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Diffusion - Page 7

  • Mobilisation départementale pour les cinéastes iraniens

     Mai 2011 : La mobilisation pour Jafar Panahi et Mohammad Rasoulof s’étend au département.

    (Communiqué Cinéma Sans Frontières)

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    Conformément à leur engagement, les associations cinéphiliques locales réunies en Collectif de soutien et de solidarité à Jafar Panahi et Mohamad Rasoulof étendent leur action à l’ensemble du département 06.

    Plusieurs lieux de diffusions et associations culturelles liées nous ont ainsi rejoints. Six nouveaux lieux pour neuf séances :

    • Dimanche 1er mai 17 h 30 : Hors jeu (Panahi) avec Cinéactions - salle Juliette Gréco, Carros.
    • Lundi 2 mai 17 h 30 et 21h : Le Cercle (Panahi) avec Culture et cinéma - La Coupole, La Gaude.
    • Mardi 3 mai 18 h : La Vie sur l’eau (Rasoulof) avec Culture et Cinéma - cinéma Casino, Vence.
      21 H : Hors Jeu (Panahi) idem.
    • Jeudi 5 mai 20H 30 : Hors jeu (Panahi) avec Lumière des Toiles - La Strada, Mouans Sartoux.
    • Dimanche 8 -18 H : La Vie sur l’eau (Rasoulof) avec Les Visiteurs du Soir, Valbonne.
    • Lundi 9 mai- 20h30 : Hors jeu (Panahi) avec Les Visiteurs du Soir, Valbonne.
    • Lundi 9 mai - 21 h : Le Cercle (Panahi) lors de la soirée de présentation de Cannes Cinéphiles- Théâtre La Licorne, Cannes.

    Plusieurs associations cinéphiliques niçoises et Amnesty International ont organisé les 7, 8 et 9 janvier au cinéma Mercury à Nice, des journées de soutien aux cinéastes iraniens Jafar Panahi et Mohammad Rasoulof et une soirée au Rialto le 7 avril autour du film de Raffi Pitts The hunter.
    Les deux réalisateurs ont été condamnés par la justice de leur pays à six ans d’emprisonnement, Jafar Panahi se voyant de plus interdit de tournage, de voyage à l’étranger et d’interviews pour une période de vingt ans, autrement dit pour le restant de sa vie professionnelle.
    Le chef d’accusation – « participation à des rassemblements et propagande contre le régime » - ne tient évidemment pas la route et ne fait que renforcer l’absurdité et l’inanité du jugement.
    A travers ces deux cinéastes, c’est toute la liberté artistique du cinéma iranien qui est aujourd’hui, plus que jamais, menacée de disparaître. Le milieu du cinéma international a aussitôt réagi en exigeant la libération immédiate et inconditionnelle des deux cinéastes qui sont actuellement à leur diomicile en attente du résultat de l’appel du jugement.

    Cinéma sans Frontières – Regard Indépendant – ADN – Héliotrope - Polychromes – Amnesty International – Les Ouvreurs – Espace Communication Lusophone – Les Méduses - Culture et Cinéma - Les Visiteurs du Soir - Cinéactions - Lumière des Toiles - Cannes Cinéphiles.

  • "The hunter" au Rialto en soutien aux cinéastes iraniens le 7 avril

    jafar panahi,mohammad rasoulof

    Soutien aux deux cinéastes iraniens au Rialto le 7 avril


    Les neuf associations niçoises mobilisées en soutien aux cinéastes iraniens Jafar Panahi et Mohammad Rasoulof, condamnés à 6 ans de prison par la justice de leur pays pour « participation à des rassemblements et propagande contre le régime » et interdits de tourner pendant vingt ans, poursuivent leur action après le succès du week-end des 7-8 et 9 janvier au cinéma Mercury.

    Le cinéma Rialto et les associations cinéphiliques de Nice : AdN, Cinéma sans frontières, Amnesty International, Espace communication Lusophone, Héliotrope, Regard indépendant, Les Ouvreurs, Polychrome et Les Méduses, vous proposent une nouvelle séance en soutien aux cinéastes iraniens Jafar Panahi et Mohammad Rousalof emprisonnés en Iran. The Hunter du cinéaste Raffi Pitts sera diffusé le Jeudi 7 avril 2011 à 20h30. La séance sera suivie d'un débat avec le public animé par Térésa (ADN) et Philippe (CSF).

    The hunter, de Raffi Pitts (Iran, 2010)
    Sélection officielle Festival de Berlin
    Téhéran, 2009. Ali, récemment libéré de prison est veilleur de nuit dans une usine. Il vit à contretemps de sa femme et de sa fille. Lorsqu’elles disparaissent dans les émeutes qui secouent la ville, Ali devient le chasseur, poursuivant froidement de sa haine un ennemi insaisissable, caché au cœur des villes aussi bien qu’en lui-même.


    Contact :

    ADN - Association pour la démocratie à Nice

    http://www.adn-nice.org

    adn@adn-nice.org

    06.03.51.28.32 - 04.93.13.49.78


    Philippe Serve, Président de CSF

    pserve@club-internet.fr

    04 93 52 31 29 / 06 64 88 58 15

    Cinéma Rialto
    4 rue de Rivoli-Nice
    Tarifs habituels : 6€ réduit et 7,50 € plein

  • Memory Lane au Mercury le 25 mars !

    Vendredi 25 mars 2011 à 20h30, Cinéma sans frontières propose Memory Lane, le premier film de Mikhaël Hers suivi d'un débat animé par Josiane Scoleri au cinéma Mercury (16 Place Garibaldi - Nice).

    Memory lane.jpg

    « Mikhaël Hers est le plus grand cinéaste français de demain. »

    Luc Moullet

     « Voilà, il faut voir Memory Lane, il faut voir les bretelles de la robe d'été de Christelle, la façon dont Rapahël se tient, terrorisé d'angoisse quand il doit garder la fillette, la marche à l'aurore sur les rails, Céline et Muriel partager une cigarette sur le canapé familial, les yeux pétillants de Marie Rivière et le soleil dans les marronniers. »

    Sur Inisfree

     « [...] mais il y a quelque chose d’un peu narusien dans son film, expliquant les mêmes commentaires que jadis à propos de Naruse: c’est modeste, discret, en demi-teinte... Sauf que ça doit être pensé positivement et non comme une limitation à l'éloge. Surtout quand on sait que c'est justement par la modulation et le non-dit (autrement plus fécond que le sur-texte à la Desplechin) que l'on peut saisir au mieux la douloureuse sensation du temps, de celui qui, comme ici, vous file entre les doigts... » 

    Sur  Baloonatic

     « Une justesse d’émotion, sans aucune sensiblerie, rythmée par les sonorités mélodieuses de David Sztanke et de son groupe Tahiti Boy and The Palmtree Family. Les musiques minimalistes qui accompagnent, au fil des journées, l’histoire de vie de ces sept amis font de Memory Lane, une œuvre de cinéma d’une mélancolie rare, délicate et cristalline. »

    Sur  Vivons curieux

     « C'est peut-être le plus beau film français de l'année. L'un des plus sensibles assurément. Un film  discret, tout en creux, dans lequel on aurait pu vivre, dans lequel on aurait pu respirer. Un film qui nous habite autant qu'on l'habite. Un film important. Un film intime. Un film à soi, comme on le dirait volontiers d'un disque. Ses protagonistes pourraient être nos proches. Son humeur, douce et mélancolique, fait écho à celle qui parfois (je l'espère) se glisse en ces pages. »

    Sur  7 and 7 is

    Entrées : 7,50 € (non adhérents) - 5,00 € (adhérents CSF et Cinémathèque).

    http://cinemasansfrontieres.free.fr
    Contact mail CSF : cinemasansfrontieres@free.fr
    Contact téléphonique CSF : 04 93 52 31 29 / 06 64 88 58 15
    Contact téléphonique Mercury : 08 92 68 81 06

  • 31 mars : soirée au Volume

    Le jeudi 31 mars 2011 à partir de 20H00 au Volume (6 rue Defly 06000 Nice), l'association Regard Indépendant vous propose une soirée :

    Collection « La première fois » super 8 numérisés + Cochon qui s'en dédit (Jean-Louis Le Tacon - 1980) + Concert I Apologize (New Wave / Post-punk / Rock)

    PAF : 5 € + adhésion obligatoire à l'association La Source 2 €

    Visuel : Illys Poulpfiction

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    Première soirée de l'année au Volume pour l'association Regard Indépendant, en partenariat avec la Source. Nous vous convions à découvrir un programme exceptionnel avec la première présentation de notre collection « La première fois » de super 8 tourné-montés dans leurs versions numérisées. 9 variations en noir et blanc et en couleurs sur un même thème. Suivra un sacré morceau de pellicule furieuse avec le documentaire militant de Jean-Louis Le Tacon, cinéaste de toutes les luttes de la Bretagne agitée des années 70. Tourné en super 8, prix Georges Sadoul 1980, radical et surréaliste, le vient vient d'être réédité pour notre intense plaisir. Fin de soirée avec la musique fine et puissante du groupe I apologize réunissant Jean-Luc Verna, Gauthier Tassart et Pascal Marius.

    20h20 Collection « La première fois »

    Super 8 numérisés – 30 min.

    Un premier amour de jardin de Nathalie Portas - Koraline I + II de Tina von Traben et Marcel Belledin - Peace and love de Élisabeth Vissio - Il était un petit navire... de Antoine Banni - Bon anniversaire petit Jean de Cédric Coppola - Regardez le ciel ! un film de Balloum et Sand - JsDream.6 de Feyyaz & Velvet - Premiers plans de Vincent Jourdan - Le premier amour, c'est pas toujours ça de Cyril Belange.

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    PAUSE

    21h 15 Cochon qui s'en dédit (Jean-Louis Le Tacon – 1980)

    Documentaire de combat – 37 min. Filmé en super 8 / Projection DVD

    Ce film traite du rapport d'un homme à son travail. Celui de Maxime avec son élevage industriel de porcs en système hors sol, qu'il a monté avec un plan de financement alléchant. Mais avec le temps, tout ne va pas pour le mieux. Il se débat dans l'univers qu'il contribue malgré lui à créer. Les gestes simples du travail quotidien le ramènent à ses fantasmes, la castration, la mutilation, l'univers concentrationnaire de l'élevage.

    « Pendant trois ans, en Super 8 et poussé par Jean Rouch, Jean-Louis Le Tacon filme la raison économique comme une machine de mort, l’histoire d’un type qui doit d’abord sauver sa peau. Mais lui appartient-elle encore, sa peau ? C’est le sujet : un corps souillé, essoré, sous une peau de porc.
    Prix Georges Sadoul 1980, Cochon qui s’en dédit fit scandale. On ignorait alors à quel point il préfigurait les temps que nous vivons, telle une métaphore implacable. Semblable réquisitoire, en effet, appelle l’émeute. » Patrick Leboutte

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    PAUSE

    22h15 Concert I Apologize

    Jean-Luc Verna : Chant
    Gauthier Tassart : Bruits, Clavier, Programmation
    Pascal Marius : Tom & Guitare

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    I Apologize

    Jean-Luc Verna aime reprendre les choses connues, les images célèbres de l'histoire de l'art, les poses de statues, « les airs du répertoire ». Ses idoles : Siouxsie and the Banshees (la reine), T-Rex, la new wave, le rock, la pop et même le disco. « Je suis né dans les années 60, j'ai donc 25 ans, c'est le moment rêvé pour chausser des talons aiguilles et pousser une petite gueulante, une petite « croonante ».

    Pascal Marius est guitariste, il joue donc de la guitare. Gauthier Tassart ne sait pas faire grand chose, mais il essaye. A trois, ils forment le groupe I Apologize.

    I Apologize revisite des morceaux ou plus simplement les mélodies qui font partie de leur quotidien sans distinction de genre.

     

    Phoographie Enna Chaton

    Leur Myspace : http://www.myspace.com/iapologizeband

  • Le court de la semaine


    Collection tourné-monté Regard Indépendant 2010
    "La première fois"

    Premiers plans de Vincent Jourdan. Avec Armande Jourdan - Fille.

    Le cinéma fabrique des souvenirs. En faire aussi.

  • Le court de la semaine


    Collection tourné-monté Regard Indépendant 2010
    "La première fois"

    Bon anniversaire petit Jean ! Un film de Cédric Coppola - Production Regard Indépendant - Scénario : Cédric Coppola et Pauline Smile -- Images : John Leclercq -- Son et Montage : Mark Caige -- Avec Pauline Smile , Stéphane Battini, Olivier Lopresti, Magali Scelles, Aline Ferrero, Danielle Coppola, Michel Coppola, Angèle Lopresti, Bastien Coulomb et Voyou the dog.

    C'est Dimanche. Toute la famille se réunit pour célébrer les dix ans de Petit Jean. Mais alors que la fête bat son plein, un drame se prépare...

  • Le court de la semaine


    Collection tourné-monté Regard Indépendant 2010
    "La première fois"

    Le premier amour, c'est pas toujours ça de Cyril Belange - Scénario : Cyril Belange - Images : Michele Ciulla – Montage (Version vidéo) : Tiago Andrade/Rémi Anfosso - Scripte : Kate Mc Dermott - Ingénieur du son : Mathieu Py – Musique : « Every Word » interprétée par le Nakari Duo, composé par Carol Nakari+Djamel Ghezali, paroles : Carol Nakari+Cyril Belange – Support artistique&technique : Vianney Etossé, Monique Battiston - Avec : Ségolène Alunni, Pauline Perlin Passoni, Kevin Ferdjani.

    Un jeune homme aime une jeune femme, le temps d’un été, le temps pour une boule de glace de fondre au soleil de Nice…

  • Le court de la semaine

    Collection tourné-monté Regard Indépendant 2010 en partenariat avec Unlimited (Köln) "La première fois"

    Koraline I de Tina von Traben – Camera : Zora Bauer - Muet - 3.20min (Köln—Allemagne)

    Une zone piétonne est un endroit vivant. Pour sa première fois, une jeune réalisatrice se concentre sur des choses spéciales.

    Koraline II de Marcel Belledin – Camera : Dejan Rakas - 3.20min (Köln—Allemagne) avec Zora Bauer.

    La même zone piétonne, au même moment. La jeune réalisatrice bouge au milieu de la foule à son rythme.

  • Le court de la semaine

    Peace and love de Élisabeth Vissio – Images : Antoine Banni - Décors : Gisèle Henriot – Avec Antoine Banni, Philippe Frey, Gisèle Henriot, Joel Main, Jerome Panaget, Marianne Phillips, Elisabeth Vissio.

    Collection tourné-monté Regard Indépendant 2010  "La première fois". Version remontée, super 8 et vidéo.

    Un homme, Jhon a fait une rencontre intéressante, une fille, Alcantara, jolie et sympa. Il voudrait sortir avec elle et possiblement plus ... donc il lui propose un après midi avec ses copains, chez l'un deux.

    L'ambiance est rigolotte, pas mal de blagues entre eux et puis ils sont très cool, assez hippies. La fête commence : boissons, apéritifs, vins, whisky, buffets.

    Dans une ambiance relachée, Jhon propose à Alcantara de l'herbe, celle-ci qui en a jamais pris, et qui est opposée aux drogues, fait de la résistance. Mais l'ambiance est si détendue, les copains et les copines sont si sympas et ouverts que...
  • Le court de la semaine

    Coupe du monde, une fantaisie futebalistique de Vincent Jourdan - 2010 - Tourné-monté hors série produit par Regard Indépendant - Bande sonore : Vincent Jourdan et Xavier Ladjointe – Avec les footeux du milieu associatif niçois.

    Été 2010, durant la coupe du monde de football, il y a encore des vrais passionnés qui mouillent leur maillot à l'invitation de l'association Héliotrope.

  • "Dégonflé" les images

    Et voici quelques images du film de Xavier ladjointe, Dégonflé, que vous pourrez découvrir en avant-première ce vendredi 21 janvier à la Providence. Avec Marie-Jo Gonzales, Jean-Loup Manassero, Pascal Mercier et Claire Escargueil.

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  • Le court de la semaine

    JsDream.6 de Feyyaz – Musique de Dürbeck & Dohmen - 2.30 min (Köln—Allemagne) avec Julia-Maria Köhler.

    Un portrait de Julia-Maria Köhler.

    Prix du jury, 12e Rencontres Cinéma et Vidéo à Nice 2010.

  • 21 janvier, soirée projections à La Providence

    Regard Indépendant en partenariat avec la Semeuse propose

    Une soirée super 8, cinéma et vidéo – Projection à la Providence

    Vendredi 21 janvier 2011 à 19h30
    Centre Culturel de la Providence
    (8 bis rue Saint Augustin) - Vieux Nice

    PAF : 3 € avec 1 consommation

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    19 h 30 Film(s) surprise.

    20 h 00 Avant première du film Dégonflé

    France / 2010 / Un film de Xavier Ladjointe - Chef opérateur : Nicolas Blanchard - Ingénieur son et mixage son: Pierre Brindjonc - Montage : Stéphane Coda - Durée : 10 min.
    Avec Marie-Jo Gonzalez, Jean-Loup Manassero, Claire Escargueil, Pascal Mercier.
    Violaine rentre d’un dîner de travail en compagnie de son mari et de leur fille de 8 ans. Son mari emmène l’enfant se coucher, tandis qu'elle essaye de retrouver sa boucle d’oreille dans leur voiture. C’est alors qu’elle surprend en flagrant délit un jeune homme menaçant en train de dégonfler le pneu de leur véhicule…

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    20 h 10 Aux Ponchettes (carnet niçois)

    France / 2009 / Un film d'Eric Quéméré – Durée : 48 min.
    Aux Ponchettes est le journal filme d’un étudiant en cinéma qui se rend a Nice pour y chercher les décors de « La Baie des Anges », de Jacques Demy. C’est aussi pour lui l’occasion de renouer avec son histoire familiale.
    Filmer la ville comme un espace de vie pour les hommes, du matin au coucher du soleil. Filmer la ville comme un pretexte pour revenir aux sources, et se plonger dans ses souvenirs. « Un film, c’est tout sauf du vrai » s’interroge le cinéaste d’Aux Ponchettes.

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    21 h 30 Straight 8 2010

    Retour au super 8 en tourné-monté avec un classique et classieux programme des anglais de Straight8. Après la première mondiale au festival de Cannes en mai et les deux sélections de novembre, voici une dernière dizaine inédite des meilleurs films super 8 de l’association anglaise, cru 2010. Invention, pellicule, folie douce, musique et cinéma.
    En prime, Eli de Leanne Flinn, prix du jury section internationale aux 11e Rencontres Cinéma et vidéo à Nice

    Durée : 30 minutes environ

     

    Visuel : IllysPoulpfiction

    Renseignements :
    www.regardindependant.com
    06 23 07 83 52

  • Pour Mohammad Rasoulof

    Texte de présentation de la séance du dimanche 9 janvier 2011

    Vous allez assister à une séance très particulière de cette série de projections de soutien aux cinéastes iraniens récemment condamnés puisqu'il s'agit de celle consacrée à Mohammad Rasoulof, réalisateur, scénariste et producteur dont nous allons vous présente le seul film disponible en France à notre connaissance : Jazireh ahani (La vie sur l'eau.)

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    Quand Philippe Serve de Cinéma Sans Frontières, le grand architecte de ces journées, m'a proposé d'animer la présentation de ce film, j'ai tout de suite accepté. Je ne connaissais pas du tout Mohammad Rasoulof ni son travail et à Regard Indépendant, nous adorons montrer des films que nous ne connaissons pas de gens qui sont peu ou pas connus, de Jérémie à Lenoir à Gérard Courant en passant par Jean Rollin.

    Je pense que nombre d'entre vous êtes dans mon cas aussi nous allons faire connaissance avec ce jeune réalisateur. Il est né en 1973 à Shiraz, une ville assez importante du sud ouest iranien. 6e ville du pays, elle a été brièvement capitale de la Perse au XVIe siècle. Rasoulof y fait des études de sociologie puis bifurque vers le montage qu'il étudie à l'université Sooreh de Téhéran.

    De 1991 à 1999, il réalise 6 courts métrages proches du documentaire puis en 2002 un premier long Gagooman que l'on trouve sous le titre anglais the twilight, le crépuscule, mais n'est pas sortit en France à notre connaissance. Le film suivant est celui que nous allons voir et qui le révèle au niveau international. : Jazireh ahani (la vie sur l'eau) en 2005 circule dans les festivals (primé à Telluride, Karlovy Vary et Toronto). En France, il fait partie de la sélection de la Quinzaine des Réalisateurs à Cannes. Il est également disponible en DVD.

    Mohammad Rasoulof revient au documentaire en 2008 avec Baad-e-daboor, un moyen métrage sur un sujet très sensible : L'accès à Internet et les antennes paraboliques en Iran qui sont un enjeu entre le pouvoir et la population, le premier cherchant à contrôler ce que voit la seconde et la seconde ayant développé une véritable économie parallèle, installant du matériel non bridé avec de grands risques, comme on a pu le voir dans le film de Saman Salour : Taraneh Tanhayie Tehran (Le chant solitaire de Téhéran - 2008). C'est bien sûr un film critique sur la gestion des media par la pouvoir.

    Il aide ensuite le jeune cinéaste Vahid Vakilifar en produisant le film Gesher.

    En 2009 suit un nouveau long métrage, Keshtzar haye sepid dont le titre anglais est The white meadow, la prairie blanche. Le sujet du film, plutôt poétique est très intriguant puisqu'il s'agit d'un homme chargé de recueillir les larmes des habitants d'un groupe d'iles. Le film se fait dans des conditions difficiles, à la fois logistiques (lieux de tournage) et à cause de la pression de la censure qui s'inquiète de la charge critique du film et refuse les permissions de tournage, situation que Jafar Panahi a dénoncée par ailleurs.

    Achevé, le film commence à circuler dans les festivals européens. Lors de la projection en sélection officielle au festival de San Sebastian, Rasoulof critique le régime. Nous sommes en plein pendant la période des élections truquées de 2009. Son intervention est particulièrement mal vue à Téhéran. On lui refuse d'aller à Berlin présenter son film et il est arrêté avec Panahi le 1er mars 2010. Ensemble, ils préparaient un film inspiré des événements politiques consécutifs aux dernières élections iraniennes. Sont également arrêtés une quinzaine de personnes dont le directeur de la photographie de Rasoulof : Ebrahim Ghafori. Rasoulof est libéré assez rapidement contrairement à Panahi qui est retenu juste ce qu'il faut pour qu'il n'aille pas à Cannes occuper son poste de juré.

    En décembre, Rasoulof est condamné. Le verdict retient deux motifs : une peine de 5 ans de prison pour “assemblée et collusion contre la sécurité nationale”, et une autre d’un an de prison pour “perturbation de l’opinion publique en faisant un film sans autorisation”.

    Dans l'exposition médiatique qui suit cette histoire, Jafar Panahi est mis en avant : il a son renom international, les larmes de Binoche, le siège vide de juré à Cannes. On a tendance pour le grand public à reléguer Rasoulof à deux ligne. Il est « le cinéaste également arrêté en sa compagnie ». Il ne s'agit bien évidemment pas d'opposer deux hommes qui partagent les mêmes engagements et subissent les mêmes peines, mais était important de bien les associer dans les actions de soutien.

    Comme le rappelait Philippe en ouverture de ces journées, la censure envers le cinéma, et les autres arts, a toujours existé. C'est un rapport de force ou le pouvoir tente d'empêcher que les choses soient dites ou montrées. Lutter contre cela, c'est faire en sorte que l'on montre ce que l'on veut nous cacher, les œuvres, et c'est là je pense que nous trouvons, associations cinéphiles, notre légitimité.

    Avec mon optimisme proverbial, je dirais qu'en faisant connaître Mohammad Rasoulof et en montrant son film, nous remportons une victoire, toute modeste soit elle, sur le pouvoir qui voudrait qu'on l'ignore. Pour les prisonniers d'opinion, les prisonniers politiques, il est important qu'on dise leur nom et que l'on parle d'eux, ceux qui meurent, ce sont ceux que l'on oublie.

    Et concernant les œuvres, les censure peuvent remporter des victoires, parfois douloureuses, mais elles ne gagnent pas tant qu'il y a des gens qui bataillent pour montrer. Pour rester en France, c'est vrai que la censure à interdit, saisi le film de Paul Carpita Le rendez-vous des quais  (1953). Mais le film a été retrouvé, restauré, montré enfin, et Paul a encore pu faire deux longs métrages. Aujourd'hui le film fait partie de la grande histoire du cinéma.

    Il y a une chanson américaine populaire que j'aime bien, Streets of Laredo. C'est l'histoire des dernières volontés d'un cow-boy blessé à mort. Il dit : « Écrivez à ma mère... Ne mentionnez pas le nom de celui qui m'a tué et son nom disparaitra. ». Nous sommes ici pour dire et redire les noms de Rasoulof et Panahi, et que l'on oublie ceux de leurs juges.

    Bonne projection.

  • 7-9 janvier : manifestation de soutien à Jafar Panahi et Mohammad Rasoulof

    (Mise à jour)

    Affiche.jpg

    Plusieurs associations cinéphiliques niçoises et Amnesty International organisent les 7, 8 et 9 janvier au cinéma Mercury à Nice, des journées de soutien aux cinéastes iraniens Jafar Panahi et Mohammad Rasoulof.

    Les deux réalisateurs ont été condamnés voici quelques jours par la justice de leur pays à six ans d’emprisonnement, Jafar Panahi se voyant de plus interdit de tournage, de voyage à l’étranger et d’interviews pour une période de vingt ans, autrement dit pour le restant de sa vie professionnelle. Le chef d’accusation – « participation à des rassemblements et propagande contre le régime » - ne tient évidemment pas la route et ne fait que renforcer l’absurdité et l’inanité du jugement. A travers ces deux cinéastes, c’est toute la liberté artistique du cinéma iranien qui est aujourd’hui, plus que jamais, menacée de disparaître.

    Le milieu du cinéma international a aussitôt réagi en exigeant la libération immédiate et inconditionnelle des deux cinéastes. Les associations signataires de ce texte croient à la nécessaire liberté critique de l’artiste où qu’il se trouve et ont résolument décidé de se mobiliser pour faire entendre la voix de ceux que l’on cherche à bâillonner définitivement. Et parce que nous pensons que la meilleure arme d’un artiste est son oeuvre, nous avons choisi de diffuser les cinq long-métrages de Jafar Panahi, tous multi-primés, et le dernier en date de Mohammad Rasoulof. Six films qui  bénéficieront d’autant de présentations et seront systématiquement suivis de débats avec le public.

    Nous appelons donc le public à venir manifester leur soutien à ces deux cinéastes.

    Associations signataires :

    Cinéma sans Frontières (CSF)

    Regard Indépendant

    Association pour la Démocratie à Nice (ADN)

    Héliotrope

    Polychromes

    Amnesty International – Nice

    Les Ouvreurs (In&Out)

    Cinéma Lusophone

    Les Méduses

    Chaque film sera précédé d'une présentation et suivi d'un débat avec le public.

    Pétition à signer : Cliquer ICI

    Cinéma Mercury

    16 place Garibaldi

    06300 Nice

    Contacts :

    Regard Indépendant : 06 23 07 83 52

    CSF : 04 93 52 31 29 / 06 64 88 58 15

    Mercury : 08 92 68 81 06

    PROGRAMME

    Programme complet à télécharger en haut à droite avec un texte de Philippe Serve sur Jafar Panahi qui paraîtra vendredi sur Inisfree.

    Vendredi 07 janvier

    18h30 -  Le Ballon Blanc (1995, 1h25). Animation : Philippe Serve (CSF).

    21h15 - Le Miroir (1996, 1h33, vostf) de Jafar Panahi. Animation : Laurent Trémeau (Héliotrope).

    Samedi 08 janvier

    17h – Le Cercle de (2001, 1h30, vostf) de Jafar Panahi. Animation : ADN.

    21h15 – Hors-Jeu (2006, 1h28, vostf) de Jafar Panahi. Animation : Philippe Serve (CSF).

    Dimanche 09 janvier

    15h – La vie sur l'eau (2005, 1h30, vostf) de Mohammad Rasoulof. Animation : Vincent Jourdan (Regard Indépendant).

    19h30 – Sang et Or (2004, 1h37, vostf) de Jafar Panahi. Animation : Josiane Scoleri (CSF).