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Regard Independant - Page 18

  • Pour Mohammad Rasoulof

    Texte de présentation de la séance du dimanche 9 janvier 2011

    Vous allez assister à une séance très particulière de cette série de projections de soutien aux cinéastes iraniens récemment condamnés puisqu'il s'agit de celle consacrée à Mohammad Rasoulof, réalisateur, scénariste et producteur dont nous allons vous présente le seul film disponible en France à notre connaissance : Jazireh ahani (La vie sur l'eau.)

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    Quand Philippe Serve de Cinéma Sans Frontières, le grand architecte de ces journées, m'a proposé d'animer la présentation de ce film, j'ai tout de suite accepté. Je ne connaissais pas du tout Mohammad Rasoulof ni son travail et à Regard Indépendant, nous adorons montrer des films que nous ne connaissons pas de gens qui sont peu ou pas connus, de Jérémie à Lenoir à Gérard Courant en passant par Jean Rollin.

    Je pense que nombre d'entre vous êtes dans mon cas aussi nous allons faire connaissance avec ce jeune réalisateur. Il est né en 1973 à Shiraz, une ville assez importante du sud ouest iranien. 6e ville du pays, elle a été brièvement capitale de la Perse au XVIe siècle. Rasoulof y fait des études de sociologie puis bifurque vers le montage qu'il étudie à l'université Sooreh de Téhéran.

    De 1991 à 1999, il réalise 6 courts métrages proches du documentaire puis en 2002 un premier long Gagooman que l'on trouve sous le titre anglais the twilight, le crépuscule, mais n'est pas sortit en France à notre connaissance. Le film suivant est celui que nous allons voir et qui le révèle au niveau international. : Jazireh ahani (la vie sur l'eau) en 2005 circule dans les festivals (primé à Telluride, Karlovy Vary et Toronto). En France, il fait partie de la sélection de la Quinzaine des Réalisateurs à Cannes. Il est également disponible en DVD.

    Mohammad Rasoulof revient au documentaire en 2008 avec Baad-e-daboor, un moyen métrage sur un sujet très sensible : L'accès à Internet et les antennes paraboliques en Iran qui sont un enjeu entre le pouvoir et la population, le premier cherchant à contrôler ce que voit la seconde et la seconde ayant développé une véritable économie parallèle, installant du matériel non bridé avec de grands risques, comme on a pu le voir dans le film de Saman Salour : Taraneh Tanhayie Tehran (Le chant solitaire de Téhéran - 2008). C'est bien sûr un film critique sur la gestion des media par la pouvoir.

    Il aide ensuite le jeune cinéaste Vahid Vakilifar en produisant le film Gesher.

    En 2009 suit un nouveau long métrage, Keshtzar haye sepid dont le titre anglais est The white meadow, la prairie blanche. Le sujet du film, plutôt poétique est très intriguant puisqu'il s'agit d'un homme chargé de recueillir les larmes des habitants d'un groupe d'iles. Le film se fait dans des conditions difficiles, à la fois logistiques (lieux de tournage) et à cause de la pression de la censure qui s'inquiète de la charge critique du film et refuse les permissions de tournage, situation que Jafar Panahi a dénoncée par ailleurs.

    Achevé, le film commence à circuler dans les festivals européens. Lors de la projection en sélection officielle au festival de San Sebastian, Rasoulof critique le régime. Nous sommes en plein pendant la période des élections truquées de 2009. Son intervention est particulièrement mal vue à Téhéran. On lui refuse d'aller à Berlin présenter son film et il est arrêté avec Panahi le 1er mars 2010. Ensemble, ils préparaient un film inspiré des événements politiques consécutifs aux dernières élections iraniennes. Sont également arrêtés une quinzaine de personnes dont le directeur de la photographie de Rasoulof : Ebrahim Ghafori. Rasoulof est libéré assez rapidement contrairement à Panahi qui est retenu juste ce qu'il faut pour qu'il n'aille pas à Cannes occuper son poste de juré.

    En décembre, Rasoulof est condamné. Le verdict retient deux motifs : une peine de 5 ans de prison pour “assemblée et collusion contre la sécurité nationale”, et une autre d’un an de prison pour “perturbation de l’opinion publique en faisant un film sans autorisation”.

    Dans l'exposition médiatique qui suit cette histoire, Jafar Panahi est mis en avant : il a son renom international, les larmes de Binoche, le siège vide de juré à Cannes. On a tendance pour le grand public à reléguer Rasoulof à deux ligne. Il est « le cinéaste également arrêté en sa compagnie ». Il ne s'agit bien évidemment pas d'opposer deux hommes qui partagent les mêmes engagements et subissent les mêmes peines, mais était important de bien les associer dans les actions de soutien.

    Comme le rappelait Philippe en ouverture de ces journées, la censure envers le cinéma, et les autres arts, a toujours existé. C'est un rapport de force ou le pouvoir tente d'empêcher que les choses soient dites ou montrées. Lutter contre cela, c'est faire en sorte que l'on montre ce que l'on veut nous cacher, les œuvres, et c'est là je pense que nous trouvons, associations cinéphiles, notre légitimité.

    Avec mon optimisme proverbial, je dirais qu'en faisant connaître Mohammad Rasoulof et en montrant son film, nous remportons une victoire, toute modeste soit elle, sur le pouvoir qui voudrait qu'on l'ignore. Pour les prisonniers d'opinion, les prisonniers politiques, il est important qu'on dise leur nom et que l'on parle d'eux, ceux qui meurent, ce sont ceux que l'on oublie.

    Et concernant les œuvres, les censure peuvent remporter des victoires, parfois douloureuses, mais elles ne gagnent pas tant qu'il y a des gens qui bataillent pour montrer. Pour rester en France, c'est vrai que la censure à interdit, saisi le film de Paul Carpita Le rendez-vous des quais  (1953). Mais le film a été retrouvé, restauré, montré enfin, et Paul a encore pu faire deux longs métrages. Aujourd'hui le film fait partie de la grande histoire du cinéma.

    Il y a une chanson américaine populaire que j'aime bien, Streets of Laredo. C'est l'histoire des dernières volontés d'un cow-boy blessé à mort. Il dit : « Écrivez à ma mère... Ne mentionnez pas le nom de celui qui m'a tué et son nom disparaitra. ». Nous sommes ici pour dire et redire les noms de Rasoulof et Panahi, et que l'on oublie ceux de leurs juges.

    Bonne projection.

  • Jafar Panahi à ses juges

    Le plaidoyer de Jafar Panahi tramsmis à Serge Toubiana, Directeur général de la Cinémathèque française, par un journaliste.

    Votre honneur, Monsieur le Juge, permettez-moi de présenter mon plaidoyer en deux parties distinctes.

    Première partie : Ce qu’on dit

        Ces derniers jours, j’ai revu plusieurs de mes films favoris de l’histoire du cinéma, malgré le fait qu’une grande partie de ma collection ait été confisquée durant le raid qui a eu lieu dans la nuit du 19 février 2009 à mon domicile. En fait, Monsieur Rassoulof et moi-même étions en train de tourner un film du genre social et artistique, quand les forces qui proclamaient faire partie du ministère de la Sécurité, sans présenter aucun mandat officiel, nous ont arrêtés ainsi que tous nos collaborateurs, et du même coup confisqué tous mes films, qu’ils ne m’ont jamais restitués par la suite. Par la suite, la seule allusion jamais faite à ces films était celle du Juge d’instruction du dossier : « Pourquoi cette collection de films obscènes ? »

        J’aimerais préciser que j’ai appris mon métier de cinéaste en m’inspirant de ces mêmes films que le juge appelait « obscènes ». Et, croyez-moi, je n’arrive pas à comprendre comment un tel adjectif peut-il être attribué à des films pareils, comme je n’arrive pas à comprendre comment on peut appeler « délit criminel » l’activité pour laquelle on veut me juger aujourd’hui. On me juge, en fait, pour un film dont moins d’un tiers était tourné au moment de mon arrestation. Vous connaissez certainement l’expression qui dit : ne dire que la moitie de la phrase : « il n’y a point de Dieu que dieu le grand » est synonyme de blasphème. Alors, comment peut-on juger d’un film avant qu’il soit même fini ?
        
        Je n’arrive à comprendre ni l’obscénité des films de l’Histoire du cinéma, ni mon chef d’accusation. Nous juger serait juger l’ensemble du cinéma engagé, social et humanitaire iranien ; le cinéma qui a la prétention de se placer au-delà du bien et du mal, le cinéma qui ne juge pas et qui ne se met pas au service du pouvoir et de l’argent, mais qui fait de son mieux afin de rendre une image réaliste de la société.
        
        On m’accuse d’avoir voulu promouvoir l’esprit d’émeute et de révolte. Cependant, tout au long de ma carrière de cinéaste, j’ai toujours réclamé être un cinéaste social et non politique, avec des préoccupations sociales et non politiques. Je n’ai jamais voulu me placer en position de juge et de procureur ; je ne suis pas cinéaste pour juger mais pour faire voire ; je ne tiens pas à décider pour les autres ou leur prescrire quoi que ce soit. Permettez-moi de redire que ma prétention est de placer mon cinéma au-delà du Bien et du Mal. Ce genre d’engagement nous a souvent coûté, à mes collaborateurs et à moi-même. Nous avons été frappés par la censure, mais c’est une première que de condamner et d’emprisonner un cinéaste afin de l’empêcher de faire son film ; et il s’agit d’une première aussi que de rafler la maison dudit cinéaste et de menacer sa famille pendant son « séjour » en prison.
        
        On m’accuse d’avoir participer aux manifestations. La présence des caméras était interdite durant ces démonstrations, mais on ne peut pas interdire aux cinéastes d’y participer. Ma responsabilité en tant que cinéaste est d’observer afin de pouvoir un jour en rendre compte.
        
        On nous accuse d’avoir commencé le tournage sans avoir demandé l’autorisation du gouvernement. Dois-je vraiment préciser qu’il n’existe aucune loi promulguée par le parlement concernant ces autorisations. En fait, il n’existe que des circulaires interministérielles, qui changent au fur et à mesure que les vice-ministres changent.
        
        On nous accuse d’avoir commencé le tournage sans avoir donné le scénario aux acteurs du film. Dans notre genre du cinéma, ou on travaille plutôt avec des acteurs non professionnels, c’est une manière de faire très courante pratiquée par presque tous mes collègues. Un chef d’accusation pareil me semble relevé plutôt du domaine de l’humour déplacé que du domaine juridique.
        On m’accuse d’avoir signé des pétitions. J’ai en fait signé une pétition dans laquelle 37 de nos plus importants cinéastes déclaraient leur inquiétude quant à la situation du pays. Malheureusement, au lieu d’écouter ces artistes, on les accuse de traîtrise ; et pourtant, les signataires de cette pétition sont justement ceux qui ont toujours réagi en premier aux injustices dans le monde entier. Comment voulez-vous qu’ils restent indifférents à ce qui se passe dans leur propre pays ?
        
        On m’accuse d’avoir organisé les manifestations autour du Festival de Montréal ; cette accusation n’est basée sur aucune logique puisque, en tant que directeur du jury, je n’étais à Montréal que depuis deux heures quand les manifestations ont commencé. Ne connaissant personne dans cette ville, comment aurais-je pu organiser un tel événement ? On ne tient pas à s’en souvenir peut-être, mais durant cette période, partout dans le monde où il se passait quelque chose, nos compatriotes se rassemblaient afin d’exprimer leurs demandes.
        
        On m’accuse d’avoir participer aux interviews avec les médias de langue persane basés à l’étranger. Je sais qu’il n’existe aucune loi interdisant un tel acte.

    Deuxième partie : Ce que je dis

        L’artiste incarne l’esprit d’observation et d’analyse d’une société à laquelle il appartient. Il observe, analyse et essaie de présenter le résultat sous la forme d’une œuvre d’art. Comment peut-on accuser et incriminer qui que se soit en raison de son esprit et de sa façon de voir les choses ? Rendre les artistes improductifs et stériles est synonyme de détruire toutes formes de pensée et de créativité. La perquisition effectuée chez moi et l’emprisonnement de mes collaborateurs et de moi-même, représentent le raid du pouvoir effectué contre tous les artistes du pays. Le message convié par cette série d’actions me paraît bien clair et bien triste : qui ne pense pas comme nous s’en repentira…
        En fin de compte, j’aimerais aussi rappeler à la cour une autre ironie du sort me concernant : en fait, l’espace consacré à mes prix internationaux au musée du cinéma à Téhéran est plus grand que l’espace de ma cellule pénitentiaire.
        
        Quoi qu’il en soit, moi Jafar Panahi, déclare solennellement que malgré les mauvais traitements que j’ai dernièrement reçus dans mon propre pays, je suis Iranien et que je veux vivre et travailler en Iran. J’aime mon pays et j’ai déjà payé le prix de cet amour. Toutefois, j’ai une autre déclaration à ajouter à la première : mes films étant mes preuves irréfutables, je déclare croire profondément au respect des droits d’autrui, à la différence, au respect mutuel et à la tolérance. La tolérance qui m’empêche de juger et de haïr. Je ne hais personne, même pas mes interrogateurs puisque je reconnais ma responsabilité envers les générations à venir.
        
        L’Histoire avec un grand H est bien patiente ; les petites histoires passent devant elle sans se rendre compte de leur insignifiance. Pour ma part, je m’inquiète pour ces générations à venir. Notre pays est bien vulnérable et c’est seulement l’instauration de l’état de droit pour tous, sans aucune considération ethnique, religieuse ou politique, qui peut nous préserver du danger bien réel d’un futur proche chaotique et fatal. A mon avis, la Tolérance est la seule solution réaliste et honorable à ce danger imminent.
        
        Mes respects, Monsieur le Juge,
        Jafar Panahi, cinéaste iranien

  • 7-9 janvier : manifestation de soutien à Jafar Panahi et Mohammad Rasoulof

    (Mise à jour)

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    Plusieurs associations cinéphiliques niçoises et Amnesty International organisent les 7, 8 et 9 janvier au cinéma Mercury à Nice, des journées de soutien aux cinéastes iraniens Jafar Panahi et Mohammad Rasoulof.

    Les deux réalisateurs ont été condamnés voici quelques jours par la justice de leur pays à six ans d’emprisonnement, Jafar Panahi se voyant de plus interdit de tournage, de voyage à l’étranger et d’interviews pour une période de vingt ans, autrement dit pour le restant de sa vie professionnelle. Le chef d’accusation – « participation à des rassemblements et propagande contre le régime » - ne tient évidemment pas la route et ne fait que renforcer l’absurdité et l’inanité du jugement. A travers ces deux cinéastes, c’est toute la liberté artistique du cinéma iranien qui est aujourd’hui, plus que jamais, menacée de disparaître.

    Le milieu du cinéma international a aussitôt réagi en exigeant la libération immédiate et inconditionnelle des deux cinéastes. Les associations signataires de ce texte croient à la nécessaire liberté critique de l’artiste où qu’il se trouve et ont résolument décidé de se mobiliser pour faire entendre la voix de ceux que l’on cherche à bâillonner définitivement. Et parce que nous pensons que la meilleure arme d’un artiste est son oeuvre, nous avons choisi de diffuser les cinq long-métrages de Jafar Panahi, tous multi-primés, et le dernier en date de Mohammad Rasoulof. Six films qui  bénéficieront d’autant de présentations et seront systématiquement suivis de débats avec le public.

    Nous appelons donc le public à venir manifester leur soutien à ces deux cinéastes.

    Associations signataires :

    Cinéma sans Frontières (CSF)

    Regard Indépendant

    Association pour la Démocratie à Nice (ADN)

    Héliotrope

    Polychromes

    Amnesty International – Nice

    Les Ouvreurs (In&Out)

    Cinéma Lusophone

    Les Méduses

    Chaque film sera précédé d'une présentation et suivi d'un débat avec le public.

    Pétition à signer : Cliquer ICI

    Cinéma Mercury

    16 place Garibaldi

    06300 Nice

    Contacts :

    Regard Indépendant : 06 23 07 83 52

    CSF : 04 93 52 31 29 / 06 64 88 58 15

    Mercury : 08 92 68 81 06

    PROGRAMME

    Programme complet à télécharger en haut à droite avec un texte de Philippe Serve sur Jafar Panahi qui paraîtra vendredi sur Inisfree.

    Vendredi 07 janvier

    18h30 -  Le Ballon Blanc (1995, 1h25). Animation : Philippe Serve (CSF).

    21h15 - Le Miroir (1996, 1h33, vostf) de Jafar Panahi. Animation : Laurent Trémeau (Héliotrope).

    Samedi 08 janvier

    17h – Le Cercle de (2001, 1h30, vostf) de Jafar Panahi. Animation : ADN.

    21h15 – Hors-Jeu (2006, 1h28, vostf) de Jafar Panahi. Animation : Philippe Serve (CSF).

    Dimanche 09 janvier

    15h – La vie sur l'eau (2005, 1h30, vostf) de Mohammad Rasoulof. Animation : Vincent Jourdan (Regard Indépendant).

    19h30 – Sang et Or (2004, 1h37, vostf) de Jafar Panahi. Animation : Josiane Scoleri (CSF).

  • Le court de la semaine

    La nouvelle fantaisie d'Antoine Banni, Il était un petit navire... dans la collection La première fois. Avec Angela de Champêtre, Mathieu Zino, Cécile de Strasbourg, Lætitia H.-B., Lucia Calumetto, Marie B. Lacantine, Pascal Gro-Piratus.

    Madame Hortense n'a pas de chance ; pour la première fois qu'elle achète des nains de jardin, faut que ce soit des loufdingues qui ne pensent qu'à taquiner ceux du voisin.

  • Collection d'hiver

    C'est donc Nathalie qui inaugure notre nouvel espace Motion maker pour la nouvelle collection 2010 : La première fois. Découvrez, si vous n'étiez pas à la projection du 20 novembre, son court métrage en version numérisée, à peine retouché.

    Un premier amour de jardin de Nathalie Portas – Scénario et caméra : Nathalie portas – Montage (Version vidéo) et musique : Fred Houam - Avec Magali Faggio.

    Il est des jardins extraordinaires au milieu des paysages les plus arides… ici, l’être humain est au service du décor. Pantin désarticulé, il se met en mouvement quand il découvre la réalité des inanimés… cela le réjouit, lui donne vie, le conduit à la folie… la folie d'un premier amour, de jardin...

    Les autres vont suivre après la trève des confiseurs.

  • Pour Jafar Panahi

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    Le cinéaste iranien Jafar Panahi a été condamné à six ans de prison et la justice lui a interdit de réaliser des films ou de quitter le pays pendant les vingt prochaines années, a annoncé son avocat lundi. Panahi est l'un des plus fameux metteurs en scène de ce pays. On lui doit Le ballon blanc (1995) qui avait reçu la Cméra d'or à Cannes, Le cercle (2000) qui lui valu le Lion d'Or à la Mostra de Venise en 2000, Sang et or (2003) et Hors jeu en 2006. Il devait présenter son dernier film L'accordéon cette année à Cannes mais son arrestation le 1er mars l'en a empêché. Plusieurs actions symboliques au niveau international (le FIF de Cannes a conservé sa chaise vide de juré), une grève de la faim et une forte caution, ont permis sa libération, mais il restait plus que jamais dans le collimateur du pouvoir. Son « crime », outre ses films très ancrés dans la réalité quotidienne de son pays (qu'il refuse de quitter et où il persiste à filmer), est d'avoir ouvertement soutenu le mouvement réformateur et le candidat de l'opposition lors des élections truquées de l'an dernier.

    Un autre jeune réalisateur, Mohammad Rasoulof, qui travaillait sur un film avec Panahi, a également été condamné à six années de prison.

    Un nouveau mouvement de protestation se met en marche, avec notamment une pétition de la communauté française du cinéma (http://www.ipetitions.com/petition/solidarite-jafar-panahi). Plusieurs autres existent, toutes exigent, et nous nous joignons à elles, la levée de cette condamnation

    A notre modeste échelle, l'information doit circuler et nos amis de Cinéma sans Frontières, qui ont diffusé à plusieurs reprises les films de Panahi, proposent le week-end du 8/9 janvier 2011 d'organiser au cinéma Mercury une manifestation inter associative avec projection de films, débats et information afin de sensibiliser le public niçois à cette atteinte lamentable aux droits de l'homme et à faire connaître le travail du réalisateur.

  • Journal permanent du super 8 - Episode 4

    Suite à l'Assemblée générale de jeudi dernier, nous avons décidé d'un thème pour la collection super 8 en tourné-monté de 2011 : "Oui".

    Et oui... Bon, vous pouvez d'ores et déjà prévoir une séance d'initiation au scénario fin février et une journée de formation au super 8 en mars. Les réalisateurs qui souhaitent participer  peuvent prendre contact avec nous via mail : regardindependant@gmail.com. Ou en commentaire.

    L'association a ouvert sur le site Dailymotion un compte Motion Maker. Depuis quelques semaines, nous chargeons toutes les versions numériques des super 8 de nos collections. L'objectif est de donner une nouvelle visisbilité à ces films et de réunir pour le plaisir de tous l'intégralité de notre travail collectif. N'hésitez pas à visiter et visonner les films, à laisser des commentaires et éventuellement compléter les informations.

    Les vidéos de regardindependant sur Dailymotion

  • Le palmarès des super 8

    Il y avait donc une petite compétition pour certains films en super 8 présentés lors des 12e Rencontres Cinéma et Vidéo à Nice. Le jury composé de Marie-Jo Gonzalez, Illys, Amélie Masciotta, Gérard Courant, Hervé Roesch et Vincent Roussel a joué le jeu et rendu samedi vers minuit, dans la grande salle du Mercury, le palmarès suivant :

    Compétition internationale (programme Straight 8)

    Prix du jury à Eli de Leanne Flinn

    Compétition nationale (programme La première fois)

    Premier prix du jury à JsDream.6 de Feyyaz & Velvet

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    Second prix du jury à Ce n'est plus mon film de Roxane Petitier

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    Photographie Roxane Petitier

    Mention à Premiers plans de Vincent Jourdan

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  • Ballade de merci

    Les 12e Rencontres se sont achevées dimanche sur un moment chaleureux dans le hall du Mercury. C'est le moment d'un mot simple et sincère : merci.

    Merci d'abord au public qui nous a conservé sa curiosité et qui nous a posé un problème rare mais bien agréable, celui du manque de place. Merci pour les belles séances de samedi soir et de dimanche. Merci aux courageux qui ont suivi jusqu'à l'aube la nuit du cinéma.

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    Merci à nos invités, les auteurs en premier lieu, Gérard Courant et cette incroyable vitalité de cinéma, Guillaume Levil, Philippe Astorg, William Turmeau et Hervé Roesch avec leur beau programme venu de Strasbourg, Philippe Cardillo, les réalisateurs de la série super 8, Nathalie, Antoine, Frédéric, Feyyaz, Élisabeth, Cédric, Roxane, Sandrine, Cyril, Tina, Marcel et Connie venue avec son acteur Sven de Köln, Coralie Prosper, David Viellefon, Loïc Nicoloff et les élèves du collège Jean-Henri Fabre. Merci aussi à ceux qui n'ont pu être présents mais nous ont permis de diffuser leurs films et aux producteurs AD Astra films, Gonella Productions, Comic Strip, Tita Productions et Media Créations.

    Merci à celles et ceux qui ont accepté de jouer le jeu du jury outre Gérard et Hervé : Marie-Jo, Amélie, Vincent « Orlof » Roussel, et Illys que nous remercions aussi pour la belle affiche.

    Merci aux comédiens qui se sont prêtés à l'expérience de l'ami Luc : Fabienne , David et Brigitte de la Cie L'eau vive, renforcés par Jean Loup. Belles improvisations et une idée à renouveler.

    Merci aux musiciens, à Veines et leur énergie, à Benoît et ses ambiances cinématographiques, à Daniel pour son mur d'images improvisées au pied levé, au beau duo coloré de Rimbjob. Merci à Outcrossed pour la sono.

    Merci à nos partenaires, Ed de Straight 8, Laurent et la joyeuse équipe d'Héliotrope pour leur programmation venue du cœur, Niko et Yann avec l'équipe du Volume et de la Source, Nelda, Monique et Hakim du MUSEAAV, Eric, Gilles, Jean-Claude et tout le Mercury. Autant de lieux où nous nous sentons comme chez nous.

    Merci côté technique, avec un coup de chapeau pour avoir avalé toutes les difficultés, à Patrick Baillergeon jusqu'au bout de la nuit, Pierre docteur miracle es-son, Greg si patient avec tous ces formats, et Xavier bien sûr qui a préparé tout cela.

    Merci à Eva dont le pain de thon est en passe de devenir un incontournable du festival, à l'équipe de charmantes jeunes femmes qui nous ont fait ce buffet inédit aux saveurs russes, à celle du restaurant Chez Palmyre, à l'accueil de l'hôtel Au Picardy.

    Merci à nos partenaires officiels Le Conseil Régional Provence Alpes Côte d’Azur, le Conseil Général des Alpes Maritimes et la Ville de Nice.

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    Merci à Klaus.

    Si j'ai oublié quelqu'un, ce qui est sans doute le cas, qu'il soit remercié ici.

    Merci enfin à l'équipe de Regard Indépendant pour le plaisir de travailler ensemble et de vivre sur une autre planète pendant quatre jours. Juliette, Andréa, Marion, Nathalie, Philippe, Antoine, Xavier, Frédéric. A bientôt, les 21 janvier à la Providence et 31 mars au Volume pour de nouvelles aventures...

    Vincent

    Président de Regard indépendant

    Photographies : Andrea.

  • C'est partit !

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    Les 12emes Rencontres Cinéma et Vidéo à Nice sous le signe du super 8.

     

    La 12e édition des Rencontres Cinéma et Vidéo s'ouvrira le jeudi 18 novembre 2010 au Volume et se poursuivra jusqu'au dimanche 21 novembre au MUSEAAV et au cinéma Mercury, à Nice.

    Pendant ces quatre journées, la production régionale et indépendante sera mise à l'honneur à travers un format original qui fait un retour en force : le film super 8. Au programme, de nombreux courts métrages, des rencontres avec les auteurs, de la musique, des cartes blanches à des associations partenaires, et la désormais traditionnelle nuit du cinéma qui sera consacrée au péplum.

    L’objectif de ce rendez-vous reste de permettre au public curieux de découvrir la production cinématographique régionale. Le public pourra ainsi découvrir les œuvres de Guillaume Levil, Loïc Nicoloff, Coralie Prosper, Philippe Cardillo, David Viellefon et bien d'autres encore. Nous accueillerons également Gérard Courant, cinéaste atypique adepte du super 8 pour une carte blanche comprenant quelques-uns de ses fameux Cinématons, portraits filmés de gens illustres et moins illustres.

    L’association Regard Indépendant, organisatrice de cet événement, présentera à cette occasion sa nouvelle collection de super 8 tourné-montés réalisés sur le thème La première fois. Cette année, quatre réalisateurs allemands de Köln (Cologne - Allemagne) ont été invités à se joindre aux créateurs de la région. Une douzaine de films devraient être présentés en compagnie de la traditionnelle sélection des Straight 8 anglais et d'une carte blanche au festival tourné-monté de Strasbourg.

    La nuit du cinéma assouvira nos pulsions cinéphiles avec les courts métrages proposés par Héliotrope et deux longs métrages mythiques, deux péplums, Jason et les argonautes de Don Chaffey avec les créatures fantastiques de Ray Harryhausen et le délirant Monty Python, la vie de Brian, relecture décalée de la vie du Christ.

    Cette édition poursuivra l'exploration des interactions entre images et musique avec les groupes Outcrossed, Les arbres qui marchent et Veines pour trois ciné-concerts en ouverture au Volume et au MUSEAAV.

    Nous vous convions à découvrir le détail de cette 12e édition sur les pages dont vous trouverez le détail sur la colonne de gauche.

    Visuel : Illys Poulpfiction

    Renseignements pour le public : 06 23 07 83 52

    regardindependant@gmail.com

  • Edito d'ouverture

    A l'image de la place Garibaldi, repensée, rénovée, réorganisée, les Rencontres Cinéma et Vidéo vous présentent pour leur 12e édition un visage neuf. Non que du passé nous ayons fait table rase. Mais Regard Indépendant a recentré sa manifestation phare sur les envies de ses membres, espérant qu'elles seront en phase avec celle de notre public.

    Recentrage géographique autour de cette place Garibaldi, avec le cinéma Mercury et le MUSEAAV, et puis le Volume à deux pas. Je salue au passage le Théâtre Trimages de Marie Claire Blanco qui nous a accueilli les années passées et qui doit fermer, hélas, en décembre.

    Recentrage sur notre activité de création et plus particulièrement sur le super 8 avec la présentation samedi soir de la collection 2010 "La première fois". Avec une carte blanche au Festival tourné-monté de Strasbourg et les programmes de nos amis anglais des Straight8. Avec enfin un programme découverte d'un artiste singulier à l'œuvre impressionnante, Gérard Courant, pour qui l'utilisation de ce format est essentielle.

    Création avec aussi les passerelles que nous jetons vers d'autres arts, la musique avec trois concerts et l'intégration de nos images, le théâtre avec l'expérience menée par Luc Bonnifay d'improvisation à partir de courts métrages.

    Recentrage du programme, moins de séances, moins de jours, mais plus d'intensité sur ce long week-end. La partie régionale n'est pas sacrifiée même si elle va prendre en 2011 d'autres formes. En sont témoins les séances du dimanche.

    Et le plaisir cinéphile se perpétue avec la désormais traditionnelle nuit du cinéma, sous le signe du peplum et un rappel des 10 ans de nos amis d'Héliotrope.

    Nous vous espérons nombreux, afin de nous dire si ce nouveau visage, comme notre tout nouveau logo, vous plaît.

    Vincent Jourdan
    Président

  • Soirée MUSEAAV (changement de programme)

    Vendredi 19 novembre à partir de 19H00 – MUSEAAV, 16bis place Garibaldi 06000 NICE

    La soirée du MUSEAAV va connaître quelque changement. Un incident indépendant de leur volonté oblige Outcrossed à déclarer forfait. Après une journée agitée, nous avons trouvé la perle rare en RimbJob qui assurera la seconde partie de soirée. Rien de changé pour le spectacle de Les arbres qui marchent. Improvisations et mixes sur les courts métrages en super 8 de Regard Indépendant. Projection du film Propos de Nice de Philippe Astorg en partenariat avec Imagespassages et en présence de l'auteur. Petits fours et vin du Var.

    Et pour se faire pardonner, quelques courts métrages inédits des straight 8 que l'on avait gardé sous le coude. La soirée sera belle.

    Les Arbres qui Marchent

    En voila une avalanche de sons, entre mix electro, et psychédélique, Les Arbres Qui Marchent ne vous laisserons pas indifférents. Un jeu vivant improvisé en temps réel.

    Les Arbres Qui Marchent sont au départ un projet d’« ambient music », suivant une des définitions qu’en donne Brian Eno, l’inventeur (s’il en est) du concept. Une musique assez ouverte pour permettre une part de recherche, mais toujours futile... sans encombrer l’air.

    Benoit Seyrat A.K.A. Les Arbres Qui Marchent (Plus d'infos : http://www.myspace.com/laqm)

    Benoît Seyrat est l'inspirateur du projet. Musicien tout d'abord autodidacte, il rejoint en 2000 le CNR de Nice dans la classe de Michel Pascal en électroacoustique et composition, en collaboration avec le Cirm (direction François Paris).

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    Propos de Nice de Philippe Astorg – Production Imagespassages– 2009 – Muet – Noir et blanc – 19 min. 22s.

    Une visite et un hommage à Jean Vigo à l'occasion des 11e Rencontres Cinéma et Vidéo à Nice. Pendant les Rencontres 2009, Philippe Astorg a filmé l'équipe de Regard Indépendant, les spectateurs et de simples passants, en les questionnant sur leur ville, le souvenir d'à propos de Nice dans la tête. Monté l'ultime journée, le film avait été projeté une unique fois lors de la cérémonie de clôture. Propos de Nice sera montré au sein des expositions du MUSEAAV.

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    RimbJob

    Groupe niçois qui se définit comme électro-minimaliste-post-punk. Une musique influencée par des groupes comme Kraftwerk ou Suicide. La formation se compose de Yannick (chant/guitar/beatbox), et Sandra (chant/sexy-dancing). Histoire de bien situer les choses, RimbJob a pris pour devise : « Dirthy disco pour  dirthy nightclub » (plus d'info :  www.myspace.com/rimjobmusic). Ils sont aussi, qui ne l'est pas, sur Facebook.

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  • Programmation régionale - Partie 2

    Dimanche 21 octobre – 16h30 - Cinéma Mercury, 16 place Garibaldi – Nice

    Création régionale

     

    Une journée pas comme les autres film d'atelier de l'école René Cassin avec les intervenants de l'association Héliotrope – 2010 – 10 min. 57s.

    L'enfance croit ce qu'on lui raconte et ne le met pas en doute.

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    A la place film d'atelier collège Jean-Henri Fabre avec les intervenants de l'association Héliotrope – 2010 – 6 min. 18s.

    Place Garibaldi.

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    Adieu et à bientôt de Coralie Prosper – Production ESRA Côte d'Azur – 2010 - Couleur – 14 min. 45s. - Avec Linda Terii, Denis Carcani et Kikann La Roy.

    Camille est découverte, dormant dans une grange, par Mathieu, un enfant autiste. Entre les deux personnages se noue une affection silencieuse au sein de laquelle les deux parviennent enfin à s'épanouir. Mais Mathieu, angoissé à l'idée du futur départ de sa nouvelle amie provoquera la rupture.

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    Portrait de famille de David Viellefon - Truquiste animation: Viviane Riberaigua - Musique: Rémi Buffin - Sound design: Pierre Brindjonc – Couleur – 2010 – 15 min. Avec : Chrystelle Carron, Claude Senan, Béatrice Senan et Lola Buffin

    Claude, 10 ans, vit dans une maison de campagne entouré de sa mère et de ses 2 soeurs. Ses peurs enfantines sont nourries d'une violence grandissante depuis qu'un intrus pénètre la cellule familiale.

    Prix du jury, prix Région Provence Alpes Côte d’Azur. Festival du court métrage de Nice.

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    Note d'intention « Famille quand tu nous tiens ». La vision qu’un enfant peut avoir des rapports qu’entretiennent les membres de sa famille, entre eux, et, vis-à-vis de lui, est la base de la construction de sa personnalité. Souvent difficilement compréhensible par les parents, c’est dans l’univers sensible et fantastique de l’enfant, que je me propose d’emmener le public. Quand les mots manquent aux enfants, ils dessinent…. Grâce au procédé d’animation, inclus dans le film, les « gentils » dessins prennent une autre dimension. Nous pénétrons l’intimité de cet enfant, témoin et victime d’actes traumatisant. Évocation d’une période charnière dans la vie de l’enfant : le passage de la maison à l’école, est la possibilité d’exprimer une violence par des dessins qui sont en réalités des révélations.

    Le site de David Viellefon

    Le train de Viviane Riberaigua – France – expérimental – 2004 – 10 min.

    deux personnages sont dans le wagon d'un train et regardent le paysage qui défile. Et si le paysage n'était en fait qu'un décor ? Ils observent les jeux de reflets dans les vitres et les miroirs. Leur imaginaire divague.

    Le site de Viviane Riberaigua

    Second seuil de Loïc Nicoloff – Production Fred Premel et Loïc Nicoloff / Tita productions et Zoïc productions – France – 2010 – 19 min. - Scénario Loïc Nicoloff et Sébastien Nostalery – Image : Maurizio Tiella - Musique originale : Gilles Maugenest – Avec Frédéric Gony, Claire Perot, Sylvain Mouly, Laurent Kiefer, Mathilde Mandel et Nicolas Marié.

    N'acceptant pas de faire le deuil de sa vie passée, Pierre échoue dans un monde à la lisière du notre, talonné par un homme muet au sourire béat dont il ne parvient pas à se débarrasser.

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    Le site de Loïc Nicoloff

  • Programmation régionale - Partie 1

    Dimanche 21 octobre – 14h30 – Cinéma Mercury, 16 place Garibaldi – Nice

    Production régionale – Un programme proposé par Xavier Ladjointe.

     

    Seule de Bruno Rambaud – Production Media Créations – Musique Easy Slin – 2010 – Couleur – 16 min. 24s. Avec Sophie Mignon et Patrick Macard.

    Une jeune femme a l'impression d'une présence hostile. Elle décide de se confier à une caméra numérique.

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    Kiss me de Vincent Diderot – production AD Astra films – Musique originale : Rim Laurens et Daisy Stoloff – Couleur – 2010 – 4 min.

    Dans un laboratoire, des patients subissent un lavage de cerveau...

    Jour 0 de Vincent Diderot – production AD Astra films – Noir et blanc – 2010 – 14 min.

    Un sculpteur vit dans une usine désaffectée, où un bruit mécanique obsédant rythme sa vie comme une machine.

    Le site AD Astra films

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    Les suaires de Véronique de Laëtitia Herbain – Scénario : Laëtitia Herbain  (d'après la nouvelle Les suaires de Véronique de Michel Tournier) - Production : Gonella Productions - Images : Anne-Aelia Savignard – Musique : Hervé Jonesco - 2010 – Couleur et Noir et blanc – 15 min. Avec Jimmy Marais, Sahra Daugreilh, Patrice Guillain, Daniane et Christian Lapeyroux.

    Hector, un jeune homme naïf, devient le modèle de Véronique, une photographe fascinée par le thème de la mort. Il tombe peu à peu sous son influence, une relation ambiguë va s'installer entre eux. Pendant ce temps, un journaliste s'intéressant au travail de Véronique va lui aussi tomber sous l'emprise de ces photos…  

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    Le site Gonella Productions 

    Le  dossier de presse du film 

    Moussa de Sofiane Belmouden – Production Comic Strip Prod – Couleurs - 2009 – 24 min. - Avec Noom Diawara et Ladji Real.
    Moussa, Malien de 25 ans, vit en France en situation irrégulière. Hébergé par sa tante, à Marseille, il subsiste tant bien que mal. Le jeune homme vit mal sa situation précaire. Il veut rentrer chez lui ! Mais, lorsqu’on est clandestin, sans papier, comment retourner d’où l’on vient sans subir l’humiliation d’une expulsion ?

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    (Photographie Julien Anselme)