir avec quelques touches de rouge

    Texte de Josiane Scoleri – Cinéma Sans Frontières

    Avec L'arbre mort, nous sommes transportés dans la Côte d'Azur mythique, telle qu'elle restera à jamais gravée dans la mémoire de tous les cinéphiles, entre Belle Époque et films de Hitchcock.Nous sommes en même temps dans les mélodrames hollywoodiens de la grande époque, chez Douglas Sirk ou Vicente Minelli, Couples flamboyants, belles dames énigmatiques et si élégantes, Décorum un rien guindé des belles demeures où évoluent comme dans un aquarium des familles distinguées et  délicatement décadentes... Tous les lieux du films ont cette aura de « luxe, calme et volupté » qui rima longtemps avec French Riviera.. Et pourtant le film a été tourné en super 8, comme on imaginerait un rejeton inattendu de l'Arte Povera au cinéma...

    Joseph Morder se plait à jouer avec les codes et à déjouer l'attente du spectateur. D'abord, par la non- linéarité du récit, et là nous sommes dans l'anti -Hollywood par excellence. Nous ne savons pas  toujours si nous sommes dans le récit au présent ou dans celui de la mémoire ; Ensuite par un remarquable travail sur le son, la voix off et les dialogues, souvent en décalage. La voix off se superpose volontiers aux dialogues et les rend inaudibles ou presque. Et tout est dans ce « presque. ». qui renforce l'atmosphère de chaque scène en frustrant le spectateur qui espère un instant, par un regain d'attention, combler les lacunes ou les ellipses grâce aux échanges entre les personnages. Sans oublier l'intermède musical quelques part au milieu du film. Joseph Morder aime les voix de femmes et les chansons d'amour qui finissent mal dans les cabarets enfumés.

    Mais peut être L'arbre mort est -il avant tout,un film sur la couleur et la lumière. Là encore, nous sommes sur la Côte d'Azur élue de tous les peintes du début du siècle :Matisse, Bonnard ou Dufy pour citer d' entrée de jeu les grands coloristes. Certains plans sont d'ailleurs directement inspirés de ces tableaux qui ont fait de la lumière leur véritable matière(cf la lecture de la lettre derrière les persiennes ou les scènes sur la Promenade des Anglais). Et très naturellement, avec cette sensibilité d'un homme qui a grandi dans le grand Sud, Joseph Morder joue avec subtilité des contrastes entre l'ombre et la lumière et va jusqu'à créer des ambiances de pénombres intimistes tournées à contre-jour (nous sommes très loin d' Hollywood dans la forme et pourtant si près de l'esprit du mélodrame déployant tous ses artifices pour que la pellicule vibre du magnétisme qui traverse les couples seuls au monde, entièrement absorbés d' eux mêmes).

    Laura presque toujours en blanc, Jaime en noir dans les bleus de la mer et du ciel. Le film offre une palette réduite qui revient comme un leit-motiv et contribue fortement à l'unité formelle du récit... Les plans fixes se succèdent rapidement, les clins d'oeil au cinéma aussi. Le super 8 ,de par ses contraintes propres, accentue le côté livre d'images ou faux film d'amateur. Et le puzzle prend forme peu à peu sous nos yeux. Et la Côte d'Azur devient le lieu de toutes les escales comme de la destination finale, quelque part en Amérique latine, dans une fluidité sans faille. 

    C'est là que le rouge va entrer en scène. Rouge de la passion amoureuse bien sûr, (d'ailleurs la jeune fiancée délaissée porte une robe bleu un peut éteint à pois blanc) mais aussi - et de manière plus surprenante – rouge de l'ardeur révolutionnaire.. Cette trame tardive vient ajouter une dimension totalement inattendue à ce qui était jusqu'ici la belle histoire stylisée d'un coup de foudre. La narration acquiert une profondeur soudaine et introduit pour la première fois des personnages autres, qui n'appartiennent pas au cénacle. D'abord l'ami en rupture de ban qui s'est retiré du monde et qui porte d'ailleurs un pull rouge – c'est la première fois que cette couleur apparait à l'écran - puis les domestiques qui sont les premiers à connaître la nouvelle du coup d’État et à l'annoncer aux maîtres.

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    Le réel qui avait été si minutieusement tenu à l'écart fait violemment irruption avec le texte du communiqué de presse diffusé à la radio. A la fois grotesque et sinistre, il pourrait parfaitement être celui de Pinochet ou de Videla au moment du putsch, dans leur obsession de l'ordre et de la morale catholique. Tout d'un coup le film bascule et s'accélère, L'espace d'un instant nous ne savons pas à quelle bifurcation, à quel retournement nous allons avoir droit. Mais nous pouvons faire confiance à Morder. Il tient bon la barre et veille au grain. Bien vite nous retrouvons nos deux amants qui courent éperdus, elle en rouge, lui en noir. Des retrouvailles oh combien romantiques,certes mais s'agit-il d'une fuite, sont-ils en danger ? Des coups de feu retentissent, Nous sommes au cimetière, la mort rôde.  L'arbre mort prend des faux airs de film à suspens sur toile de fond politique, qui l'eut cru? La maestria du réalisateur est tangible dans cette rupture de rythme aussi soudaine que fugace, car très vite tout s'apaise. Le mélodrame reprend tous ses droits. Les amants se sont retrouvés pour ne plus se quitter. La voie de l'amour est libre.

    Et pour boucler la boucle, la scène finale est le contre-point parfait de la si belle scène dans la chambre aux volets clos : à une lettre d'amour conjugal raisonnable et prévisible lue dans un intérieur douillet protégé d'une trop forte lumière et d'une trop grande chaleur répond une lettre de rupture plutôt froide lue dans la grisaille d'un square parisien. Sous ses airs modestes, L'arbre mort se révèle être une grande et subtile leçon de cinéma.

  • Joseph Morder et Gérard Courant à Nice le 18 janvier

    Une rencontre exceptionnelle vous est proposée par les associations Cinéma sans Frontières et Regard Indépendant au cinéma Mercury (16 place Garibaldi à Nice) le samedi 18 janvier. Projection des films : Le journal de Joseph M. de Gérard Courant suivi de L'arbre mort de Joseph Morder, présenté pour la première fois à Nice, en présence des deux réalisateurs.

    18h00 : Le journal de Joseph M. de Gérard Courant (1999 – 59 min.)
    Réalisé par son ami Gérard Courant, un portrait complice de Joseph Morder, cinéaste et fondateur facétieux des archives Morlock.
    Filmé dans son quotidien parisien, mis en scène avec malice, et lors d'une excursion à Bruxelles, le cinéaste, accompagné de sa fidèle caméra super 8, rencontre proches et amis - de Luc Moullet à Marcel Hanoun - et devise avec eux de son journal, des films et de la vie. Quelques extraits du journal filmé de Joseph Morder agrémentent ce portrait en liberté.

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    Joseph Morder est marqué aussi bien par le grand cinéma hollywoodien que par le bricolage de la Nouvelle Vague, par la comédie musicale comme par le mélo flamboyant, imbriquant dans ses récits à la première personne des fragments d'un juif exilé à Guayaquil en Equateur que l'errance a mené de Paris à New York, en passant par Berlin, Madrid, sans oublier une étrange contrée nommée Morlock. De ces influences et de ces pays, réels ou imaginaires, il a tout filmé.

    20h30 : L'arbre mort de Joseph Morder (1987 – 90 min.). Avec Philippe Fano, Rosette, Nicole Tuffeli et Patrick Zocco.
    Peu après la fin de la seconde guerre mondiale, dans un bateau reliant la France à l’Amérique du Sud, Laura rencontre Jaime. Arrivés à destination, les deux personnages se séparent par accident. Laura cherche son amant, Ricardo et Jaime se prépare à épouser Sofia, sa fiancée. Par un soir d’orage et de coup d’Etat, le destin entre dans la vie de Laura et de Jaime, grâce à un arbre mort...

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    Le film est tourné à Nice en super 8 et 16 mm. Chaque plan se veut un hommage à un cinéaste, un peintre ou un musicien. Ainsi, lorsque Laura lit une lettre dans sa chambre d'hôtel, c'est un hommage à Matisse qui vivait à Nice. Le thé sur le balcon avec la tante Pilar est un hommage au Gigi de Minnelli.

    Présentation des films et animation des débats: Josiane Scoleri (CSF) et Vincent Jourdan (Regard Indépendant)

    Cinéma Mercury

    16 place Garibaldi / 06300 Nice / 04 93 55 37 81

    Tarifs du cinéma / tarif réduit pour les adhérents de CSF et Regard Indépendant

  • Flightmare #2517 - le teaser


    Exceptionnel, une première : le Radis Calciné a réalisé un teaser pour son super 8 ! A découvrir samedi soir, le 19 novembre au cinéma Mercury. 

  • Samedi 30 novembre - Soirée de clôture

    Soirée de clôture – A partir de minuit

    Cinéma Mercury - Sur invitation

    Remise des prix de la collection 2013 «De 5 à 7»

    Musique avec Memphis Maoaux platines pour un mix à 360° (de Memphis à Vénus) 100% rock'n'roll qui s'adresse autant au cerveau qu'aux pieds.

    jörg buttgereit,menphis mao,radis calciné

    Cinéma à partir de 01h00 - Âmes sensibles et mineurs s'abstenir !

    Princess Mononiké (Uncensored Director's Cut Trailer) - Un film produit et réalisé par Le Radis Calciné - (Nouara Aci / Sacha Casadamont-Duval / Teresa Maffeis / Guy Ouillon / Pierre-Rémy Pichon / David Sauval) - France - 2013 - 7 minutes.

    Il était trois fois, une jeune femme Sud-africaine qui tenta d’échapper à son destin.

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    Nekromantik. Un film de Jörg Buttgereit – Jörg Buttgereit et Franz Rodenkirchen – Photographie Uwe Bohrer - Musique Hermann Kopp, Daktari Lorenz et John Boy Walton – Production Manfred Jelinski - Allemagne – 1987 – 75 min. Interdit aux moins de 16 ans

    Avec Bernd Daktari Lorenz, Beatrice Manowski, Harald Lundt, Colloseo Schulzendorf.

    Rob travaille pour une société mortuaire. Fasciné par la mort, il vole un cadavre et le ramène discrètement à la maison pour en faire un macabre objet de divertissement sexuel. Il a cependant la surprise de constater que sa femme finit par préférer la compagnie du cadavre à la sienne.

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    Influencé par les faits divers morbides, la littérature criminelle et les auteurs érotiques, Nekromantik s'est immédiatement hissé au rang de film culte tant son sujet affiche un réel mépris des tabous et du "bon goût" cinématographique.

    Le film étale devant les yeux du spectateur des scènes plus choquantes les unes que les autres. A travers la passion maladive des deux protagonistes pour la mort, le réalisateur multiplie les expositions d'organes et de corps pourrissants, fait se vautrer le couple dans des bains de sang, leur fait faire l'amour avec un cadavre en état de décomposition, lécher les liquides suintants de chairs putréfiées...
    La réalisation hésitante, le format 16mm et les effets spéciaux miséreux renforcent, paradoxalement, l'ambiance lugubre, morbide, et la force évocatrice, très glauque, des images, capables de soulever l'estomac des plus coriaces amateurs de gore. Et le tout s'enrobe d'un style assez tragico-lyrique, poétique même parfois, en total décalage avec le thème. (Christophe B. - www.scifi-universe.com)

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