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Diffusion - Page 8

  • Collection d'hiver

    C'est donc Nathalie qui inaugure notre nouvel espace Motion maker pour la nouvelle collection 2010 : La première fois. Découvrez, si vous n'étiez pas à la projection du 20 novembre, son court métrage en version numérisée, à peine retouché.

    Un premier amour de jardin de Nathalie Portas – Scénario et caméra : Nathalie portas – Montage (Version vidéo) et musique : Fred Houam - Avec Magali Faggio.

    Il est des jardins extraordinaires au milieu des paysages les plus arides… ici, l’être humain est au service du décor. Pantin désarticulé, il se met en mouvement quand il découvre la réalité des inanimés… cela le réjouit, lui donne vie, le conduit à la folie… la folie d'un premier amour, de jardin...

    Les autres vont suivre après la trève des confiseurs.

  • Journal permanent du super 8 - Episode 4

    Suite à l'Assemblée générale de jeudi dernier, nous avons décidé d'un thème pour la collection super 8 en tourné-monté de 2011 : "Oui".

    Et oui... Bon, vous pouvez d'ores et déjà prévoir une séance d'initiation au scénario fin février et une journée de formation au super 8 en mars. Les réalisateurs qui souhaitent participer  peuvent prendre contact avec nous via mail : regardindependant@gmail.com. Ou en commentaire.

    L'association a ouvert sur le site Dailymotion un compte Motion Maker. Depuis quelques semaines, nous chargeons toutes les versions numériques des super 8 de nos collections. L'objectif est de donner une nouvelle visisbilité à ces films et de réunir pour le plaisir de tous l'intégralité de notre travail collectif. N'hésitez pas à visiter et visonner les films, à laisser des commentaires et éventuellement compléter les informations.

    Les vidéos de regardindependant sur Dailymotion

  • Edito d'ouverture

    A l'image de la place Garibaldi, repensée, rénovée, réorganisée, les Rencontres Cinéma et Vidéo vous présentent pour leur 12e édition un visage neuf. Non que du passé nous ayons fait table rase. Mais Regard Indépendant a recentré sa manifestation phare sur les envies de ses membres, espérant qu'elles seront en phase avec celle de notre public.

    Recentrage géographique autour de cette place Garibaldi, avec le cinéma Mercury et le MUSEAAV, et puis le Volume à deux pas. Je salue au passage le Théâtre Trimages de Marie Claire Blanco qui nous a accueilli les années passées et qui doit fermer, hélas, en décembre.

    Recentrage sur notre activité de création et plus particulièrement sur le super 8 avec la présentation samedi soir de la collection 2010 "La première fois". Avec une carte blanche au Festival tourné-monté de Strasbourg et les programmes de nos amis anglais des Straight8. Avec enfin un programme découverte d'un artiste singulier à l'œuvre impressionnante, Gérard Courant, pour qui l'utilisation de ce format est essentielle.

    Création avec aussi les passerelles que nous jetons vers d'autres arts, la musique avec trois concerts et l'intégration de nos images, le théâtre avec l'expérience menée par Luc Bonnifay d'improvisation à partir de courts métrages.

    Recentrage du programme, moins de séances, moins de jours, mais plus d'intensité sur ce long week-end. La partie régionale n'est pas sacrifiée même si elle va prendre en 2011 d'autres formes. En sont témoins les séances du dimanche.

    Et le plaisir cinéphile se perpétue avec la désormais traditionnelle nuit du cinéma, sous le signe du peplum et un rappel des 10 ans de nos amis d'Héliotrope.

    Nous vous espérons nombreux, afin de nous dire si ce nouveau visage, comme notre tout nouveau logo, vous plaît.

    Vincent Jourdan
    Président

  • Soirée MUSEAAV (changement de programme)

    Vendredi 19 novembre à partir de 19H00 – MUSEAAV, 16bis place Garibaldi 06000 NICE

    La soirée du MUSEAAV va connaître quelque changement. Un incident indépendant de leur volonté oblige Outcrossed à déclarer forfait. Après une journée agitée, nous avons trouvé la perle rare en RimbJob qui assurera la seconde partie de soirée. Rien de changé pour le spectacle de Les arbres qui marchent. Improvisations et mixes sur les courts métrages en super 8 de Regard Indépendant. Projection du film Propos de Nice de Philippe Astorg en partenariat avec Imagespassages et en présence de l'auteur. Petits fours et vin du Var.

    Et pour se faire pardonner, quelques courts métrages inédits des straight 8 que l'on avait gardé sous le coude. La soirée sera belle.

    Les Arbres qui Marchent

    En voila une avalanche de sons, entre mix electro, et psychédélique, Les Arbres Qui Marchent ne vous laisserons pas indifférents. Un jeu vivant improvisé en temps réel.

    Les Arbres Qui Marchent sont au départ un projet d’« ambient music », suivant une des définitions qu’en donne Brian Eno, l’inventeur (s’il en est) du concept. Une musique assez ouverte pour permettre une part de recherche, mais toujours futile... sans encombrer l’air.

    Benoit Seyrat A.K.A. Les Arbres Qui Marchent (Plus d'infos : http://www.myspace.com/laqm)

    Benoît Seyrat est l'inspirateur du projet. Musicien tout d'abord autodidacte, il rejoint en 2000 le CNR de Nice dans la classe de Michel Pascal en électroacoustique et composition, en collaboration avec le Cirm (direction François Paris).

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    Propos de Nice de Philippe Astorg – Production Imagespassages– 2009 – Muet – Noir et blanc – 19 min. 22s.

    Une visite et un hommage à Jean Vigo à l'occasion des 11e Rencontres Cinéma et Vidéo à Nice. Pendant les Rencontres 2009, Philippe Astorg a filmé l'équipe de Regard Indépendant, les spectateurs et de simples passants, en les questionnant sur leur ville, le souvenir d'à propos de Nice dans la tête. Monté l'ultime journée, le film avait été projeté une unique fois lors de la cérémonie de clôture. Propos de Nice sera montré au sein des expositions du MUSEAAV.

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    RimbJob

    Groupe niçois qui se définit comme électro-minimaliste-post-punk. Une musique influencée par des groupes comme Kraftwerk ou Suicide. La formation se compose de Yannick (chant/guitar/beatbox), et Sandra (chant/sexy-dancing). Histoire de bien situer les choses, RimbJob a pris pour devise : « Dirthy disco pour  dirthy nightclub » (plus d'info :  www.myspace.com/rimjobmusic). Ils sont aussi, qui ne l'est pas, sur Facebook.

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  • Programmation régionale - Partie 2

    Dimanche 21 octobre – 16h30 - Cinéma Mercury, 16 place Garibaldi – Nice

    Création régionale

     

    Une journée pas comme les autres film d'atelier de l'école René Cassin avec les intervenants de l'association Héliotrope – 2010 – 10 min. 57s.

    L'enfance croit ce qu'on lui raconte et ne le met pas en doute.

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    A la place film d'atelier collège Jean-Henri Fabre avec les intervenants de l'association Héliotrope – 2010 – 6 min. 18s.

    Place Garibaldi.

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    Adieu et à bientôt de Coralie Prosper – Production ESRA Côte d'Azur – 2010 - Couleur – 14 min. 45s. - Avec Linda Terii, Denis Carcani et Kikann La Roy.

    Camille est découverte, dormant dans une grange, par Mathieu, un enfant autiste. Entre les deux personnages se noue une affection silencieuse au sein de laquelle les deux parviennent enfin à s'épanouir. Mais Mathieu, angoissé à l'idée du futur départ de sa nouvelle amie provoquera la rupture.

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    Portrait de famille de David Viellefon - Truquiste animation: Viviane Riberaigua - Musique: Rémi Buffin - Sound design: Pierre Brindjonc – Couleur – 2010 – 15 min. Avec : Chrystelle Carron, Claude Senan, Béatrice Senan et Lola Buffin

    Claude, 10 ans, vit dans une maison de campagne entouré de sa mère et de ses 2 soeurs. Ses peurs enfantines sont nourries d'une violence grandissante depuis qu'un intrus pénètre la cellule familiale.

    Prix du jury, prix Région Provence Alpes Côte d’Azur. Festival du court métrage de Nice.

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    Note d'intention « Famille quand tu nous tiens ». La vision qu’un enfant peut avoir des rapports qu’entretiennent les membres de sa famille, entre eux, et, vis-à-vis de lui, est la base de la construction de sa personnalité. Souvent difficilement compréhensible par les parents, c’est dans l’univers sensible et fantastique de l’enfant, que je me propose d’emmener le public. Quand les mots manquent aux enfants, ils dessinent…. Grâce au procédé d’animation, inclus dans le film, les « gentils » dessins prennent une autre dimension. Nous pénétrons l’intimité de cet enfant, témoin et victime d’actes traumatisant. Évocation d’une période charnière dans la vie de l’enfant : le passage de la maison à l’école, est la possibilité d’exprimer une violence par des dessins qui sont en réalités des révélations.

    Le site de David Viellefon

    Le train de Viviane Riberaigua – France – expérimental – 2004 – 10 min.

    deux personnages sont dans le wagon d'un train et regardent le paysage qui défile. Et si le paysage n'était en fait qu'un décor ? Ils observent les jeux de reflets dans les vitres et les miroirs. Leur imaginaire divague.

    Le site de Viviane Riberaigua

    Second seuil de Loïc Nicoloff – Production Fred Premel et Loïc Nicoloff / Tita productions et Zoïc productions – France – 2010 – 19 min. - Scénario Loïc Nicoloff et Sébastien Nostalery – Image : Maurizio Tiella - Musique originale : Gilles Maugenest – Avec Frédéric Gony, Claire Perot, Sylvain Mouly, Laurent Kiefer, Mathilde Mandel et Nicolas Marié.

    N'acceptant pas de faire le deuil de sa vie passée, Pierre échoue dans un monde à la lisière du notre, talonné par un homme muet au sourire béat dont il ne parvient pas à se débarrasser.

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    Le site de Loïc Nicoloff

  • Programmation régionale - Partie 1

    Dimanche 21 octobre – 14h30 – Cinéma Mercury, 16 place Garibaldi – Nice

    Production régionale – Un programme proposé par Xavier Ladjointe.

     

    Seule de Bruno Rambaud – Production Media Créations – Musique Easy Slin – 2010 – Couleur – 16 min. 24s. Avec Sophie Mignon et Patrick Macard.

    Une jeune femme a l'impression d'une présence hostile. Elle décide de se confier à une caméra numérique.

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    Kiss me de Vincent Diderot – production AD Astra films – Musique originale : Rim Laurens et Daisy Stoloff – Couleur – 2010 – 4 min.

    Dans un laboratoire, des patients subissent un lavage de cerveau...

    Jour 0 de Vincent Diderot – production AD Astra films – Noir et blanc – 2010 – 14 min.

    Un sculpteur vit dans une usine désaffectée, où un bruit mécanique obsédant rythme sa vie comme une machine.

    Le site AD Astra films

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    Les suaires de Véronique de Laëtitia Herbain – Scénario : Laëtitia Herbain  (d'après la nouvelle Les suaires de Véronique de Michel Tournier) - Production : Gonella Productions - Images : Anne-Aelia Savignard – Musique : Hervé Jonesco - 2010 – Couleur et Noir et blanc – 15 min. Avec Jimmy Marais, Sahra Daugreilh, Patrice Guillain, Daniane et Christian Lapeyroux.

    Hector, un jeune homme naïf, devient le modèle de Véronique, une photographe fascinée par le thème de la mort. Il tombe peu à peu sous son influence, une relation ambiguë va s'installer entre eux. Pendant ce temps, un journaliste s'intéressant au travail de Véronique va lui aussi tomber sous l'emprise de ces photos…  

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    Le site Gonella Productions 

    Le  dossier de presse du film 

    Moussa de Sofiane Belmouden – Production Comic Strip Prod – Couleurs - 2009 – 24 min. - Avec Noom Diawara et Ladji Real.
    Moussa, Malien de 25 ans, vit en France en situation irrégulière. Hébergé par sa tante, à Marseille, il subsiste tant bien que mal. Le jeune homme vit mal sa situation précaire. Il veut rentrer chez lui ! Mais, lorsqu’on est clandestin, sans papier, comment retourner d’où l’on vient sans subir l’humiliation d’une expulsion ?

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    (Photographie Julien Anselme)

  • Informations pratiques

    Tout ce que vous avez envie de savoir pour participer aux Rencontres (et que vous n'avez jamais osé demander).

     

    Tarifs :

    1 séance : 3 € tarif unique – Billetterie Regard Indépendant sur place.

    Nuit blanche du cinéma : 10 € (Réservation sur demande)

    Pass Rencontres : 20 € (Pré-vente jusqu'au 18 novembre : 15 €)

    Accréditations (réservé aux professionnels) sur demande.

    Ouverture au Volume : gratuite / Adhésion à La Source obligatoire (2 €)

    Lieux

    Le Volume

    6, rue Defly / 06000 Nice

    Cinéma Mercury

    16 place Garibaldi / 06300 Nice

    MUSEAAV

    16 bis place Garibaldi / 06300 Nice

     

    Renseignements :

    Tel : 06.23.07.83.52

    Couriel : regardindépendant@gmail.com

    Retrouvez nous sur le blog : www.regardindependant.com

    Et sur Facebook : www.facebook.com


    Partenaires :

    Le Conseil Régional Provence Alpes Côte d’Azur

    Le Conseil Général des Alpes Maritimes

    La Ville de Nice

     

    Visuel : Illys PoulpFiction

    Le cinéma Mercury

    Le Volume

    La Source

    Le MUSEAAV

     

    Héliotrope

    Imagespassage

    Les Nous

    L’Agence du Court Métrage

    L’ESRA Côte d’Azur

    Carlotta films

    Le festival du super8 de Strasbourg

    Ma Lucarne

    Televisor 6.0

    Soundtrack_Cologne 6.0

    Straight8

    Ciné super8

    Compagnie l'Eau Vive

    Outcrossed

    Corep

    Cinéma sans Frontières

    NTI – Eva traiteur

    Hôtel Au Picardy

  • Deux grands peplums pour la nuit du cinéma

    Jason and the argonauts (Jason et les Argonautes) de Don Chaffey - Scénario : Beverley Cross et Jan Read - Musique : Bernard Herrmann – Créatures de Ray Harryhausen – USA/GB – Couleur - 1963 - 100 min. VO STF - Avec Todd Armstrong, Nancy Kovack, Gary Raymond, Laurence Naismith, Niall MacGinnis, Michael Gwynn, Douglas Wilmer, Jack Gwillim, Honor Blackman, Patrick Troughton, Nigel Green.

    Dans la Grèce antique, pour reconquérir le royaume de son père Éson usurpé par Pélias (son demi-frère), Jason doit rapporter à celui-ci la fabuleuse Toison d'or qui se trouve en lointaine Colchide. Il s’embarque à bord du navire Argo avec toute une équipe de héros, les Argonautes. À la fois aidés et contrariés par des dieux et déesses rivaux, ils vont être confrontés aux éléments déchaînés et à des créatures plus monstrueuses les unes que les autres : le colosse Talos, les deux horripilantes Harpies, les rochers broyeurs Symplégades, l’Hydre de Lerne (un horrible dragon à sept têtes) ainsi qu'à une armée vindicative de terribles et agiles squelettes. Mais Jason va aussi connaître l'enchantement sous les traits de Médée…

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    "Un pur spectacle de magie et d'enchantement que ce film ! Un merveilleux livre d'images qui se dévoilent à nos yeux. On est porté par les effets-spéciaux de Ray Harryhausen, on partage l'aventure avec Jason, se demandant quel autre monstre il va devoir combattre, quel piège il va devoir déjouer pour mener à bien sa quête de la Toison d'Or. Sûrement le meilleur film de ce genre, surpassant les aventures de Sinbad qui avait pourtant placé la barre très haut avec le merveilleux "Septième Voyage de Sinbad". A voir et a revoir."

    Stéphane Erbisti (Horreur.com)

    Monty Python's Life of Brian (La Vie de Brian) de Terry Jones – Scénario : Les Monty Python soit Graham Chapman, John Cleese, Eric Idle, Terry Gilliam - Directeur de la Photographie : Peter Biziou - Montage : Julian Doyle – Chansons : inoubliables - 1979 – 90 min. - VO STF – Avec la joyeuse bande des Monty Pythons dans des tas de rôles. Spike Milligan, Ken Colley, Carol Cleveland et George Harrison.

    En l'an 0, en terre de Galilée, Mandy et son bébé Brian reçoivent la visite des Rois Mages un beau soir de décembre. Ceux-ci, s'apercevant de leur erreur, remballent prestement leurs présents et filent dans l'étable voisine. Hélas, Brian a tiré le mauvais numéro...

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    "Il y a trente ans, les Monty Python nous offraient La Vie de Brian. Pour les rares personnes qui n’en auraient pas entendu parler, c’est l’histoire d’un brave type, un certain Brian Cohen, qui se retrouve systématiquement confondu avec le Messie tant attendu, pour avoir eu la malchance de naître au même moment que Jésus-Christ, dans l’étable voisine. Les Python considéraient leur film comme une satire de la foi aveugle et de la bigoterie, mais ils ne s’attendaient pas aux foudres déclenchées par sa sortie.

    Au terme d’une campagne pour blasphème, le brûlot fut interdit dans certaines régions de Grande-Bretagne, ainsi que dans toute l’Irlande et en Norvège. Aux Etats-Unis, des manifestants formaient des piquets devant les cinémas.

    Trente ans plus tard, ce même film est régulièrement salué comme la comédie britannique la plus drôle de tous les temps et, aujourd’hui, tout le monde peut en citer des extraits, à commencer par les politiques ou même cet évêque qui en déclame des tirades à ses amis. L’origine de l’œuvre est typique des Python. Après le succès de Sacré Graal, le groupe avait été bombardé de questions sur son prochain projet. Lors d’une tournée promotionnelle à Paris avec Terry Gilliam, Eric Idle, pris au dépourvu, déclara que le titre de leur prochain film serait “Jésus-Christ – La soif de gloire”. Il n’en fallait pas plus à la fibre comique collective des Python pour se mettre à vibrer, et ils commencèrent à réfléchir à une comédie sur le Christ."

    Sanjeev Bhaskar (The Daily Telegraph repris par Courrier International)

    Photographies : Carlotta

  • Les honorables membres du jury

    Cette année, histoire de pimenter la chose, Regard Indépendant a réunit six personnalités des arts et de l'image pour décerner quelques prix aux super 8 de la nouvelle collection ainsi qu'à la sélection Straight 8.

    Gérard Courant est un cinéaste, écrivain, acteur, poète et producteur indépendant français né le 4 décembre 1951 à Lyon (France), la ville où a été inventé le cinéma. Il est le fils de l'écrivain et historien René Courant. Il est l'un des cinéastes les plus prolifiques du cinéma. Il a inventé, réalisé et produit le Cinématon, le film le plus long du monde (il dure 154 heures). En tout, il a tourné plus de 4000 portraits filmés et un nombre très important d'autres films (plus de 300) depuis le milieu des années 1970. Le site de Gérard Courant.

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    Marie-Jo Gonzalez est comédienne depuis 1989. Elle a été formée par Nicola Lecomte avec qui elle a créé la Compagnie Traces. Elle a joué notamment « Qui a peur de Virginia Woolf ? » d'Edward Albee, « Les sorcières de Salem » d'Arthur Miller, participé à plusieurs création ainsi qu'à des spectacles pour enfants. En région, elle a fait partie de la Compagnie Alcantara et dirige l'Atelier d'Expression Dramatique à Tourrettes/Loup. Elle donne des cours de théâtre au Théâtre de l'Avant-Scène à Vence. Elle adore la mise en scène. Marie-Jo a eu quelques petits rôles au cinéma et depuis 2007, elle travaille de plus en plus sur des court-métrages : 3 cafés s'il-vous-plaît de Nazareth Agopian, Ultime Mission d'Eric Brout, Dégonflé de Xavier Ladjointe.

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    Illys est la graphiste qui a crée l'affiche des 12e Rencontres.Passionnée par l'art sous toutes ses formes, illys s'exprime via l'illustration et la musique. Particulièrement intéressée par le milieu culturel underground, ses collaborations avec le Volume et Regard Indépendant lui ont permis de satisfaire sa curiosité. Maintenant basée à Avignon, elle est ravie d'être présente pour ces 12èmes rencontres! Le site Illys PoulpFiction.

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    Amélie Maciotta est intervenante en milieu scolaire pour l’association Héliotrope, et bien d'autres choses encore. Re-liée au cinéma que "Je l'ai étudié, enseigné, mis en pratique par le biais d'ateliers artistiques, de programmations, de projections..."

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    Hervé Roesch est le Président de l’association Ma Lucarne depuis 2010, il est en charge du Festival Tourné Monté Super 8 de Strasbourg depuis 2007. Opérateur de prise de vue et monteur, il réalise et travaille sur des projets de films documentaires et de courts-métrages, notamment en Super8. Il anime également des ateliers d’initiation cinématographique auprès de jeunes en milieu scolaire et périscolaire.

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    Vincent Roussel cinéphile émérite, brillamment éclectique, il sévi sur la Toile sous le nom du Dr Orlof. Signe également des chroniques sur le site Kinok sous son véritable patronyme. Ce sera sa seconde sélection en jury super 8. Le journal cinéma du Dr Orlof.

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  • Soirée MUSEAAV

    Vendredi 19 novembre à partir de 19H00 – MUSEAAV, 16bis place Garibaldi 06000 NICE

    Soirée musique et images au sein du MUSEAAV avec un grand concert en trois partie associant Outcrossed et Les arbres qui marchent. Improvisations et mixes sur les courts métrages en super 8 de Regard Indépendant. Projection du film Propos de Nice de Philippe Astorg en partenariat avec Imagespassages et en présence de l'auteur. Petits fours.

    Propos de Nice de Philippe Astorg – Production Imagespassages– 2009 – Muet – Noir et blanc – 19 min. 22s.

    Une visite et un hommage à Jean Vigo à l'occasion des 11e Rencontres Cinéma et Vidéo à Nice. Pendant les Rencontres 2009, Philippe Astorg a filmé l'équipe de Regard Indépendant, les spectateurs et de simples passants, en les questionnant sur leur ville, le souvenir d'à propos de Nice dans la tête. Monté l'ultime journée, le film avait été projeté une unique fois lors de la cérémonie de clôture. Propos de Nice sera montré au sein des expositions du MUSEAAV.

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    Outcrossed (Electro - rock - industrial)

    Tilia Weevers - "Bestiole": Voice lead/music
    Olivier Truong - "Pagan Alter": Sound/light/music
    Michael Lasserre - "Lucy": Video/film maker
    Priscille Cayuela - "Le Chat": Costumes/voice backing

    Outcrossed : "apport d'éléments étrangers pour contrer la congénitalité"

    Au programme, rêveries, étrangetés et fascinations ! Né en 2009, Outcrossed fonde ses premiers morceaux sur la base des diverses compositions de Tilia Weevers déjà existantes. "Genetic Remixes", leur premier CD auto produit confirme leur chemin: le croisement génétique. Outcrossed ne réalise pas des concerts ordinaires, leur shows et performances se composent toujours d'un mélange de formules artistiques.

    Avant chaque spectacle, Tilia prépare ses masques de chimères et remanie ses morceaux musicaux, Pagan Alter manie leurs sons et versions, Lucy crée ses films et clips vidéo, Prischat crée leur costumes et des idées de mise en scène.

    Le site du groupe / Le Myspace du groupe

    Les Arbres qui Marchent

    En voila une avalanche de sons, entre mix electro, et psychédélique, Les Arbres Qui Marchent ne vous laisserons pas indifférents. Un jeu vivant improvisé en temps réel.

    Les Arbres Qui Marchent sont au départ un projet d’« ambient music », suivant une des définitions qu’en donne Brian Eno, l’inventeur (s’il en est) du concept. Une musique assez ouverte pour permettre une part de recherche, mais toujours futile... sans encombrer l’air.

    Benoit Seyrat A.K.A. Les Arbres Qui Marchent (Plus d'infos sur Myspace)

    Benoît Seyrat est l'inspirateur du projet. Musicien tout d'abord autodidacte, il rejoint en 2000 le CNR de Nice dans la classe de Michel Pascal en électroacoustique et composition, en collaboration avec le Cirm (direction François Paris).

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  • L'élégance de M. Ravena

    Samedi 20 novembre - 14h00 - Cinéma Mercury - 16 place Garibaldi à Nice

    L'élégance de M. Ravena de Philippe Cardillo – Images : Philippe Cardillo - Son : Didier Utard – Musique : Jacques Cassard et Alain Giubergia – Montage : Pascal Galopin / Le temps d'un film - Noir et blanc – Super 8 – 2010 – 6 min. 39s. Avec Catherine Poigt, Joëlle Maurel, Gilles Benamou et Jean Vincentelli.

    "La sonnerie vous a visiblement agacé. Je regrette, mais j’aime que mon œuf soit cuit à quatre minutes précises!"

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  • Soirée d'ouverture au Volume

    Jeudi 18 novembre à partir de 20H00 - Le Volume, 6 rue Defly 06000 NICE

    L'équipe de l'association Regard Indépendant, en partenariat avec la Source, vous convie Jeudi 18 novembre à partir de 20h00 au Volume (5 rue Defly à Nice) pour la soirée d'ouverture des 12e Rencontres Cinéma et Vidéo à Nice. Une soirée exceptionnelle cela va sans dire avec un programme de courts métrages en forme de mise en bouche de la manifestation, une sélection de films britanniques en super 8 griffée Straight Eight, collection 2010, et un concert avec le groupe Veines. Pas de soirée d'ouverture sans buffet d'ouverture. Nous réjouirons vos papilles comme vos yeux et vos oreilles.

    Cette soirée inaugurale sera l'occasion de découvrir le programme complet de notre manifestation annuelle, fenêtre ouverte sur la création indépendante dans notre région et placée cette année sous le signe du super 8.

    Programme

    Première partie 20h30 / 21h00 : Courts métrages

    Mythologie d'une nation d'Antoine Banni – 2010 – 12 min. 22s.

    La reconstitution historique de la bataille de Spicheren de 1870 ; des voix piquées à la radio ou sur le Net : Fabrice Lucchini en exégète de Philippe Muray, Alain Finkielkraut en prédicateur, Michel Simon déclamant Louis-Ferdinand Céline, Jean-Luc Godard en chroniqueur avisé ; et au final cette question ultime : la Marseillaise pour quoi faire ?

    La Vieille Dame qui ne souriait plus de Guillaume Levil - 2010 – 12 min. 50s - Production déléguée : Les NoUS – Avec : Dominic Gérardin, Océane Monnet, Thierry Grolière, Guillaume Levil, Liliane Loufrani, Malory Monnet, Véronique Billon , Marc Alexandrovsky. Le site Les NoUS

    Un policier proche de la retraite se voit confier une nouvelle mission : retrouver les voleurs de bouteilles colorées. Sur fond de légende, un joli conte qui parle de l'amour de l'instant.
    Interlude : Apéro

    Seconde partie 21h20 / 22h00 : Straight 8 partie 1

    Super 8 en tourné-monté avec un classique et classieux programme Straight8. Après la première mondiale au festival de Cannes en mai, voici une sélection inédite de onze des meilleurs films super 8 de l’association anglaise, cru 2010. Invention, pellicule, folie douce, couleurs et noir et blanc, animation, western et fantastique, musique et cinéma.

    12 pies for 12 bridges de Sell ! Sell !

    Aegis de Hannah McKimm et John Layton

    The one where the girl loses a shoe de Abbie Lucas

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    Those dreams that on the silent night intrude the secret cinema of Jerzy Treblinka de Luca Gennari

    Twice upon a time de Will et George

    Carrots and spaghetti de Mooch et Dave

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    Alive again de Victoria Rudling

    Matter of the Heart de Paul Jones

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    The desire machine de Marlio Da Silva

    My grandad says he's building a spaceship in his shed de Martin Gooch

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    Speakers de Nick Scott


    Troisième partie à partir de 22h20 : Concert Veines (punk rock - Nice)
    Trio punk-rock de Nice sur la riviera française. Le groupe s'est formé en Mai 2007, les membres venant de divers groupes de Nice comme les Electric Mormons, Flashen, Latex, Cosmic Condoms ou Space Cake. Il se compose de Arsène Obscène (Guitare/Chant), Guitarfix (Basse/Chant) et Marco (Batterie/Choeurs) Ils ont déjà sorti deux excellents albums de punk 77 à la française (Olivensteins, Starshooter, Dogs, etc).

    Vous pouvez les retrouver sur leur MySpace

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  • Carte blanche à l’association Héliotrope

    Samedi 20 novembre - à minuit – Cinéma Mercury, 16 place Garibaldi – Nice

     (Durée : 1h28)

    Programme spécial « 10 ans d’un festival c’est trop court »

    Rétrospective de films « coup de cœur » de l’équipe d’Un festival c’est trop court, du plus récent au plus ancien. Ce programme fait suite à une première partie diffusée en avril dernier lors des 10 ans du festival.

    Une séance présentée par les 6 programmateurs (sous réserve de complète disponibilité).

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    Le choix de Florian Schönerstedt (festival 2009)

    Orgesticulanismus Mathieu Labaye - Belgique / 2008 / Animation – expérimental / 9 min. 20 s.

    "C'est par le mouvement que l'on s'approprie de sa propre vie. Par la liberté d'aller et de venir, d'avoir des gestes d'amour, de colère, peu importe. Quand on est privé de mouvement comme je le suis, si on veut survivre, il faut ré-inventer le mouvement autrement." Benoît Labaye

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    Le choix de Yowen Albizu-Devier (festival 2007)

    200000 Fantômes Jean-Gabriel Périot - France / 2007 / Documentaire expérimental / 10 min.

    Hiroshima 1914-2006

    « Une incontestable forme de beauté et de fascination se donne à lire dans 200 000 fantômes. Les images d’époques différentes sont imbriquées et incrustées les unes dans les autres, et nous convient ainsi à une curieuse ivresse des sens située entre destruction et reconstruction, entre entropie et renaissance ». Raphaël Bassan, Bref n°79, 2007

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    Le choix de Christelle Ciarimboli (festival 2006)

    Les poings serrés Franck Morand - France / 2006 / fiction / 33 min. - Avec : Pierre Louis-Calixte, Claudie Guillot, Fred Ulysse

    Un homme d’une quarantaine d’années, Henri, débarque dans une maison isolée en pleine montagne. Alerté par un médecin, Henri vient assister son père malade après des années d’absence.

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    Le choix de Amélie Masciotta (festival 2006)

    Mirror mechanics de Siegfried A. Fruhauf - Autriche / 2003 / experimental / 8 min.

    Le film comme miroir et, par extension, le phénomène de l’identification font l’objet d’une condensation jusqu’à devenir l’essence même du cinéma. Mirror Mechanics parle du cinéma et des processus qu’il implique. Sans vouloir révéler de secret, il s’efforce, par une sorte de regard sur le regard, de faire apparaître en un événement captivant et visuellement gratifiant ce que nous faisons quand nous sommes au cinéma et ce qui peut être significatif en marge du film.

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    Le choix de Laurent Trémeau (festival 2006)

    Du soleil en hiver de Samuel Collardey - France / 2005 / fiction / 17 min. - Avec Michel Collardey, Francis Pagnot

    Michel, éleveur en Franche-Comté, profite du calme de l'hiver pour passer du temps avec son jeune apprenti Francis. Une solide amitié va bientôt les lier.

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    Le choix de Nicolas Herry (festival 2000)

    Millevaches expériences de Pierre Vinour - France / 2000 / fiction expérimentale / 10 min. - Avec Philippe Nahon

    La panique d'un homme de soixante ans en proie au doute. Sa fuite éperdue sur le plateau de Millevaches et l'expérience de son étrange métamorphose.

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  • Découvrir Gérard Courant

    Programme Gérard Courant à Nice

    Samedi 20 novembre - 16h00 – Cinéma Mercury, 16 place Garibaldi – Nice

    Programme présenté par Vincent Roussel en présence du réalisateur.

    Le site de Gérard Courant

    Hérésie pour Magritte II

    1979 – 3min. 30 - Production : K.O.C.K. Production, Gérard Courant - Diffusion : Les Amis de Cinématon - Super 8 mm. pellicule : Kodachrome - Couleur. Muet.

    En utilisant trois reproductions de La Grande famille de tailles différentes superposées les unes sur les autres, la peinture s’anime et la colombe offre une impression d’envol continu. Tourné image par image. (Gérard Courant)

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    Compression Le Mépris

    2009 - 4 min. - Production : Les Amis de Cinématon, Les Archives de l’Art Cinématonique, Gérard Courant. - Vidéo Mini-DV. Cinemascope (2,20). - Couleur.

    Compression Le Mépris est la réduction du Mépris, le chef d’œuvre de Jean-Luc Godard avec Brigitte Bardot, Michel Piccoli, Jack Palance et Fritz Lang, en un film de 3 minutes. Le film est « compressé » à la manière d’une œuvre d’Arman ou de César. Mais à la différence du travail de ces artistes qui compressaient des objets usuels, Compression Le Mépris compresse une œuvre d’art ! Le tour de force et le pari de Compression Le Mépris a été de fabriquer une compression totale : dans ce film, il ne manque pas un seul plan du film original ! (Gérard Courant)

    Critique : Dans la série des Compressions, initiée en 1995, Gérard Courant ne s’intéresse plus à l’artiste mais à l’œuvre, qui devient un objet et un signe culturel au même titre que les produits de la société de consommation compressés par les Nouveaux Réalistes. Avec le sentiment d’appartenir à une cinéphilie en train de disparaître, qui a découvert le cinéma dans les années 1960 avant que ne déferle le flot d’images et de médias, quand il était encore possible d’en avoir une vision synthétique, il entend revisiter les classiques sous forme de digests, condensés, réduits, mais sans qu’il ne manque un seul plan.

    Commencée en 1965 par Alphaville de Jean-Luc Godard, créé trente ans plus tôt, la série des Compressions se poursuit avec À bout de souffle, le film qui, aux côtés des Quatre cents coups de François Truffaut, signa l’acte de naissance de la Nouvelle Vague en 1959. En isolant et en montrant bout à bout une image par seconde de film, Gérard Courant livre une compression de procédé rationnel et systématique, à contre-courant de la perception subjective du film par le spectateur, de « l’expérience esthétique ». (…)

    La réduction éloigne l’œuvre de la forme sous laquelle elle persiste dans les mémoires individuelle et collective, qui tendent à isoler quelques images iconiques comme autant de vignettes métonymiques (…) et à dilater la durée de certains passages pour en condenser d’autres. Mettant en évidence la structure de l’œuvre initiale, la compression, dépouillée de tout affect, la donne à voir autrement. (Judith Revault d’Allonnes, catalogue Chefs-d’œuvre ?, Centre Pompidou-Metz, mai 2010)

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    Sortie du port de Marseille en direction des îles du Frioul

    2007 - 2min. 40 - Image : Vincent Arnaud.- Production : Labo d'images. - 16 mm. Noir et blanc.

    Sortie du port de Marseille en direction des îles du Frioul fait partie d’une série cinématographique intitulée La Bobine du mois. Chaque mois, l’association Labo d’images propose à un cinéaste de réaliser un film sur la ville de Marseille. Le cahier des charges impose que le film soit tourné en une seule bobine de format 16 mm négative de 30 mètres développée par le laboratoire de l’association.

    Critique : Il fut un temps de l’histoire du cinéma où les opérateurs s’en tenaient à la contrainte frustre de la longueur de la bobine. Ce que l’on appela par la suite les Vues Lumière, du nom de leurs illustres auteurs, duraient 50 secondes au maximum (ce qui équivaut environ à 17-20 mètres de pellicule). Ces plans séquences étaient fixes, et l’opérateur économe disposait sa caméra avec science afin de pouvoir englober l’ensemble de la scène qui devait se dérouler sous sa lentille. C’est bien à ce dispositif que l’on pense en voyant Marseille s’éloigner, dans un noir et blanc granuleux qui nous rappelle que le cinéma, c’est encore de la matière.(Olivier Pierre, Catalogue du 19ème Festival International du Documentaire de Marseille, 2 au 7 juillet 2008).

    Montre oeil mon oeil (Episode d'Outrage et rebellion)

    2009 - 3min. 37 - Production : Gérard Courant, Les Amis de Cinématon. - Chanson : Dégueulasse de Élisa Point et Fabrice Ravel-Chapuis - Dessins : Damien Roudeau. - Vidéo Mini-DV. Noir et blanc et couleur.

    Les faits : Le 8 juillet 2009, la police a évacué une clinique occupée dans le centre-ville de Montreuil. Cette clinique avait pris la forme d’un centre social avec des logements, des projection de films, un accueil et des conseils aux sans papiers, des repas, une organisation collective et communautaire.

    Pour protester contre cette évacuation, des résidents et amis organisèrent un gigantesque repas dans une rue piétonne voisine : la rue du Capitaine Dreyfus.

    Après ce repas, un groupe se rendit vers la clinique évacuée, à quelques centaines de mètres de là et se trouva face-à-face avec des policiers. Ces derniers tirèrent sans sommation avec leur flash ball et une balle atteignit le comédien Joachim Gatti, fils de Stéphane Gatti et petit-fils d’Armand Gatti, en plein visage. Joachim Gatti s’effondra, le visage en sang et un œil crevé !

    Un film collectif : À la suite de cet événement et sous l’impulsion de Nicole Brenez, un collectif s’est organisé pour réaliser un film à sketches qui « révèle la répression en France, un film qui soit à la fois un hurlement, un coup, une bordée d’insultes, une analyse lucide, un manifeste extra-lucide, un poème d’amour pour la révolte, de l’extasy politique, une méditation, un baume sur les blessures, un appel à la mutinerie ». Ce film collectif a un titre : Outrage & rébellion et plus d’une quarantaine de cinéastes ont répondu à l’appel.

    Montre Œil Mon Œil est ma contribution à ce travail collectif. Le film est un hommage aux Ciné-tracts tournés durant mai 68. Il n’est fait que d’images fixes qui alternent documents photographiques des manifestations des 8 et 13 juillet 2009, BD de Damien Roudeau sur les événements montreuillois et photos de flash ball.

    Dégueulasse VI

    2009 - 5 min. Chanson : Élisa Point, Fabrice Ravel-Chapuis. - Production (film) : Les Amis de Cinématon, Gérard Courant. Vidéo Mini-DV. Noir et blanc.

    Dégueulasse VI est une version remixée de la chanson chantée par Élisa Point et Fabrice Ravel-Chapuis. Elle est plus longue de deux minutes que la version originale. La bande-image est la séquence finale légèrement ralentie de À bout de souffle de Jean-Luc Godard interprété par Jean Seberg et Jean-Paul Belmondo. (Gérard Courant)

    24 passions

    1980-2003, extrait, 4 min. - Image générique : Richard Copans. - Montage : Elisabeth Moulinier. - Son : Jean-Daniel Bécache. - Partition sonore : Hélène Ducret, Dominique Dalmasso. -Interprétation : Les habitants de Burzet (Ardèche), Gérard Courant. - Production : Les Films d’Ici (Richard Copans), Centre National de la Cinématographie. - Super 8 mm.Couleur. Sonore.

    Chaque année,
    De 1980 à 2003,
    J'ai filmé
    Chaque Vendredi Saint
    La reconstitution du chemin de croix
    De la Passion du Christ
    À Burzet,
    Un village isolé de l'Ardèche
    Où les villageois, depuis sept siècles,
    Se costument pour y célébrer et perpétuer
    Ce rite religieux.

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    24 passions, est une de ces œuvres « sérielles » qu’affectionne le cinéaste mais, à l’inverse d’A travers l’univers, il ne s’agit plus de filmer un lieu sous toutes ses coutures mais le même évènement dans le temps. Dans un petit village de l’Ardèche (à Burzet), les habitants se costument tous les Vendredis Saints (depuis le 13ème siècle !) et reconstituent la Passion du Christ. De 1980 à 2003, Gérard Courant, armé de sa caméra Super 8, s’est rendu sur les lieux pour filmer la célébration de ce rite religieux. [...]

    Le travail d’archiviste qu’effectue encore une fois Courant force l’intérêt mais il manque peut-être un dispositif plus fort (paradoxalement) qui emporterait totalement l’adhésion. On sent que le cinéaste cherche à trouver, d’année en année, des rimes visuelles (gros plans sur le visage du Christ, même plan récurrent de la montée au Calvaire…) mais ces petits extraits de ces Passions restent finalement assez « autonomes » les uns par rapport aux autres et peut-être aurait-il fallu établir un dispositif encore plus contraignant (que ce soit en terme de durée ou de cadrages) pour que nous puissions avoir de véritables éléments de comparaisons.

    Finalement, ce qui séduit le plus, ce sont les « accidents », comme cette année 1985 où un orage empêcha la procession, obligeant Courant à se contenter d’un plan de la façade de l’église et des montagnes environnantes…

    (Docteur Orlof,  Le blog du Dr Orlof, 22 février 2010).

    Zanzibar à Saint-Sulpice

    1999 - 9 min. - Interprétation : Jacques Baratier, Catherine Baratier, Serge Bard, Caroline de Bendern, Jacques Boissonnas, Laura Duke Condominas, Gérard Courant, Alain Dister, Garcia, Patrick Deval, Caroline Garrel, Esther Garrel, Lena Garrel, Philippe Garrel, Marcel Mazé, Ester de Miro, Dominique Noguez, Jackie Raynal, Jean-Paul Sarré, Sally Shafto, Serge T, Zouzou. - Production : Gérard Courant, Les Amis de Cinématon, Les Archives de l’Art Cinématonique. - Super 8 mm. - Couleur. Muet.

    Trente ans après leur révolution poético-cinématographique, les membres du groupe Zanzibar et quelques-uns de leurs amis se retrouvent au café de la Mairie, place Saint-Sulpice à Paris.

    Zanzibar à Saint Sulpice est un court-métrage de neuf minutes qui pourrait être une sorte de version longue des portraits de groupe qu’affectionne Courant. Le groupe Zanzibar est une constellation informelle d’artistes (peintres, cinéastes, modèles…) regroupés sous cette bannière au moment de Mai 68. C’est sous ce label que furent distribués (et en partie financés par la mécène Sylvina Boissonnas) certains des premiers films de Philippe Garrel (Le révélateur, Le lit de la vierge…). 30 ans après, tous ces gens se retrouvent dans un café place Saint-Sulpice à Paris et Gérard Courant immortalise le tableau avec sa caméra Super-8. Au-delà du côté « people » (retrouver Serge Bard, Philippe Garrel, Zouzou, Jackie Raynal et les autres à la terrasse d’un café) se dessine en creux toutes les obsessions de Courant : le temps qui passe, la capacité du cinéma a fixer les instants précieux pour l’éternité, la fidélité en amitié…

    (Dr Orlof, Le blog du Dr Orlof, 21 mars 2010).

    De ma chambre d'hôtel

    1991-2010 - 4 min.  - Production : Les Amis de Cinématon, Gérard Courant. - Cinéma Super 8 mm, puis Vidéo Mini-DV. Couleur. Muet.

    De ma chambre d’hôtel est une série cinématographique qui montre, en un seul plan fixe et large (du n°1 jusqu’au n°30) puis en une vingtaine de plans fixes de toutes grosseurs (à partir du n°31) d'une durée de 3 minutes et 20 secondes, une vue (puis une vingtaine de vues à partir du n° 31) des différentes chambres d’hôtel où j’ai eu l’occasion de séjourner. Gérard Courant)

     Gérard Courant est probablement le représentant le plus radical d’un cinéma conceptuel en France. Une partie importante de sa filmographie se décline en séries qui travaillent sur l’altéralité (des gens, des lieux) à travers un système et des options esthétiques identiques d’un sujet à l’autre. Courant est un des descendants les plus purs des frères Lumière : dates, endroits et titres des films ou des fragments correspondent toujours rigoureusement à la réalité – celle des personnages (leur fonction), des lieux et des horaires de tournage. Le cinéaste, qui a été aussi journaliste, a constitué un important corpus documentaire sur divers aspects artistiques, culturels et sociaux de notre temps. (Raphaël Bassan, Encyclopaedia Universalis, 2005)

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    Couples

    1985-2010, 7 min. - Interprétation : Arrabal, Philippe Sollers, Juliet Berto, Lou Castel, Catherine Millet, Julie Delpy, Béatrice Romand, Sapho, etc. - Production : Les Amis de Cinématon, Gérard Courant. - Super 8 mm. Kodachrome. Couleur. Muet.

    Présentation : Couple est une série cinématographique de portraits filmés qui montre, en un seul plan-séquence fixe, muet et large, de 3 minutes et 20 secondes, deux personnes libres de faire ce qu’elles désirent.(Gérard Courant)

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    10 Cinématon

    1978-2010, 40 min. - Interprétation : 2319 personnalités artistiques dont Jean-Luc Godard, Sergueï Paradjanov, Wim Wenders, Jack Lang, Philippe Sollers, Juliet Berto, Jean-Paul Aron, Félix Guattari, Jean Dutourd, Pierre Gripari, Terry Gilliam, Samuel Fuller, Joseph Losey, Ettore Scola, Maruschka Detmers, Sandrine Bonnaire, Maurice Pialat, etc. - Production : Les Amis de Cinématon, Gérard Courant. - Super 8 mm. Kodachrome. Couleur (et 14 Cinématons en noir et blanc). Muet.

    Cinématon est une série cinématographique de portraits filmés montrant une personnalité des arts, de la culture, de la politique ou du spectacle, en un seul gros plan fixe et muet, dans lesquels elle est libre de faire ce qu'elle veut. (Gérard Courant)

    Avec le presse-purée électrique, la bombe atomique, la Mariée mise à nu par ses célibataires même, le cinéma sans images et l’orange sans pépins, les Cinématons sont, à l’évidence, une des inventions majeures du XX e siècle. Louons-en à jamais leur fondateur et tressons-lui une dernière couronne de périphrases méritées : salut donc à toi, ô Nadar du super 8, ô grand ordonnateur de nos pompes pas encore funèbres, ô Saint-Simon visuel de cette fin de siècle, ô Jivaro de nos têtes ! (Dominique Noguez, Éloge du cinéma expérimental, éditions Paris expérimental, 2000)

    Gérard Courant est fou. Voilà dix ans qu'il filme en plan fixe et pendant quatre minutes, ceux et celles qui acceptent de se prêter au jeu. Dans le livre qu'il vient, non pas d'écrire, mais de mettre en images, mille portraits défilent sous nos yeux, mille « cinématonés », célèbres ou inconnus, mille instantanés assortis d'un petit commentaire de l'auteur, avec le jour et l'heure ou ça s'est passé. On peut trouver ça horripilant, inutile, prétentieux. Mais l'obstination de Gérard Courant a quelque chose de troublant. Un homme qui consacre sa vie à filmer ses contemporains ne peut pas être un bouffon. En feuilletant Cinématon, en regardant ces visages, enconsultat les statistiques insensées des dernières pages, on est effectivement partagé entre l'irritation et le vertige. Irritation car on ne comprend pas pourquoi une entreprise à priori aussi gratuite, aussi dérisoire peut à ce point mobiliser une existence. Vertige, parce que cette même irritation provoque au bout du compte une espèce d'ivresse métaphysique. Cinématon est une négation du temps qui passe. Le présent y est pétrifié, enfermé dans la prison d'une simple photographie.

    Cinématon est une œuvre d'art.

    Starfix 80 / janvier 1990 à l'occasion de la sortie du livre Cinématon (éd Henri Veyrier).