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Regard Independant - Page 26

  • Atelier CEDAC troisième trimestre

    L'atelier d'initiation à l'écriture de scénario de court-métrage attaque son trosième trimestre. Voici les dates retenues afin, entre autres, de ne pas interférer avec les vacances scolaires et le Festival de Cannes :

    • 3 avril
    • 29 mai
    • 12 juin 

    Il est toujours possible de s'inscrire aux séances. Je vous rappelle l'adresse du blog : L'atelier.  

  • Inscriptions ouvertes, festival de Brest

    La 23ème édition du Festival Européen du Film Court de Brest aura lieu du 8 au 16 novembre 2008. Vous pouvez désormais inscrire votre(vos) film(s) en ligne sur notre site à l’adresse suivante : www.filmcourt.fr.

    La démarche est simple
    - Vous créez un compte qui permet de vous identifier.
    - Un mail de confirmation vous est envoyé avec votre identifiant.
    - Vous pouvez immédiatement enregistrer votre(vos) film(s).

    Validation
    L’inscription de votre(vos) film(s) est définitivement validée à réception au bureau du Festival du formulaire signé et du support de visionnage.

    Attention, cette année, la date limite d’inscription est le 1er août 2008.
    Les inscriptions en ligne seront closes également ce jour.
    Tous les films inscrits à cette date seront bien sûr pris en compte même si le formulaire nous arrive ultérieurement.

    Si vous rencontrez des problèmes techniques quant à l’inscription en ligne, n’hésitez pas à contacter l'équipe du festival au 02 98 44 03 94 ou par mail :
    brestfestival@filmcourt.fr.

  • Première des films des Ateliers Courts

    Dimanche 23 mars 2008, dans le cadre de 06 en scène, vous pourrez découvrir en avant-première les trois courts métrages réalisés à Nice dans le cadre des Ateliers Courts organisés par La Réplique, Héliotrope et Regard Indépendant, avec le soutien du Conseil Général des Alpes-Maritimes :
    "La revanche de la femme des sables" de Nicolas Liscic ; "Basculade" de Stéphane Coda et 3 cafés, s'il vous plait ! de Nazareth Agopian.

    Séance en présence des réalisateurs et des comédiens à 17h45, salle Athéna.

    A visiter, Nicolas Liscic prolonge son travail sur les films de genre en ouvrant le blog Darkstar.

     

  • Assemblée Générale

    La première Assemblée Générale de l'année aura lieu ce jeudi 27 mars 2008 à 18h30 au Relais des Associations, 12 rue Delille à Nice. Elle est réservée aux membres de l'association à jour de leurs cotisations. Ne manquez ce moment important notre année associative. L'ordre du jour a été envoyé par couriel.

    Le bureau 

  • Super8 sur Youtube

    Des nouvelles de nos amis des Straight8. Un coup d'oeil sur leur sitevous montrera que pour 2008, ils recoivent des films en tourné-monté depuis les quatre coins du monde. Si vous voulez participer, il est encore temps de s'inscrire, mais ce temps est compté. La date limite d'inscription pour recevoir le film est fixée au 17 mars et la date limite de retour du film est le 26 mars, ce qui laisse le week end pascal pour tourner.

    En attendant de les découvrir à Cannes, puis Nice en octobre sans doute, vous pouvez retrouver quelques unes des oeuvres les plus marquantes sur l'espace ouvert sur Youtube : joyeuses découvertes et toutes ces sortes de choses.


  • Photographies partie 3

    Voici les dernières contributions que nous devons à Nicolas Deliau. Merci à tous ceux qui ont participé, et maintenant, il s'agit de se décider pour l'une de ces superbes images. A vos commentaires, la décision finale sera prise le week end prochain.

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  • Série super 8 : Photographies partie 2

    Voici la suite de vos propositions avec celles de Luc. Comme il m'en a envoyé beaucou, j'ai ouvert un ambum photo que vous découvrirez en cliquant sur l'image ci-dessous. Regardez en paix.
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  • Série Super8 : la photographie

    Regard Indépendant organise la production associative d'une nouvelle série en super8 selon les règles du tourné-monté. Cette année, le théme sera « Insomnie » et une photographie à utiliser selon l'imagination de chacun est associée à ce thème. Le règlement de cette série sera disponible courant mars et, en attendant, nous invitons tous nos membres à proposer la photographie qui sera retenue. Vous pouvez envoyer vos propositions à regardindependant@gmail.com.

    La photographie doit être libre de droits (ou vous devez en donner les droits si elle vous appartient) et, pour la publication sur le blog, ne doit pas être trop lourde (moins de 400 Ko).

    Vous pouvez soumettre vos idées et êtes vivément encouragés à donner votre avis sur les soumissions des autres. Voici pour commencer celles des premiers participants :

    Antoine Banni :

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    Vincent Jourdan :

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    Andrea Starke :
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    Loic Deltour :
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  • Cinéma en danger - Lettre aux spectateurs

    Voici le texte publié dans Libération par l'Association française des cinémas d'Art et Essai (AFCAE) et le Syndicat des cinémas d'Art, de Répertoire et d'Essai (SCARE). Notre association partage les inquiétudes exprimées et soutient l'iniative en diffusant le texte.

    Amis spectateurs,


    Au moment où les César attirent l’attention sur le cinéma français, le mouvement art et essai des salles indépendantes se doit de vous informer de ses vives inquiétudes.

    Vous connaissez les principes sur lesquels fonctionne en France l’activité cinématographique, de la production à la projection en salles: une activité commerciale au sein d’une économie de marché, mais encadrée et régulée par le Centre National de la Cinématographie (CNC), qui joue également un rôle incitatif dans la création et la diffusion. Le principal outil de cette politique est le fonds de soutien, géré par le CNC, et alimenté par les taxes venues des salles (sur chaque billet), des chaînes, de la video, etc. Ce fonds est inséparable du principe de solidarité qui a jusqu’ici régi le fonctionnement de la profession.

    Ainsi, avec une production de 200 films par an, un parc de 2 000 cinémas jusque dans de très petites communes (plus de 1 000 communes s’impliquent dans la vie de leur cinéma) et une fréquentation de 170 millions d’entrées qui maintient une large part à la production nationale et à la diversité, le cinéma français est considéré comme un modèle par nos voisins européens.

    Ce modèle est une illustration des bienfaits de l’exception culturelle, qui pose en principe qu’une œuvre ne saurait être considérée comme un simple produit du marché. C’est ainsi que l’Etat et les collectivités se sont depuis 25 ans engagés dans une démarche d’aménagement culturel du territoire, et que des actions culturelles et éducatives se sont développées autour de l’activité de salles, la plupart classées art et essai.

    Mais tout cela, qui demande beaucoup de passion et de dévouement, est par nature fragile, et dépend du maintien de quelques financements, souvent modestes. Or, on constate cette année une baisse inquiétante des aides apportées par l’Etat à des associations régionales, à des festivals, à des organisations culturelles intervenant dans le cinéma. Nous avons exprimé notre inquiétude et nos attentes auprès des pouvoirs publics et, de notre place d’exploitants, nous sommes solidaires des festivals et associations qui sont ainsi directement menacés. Nous attendons les réponses à ces inquiétudes.

    Nous sommes en même temps confrontés à de profondes mutations dans les industries de la communication et de l’audiovisuel, et de l’exploitation. Après la prolifération des multiplexes et l’installation des cartes illimitées, l’arrivée annoncée de la diffusion numérique peut se révéler une étape de plus dans les processus de concentration et de conquêtes de parts de marché. C’est pourquoi il faut réagir, calmement mais fermement, lorsque quelques grosses entreprises d’exploitation prennent l’initiative d’actions juridiques et médiatiques, et de pressions, pour réduire au maximum le terrain d’activité (présenté comme une concurrence déloyale parce que publique ou subventionnée) de cinémas indépendants Art et Essai (privés comme le Comœdia à Lyon, municipaux comme le Méliès à Montreuil, associatifs comme le Jean Eustache à Pessac).

    On voit ainsi se dessiner le projet d’un nouveau paysage du cinéma, avec ses salles de première exclusivité, et ensuite, toutes les autres ; le marché d’un côté, la culture de l’autre, sauf quand elle atteint un marché. Il y a là un véritable risque de retour à un cinéma à plusieurs vitesses, mettant en cause la tradition de diversité et le principe de solidarité qui fondent notre vie culturelle.

    Nous ne voulons pas d’une évolution qui en finirait avec le principe de l’exception culturelle et qui conforterait la loi du plus fort: il faut poursuivre et rénover une politique volontariste qui défend l’intérêt général du public, des œuvres, des territoires. Cela concerne tous les cinémas du mouvement art et essai, qu’ils soient privés, publics, associatifs. Ni nostalgiques, ni corporatistes, dans un monde qui change (pas seulement celui des images), c’est l’avenir que nous regardons. Citoyens et spectateurs, cela nous concerne tous.

  • Alerte sur la culture - partie 1 PACA

    Communiqué :

     

    Les membres de l'UFISC* en région PACA ont pris l'initiative de s’unir à l'ensemble des fédérations d'associations culturelles du spectacle vivant, des arts numériques, des arts plastiques et de l'audiovisuel pour affirmer leur volonté d’être entendus et associés aux « entretiens de Valois » organisés par la Ministre de la Culture et de la Communication.

    Ils invitent l'ensemble des associations, compagnies, artistes et publics à venir les rejoindre

    le
    1er février à 10h, devant la DRAC à Aix-en-Provence.

    Notre territoire ne compte pas moins de 1800 associations, salariant près de 4800 emplois ETP**. Ces petites et très petites entreprises sont les plus touchées par le mouvement de fond de désengagement de l’Etat et par la baisse des financements du Ministère de la culture. Les Directions Régionales des Affaires Culturelles annoncent des baisses qui vont jusqu’à 100% sur certains programmes. N'ayant à ce jour reçu aucune information officielle et précise sur ces réductions, une délégation de l'UFISC se présentera à la DRAC afin de réclamer le détail des arbitrages budgétaires de notre région et prendre toutes les initiatives nécessaires pour empêcher ces décisions néfastes de désengagement.

    Ces équipes, représentatives des 17 000 structures de spectacle vivant de notre pays**, participent pleinement à la dynamique artistique et culturelle. Elles constituent le réseau de création et d'innovation artistique le plus dense sur les territoires urbains et ruraux de notre pays et sont par leur proximité, les premières interlocutrices de toute une population.

    Ces équipes artistiques et culturelles constituées en entreprises non lucratives ont fait depuis plusieurs années un effort considérable de structuration collective et professionnelle. Dans tous les domaines artistiques, des regroupements professionnels ont vu le jour. Ils ont développé des outils d’analyse et d’évaluation, de soutien, de mutualisation et de représentation. L’UFISC fédère cet ensemble sur le terrain socio-économique.
    Il paraît impossible à un moment crucial de refondation et de transformation accélérée du secteur culturel d’ignorer ces acteurs fondamentaux de la vie culturelle et artistique.

    Les « entretiens de Valois » ne peuvent pas s'engager sans nous.
    En effet, il serait regrettable, voire dommageable, que le ministère de la Culture et de la Communication s’attache uniquement à débattre, avec des organisations qui rassurent par le poids des institutions publiques ou privées qu'elles représentent en oubliant de convoquer ceux qui au quotidien occupent le terrain auprès de la population et donnent tout son sens à l'action culturelle et artistique.

    *L’UFISC (Union Fédérale d’Intervention des Structures Culturelles), fédération professionnelle d’employeurs, regroupe onze organisations membres qui réunissent sur l’ensemble du territoire national plus de 1500 équipes artistiques et culturelles agissant dans le domaine des arts vivants (arts de la rue, cirque, musiques actuelles, danse, théâtre…).
    www.ufisc.org

    **« Associations culturelles et emploi – premier panorama », Opale – Cnar Culture, nov. 07
    www.culture-proximite.org

    Organisations professionnelles nationales représentées en région Paca :
    LA FEDERATION Association Professionnelle des Arts de la Rue
    FEDUROK Fédération Nationale de Lieux de Musiques Amplifiées/Actuelles
    SYNAVI Syndicat National des Arts Vivants
    SCC Syndicat du Cirque de Création
    FSJ  Fédération des Scènes de Jazz et de Musiques Improvisées
    CITI Centre International pour le Théâtre Itinérant
    CHAINON FNTAV Fédération des Nouveaux Territoires des Arts Vivants
    SMA Syndicat national des petites et moyennes structures non lucratives Musiques Actuelles
    ZONE FRANCHE Le réseau des musiques du monde
    FNEIJMA Fédération Nationale des Ecole d'Influence Jazz et Musiques Actuelles
    SNAP CGT Syndicat National des Artistes Plasticiens

    Fédérations Régionales Paca :
    TREMA Territoire Régional et Musiques Actuelles
    ARPAN Association Régionale des Professionnels des Arts Numériques en paca
    CERCLE DE MIDI Fédération Régionale du Chaînon/ FNTAV
    URF CGT Union Régionale Fédérale des Syndicats CGT du Spectacle
    RESEAU SCENE(S) Réseau de 6 théâtres de l'agglomération Toulonnaise

    Des associations non fédérés de l'audiovisuel et du cinéma s'associent au mouvement.

  • Voeux

    De nouveaux ateliers courts.

    Une nouvelle collection de super8 en tournés monté.

    De nouvelles soirées au Volume (et ailleurs).

    Et les 10e Rencontres Cinéma et Vidéo à Nice en octobre.

    L'association est heureuse de vous présenter ses voeux pour une belle année 2008.

    Cliquez ICI pour découvrir notre carte ! 

  • Reprise

    Après une (longue) trêve de confiseurs, Regard Indépendant est de retour.

     

    Le bureau et toute notre équipe sont heureux de vous souhaiter une belle et bonne année 2008. En ces temps parfois difficiles, nous espérons que la passion, la créativité et le travail en commun triompheront de toutes les difficultés. En octobre 2008, les Rencontres Cinéma et Vidéo à Nice fêteront leur 10eme édition. Un temps pour la fête et un temps pour la réflexion auxquels vous êtes d'ores et déjà tous conviés.

    Pour commencer dans de bonnes dispositions, venez fêter la nouvelle année avec Regard Indépendant le jeudi 17 janvier à partir de 20h00 au Volume (5 rue Defly à Nice) avec de la vidéo, du super8, un apéro avec galette et de la musique.

    Dès 20h30, la sélection « Crème de la Cannes » de nos amis anglais des straight8. Une sélection des meilleurs films présentés en mai 2007 à Cannes. Avec un bonus ébouriffant. En seconde partie la collection de courts métrages autour du thème : "Sur la route". Sept films réalisés en super8 noir et blanc sur le principe du « tourné-monté ». L’objectif de cette opération étant d’encourager la création locale à travers l’utilisation d’un format original dans un dispositif léger et économique. Projection en pellicule. Troisième partie de soirée en musique avec le groupe Riviera Overdrive. Entrée libre / Adhésion à la Source : 1 € (obligatoire).

     

    L'atelier d'initiation à l'écriture de scénario de court métrage a repris ce jeudi 10 janvier. Prochaines séances les 7 février et 13 mars 2008 Inscriptions auprès du CEDAC de Cimiez. Retrouvez l'actualité de l'atelier sur notre blog.

    En 2007, Regard Indépendant s'est associé à Héliotrope et à la Réplique pour proposer un dispositif innovant : les Ateliers Courts. A l'issue de cette première session, trois courts métrages ont été réalisés et je puis vous dire que j'en suis personnellement ravi. Vous pouvez suivre les différentes étapes de ces ateliers sur le blog. Nous espérons, avec nos partenaires, pouvoir reconduire cette formidable expérience en 2008. Projection officielle des trois courts métrages lors du festival du court métrage de Nice de nos amis d'Héliotrope début avril.

    Pour le reste de l'actualité, nous vous invitons à visiter Vu d'Ici. Prochain rendez vous vendredi 18 janvier avec une soirée autour du film de Julian Temple consacré à Joe Strummer. Un événement proposé par Lo Peolh Cinema, en collaboration avec Diligence, TrashMondain Records et Kulth.

    Et si vous voulez tout savoir sur le pistoléro aveugle à la recherche des ses 50 femmes, c'est ICI

    Encore une fois, nos meilleurs voeux et à bientôt. Dès je j'ai finit de préparer la carte de voeux, je vous la met en ligne.

     

    Vincent Jourdan

    Pour Regard Indépendant

  • 23 novembre - John Ford au Mercury

    Cinéma sans Frontières et Regard Indépendant présentent :

    Vendredi 23 novembre 2007

    20h30

    Cinéma Mercury

    16, place Garibaldi, Nice

    Présentation et débat animé par Vincent Jourdan 

    Un film de John Ford

    Le sergent noir

    Arizona, 1881. Le sergent Braxton Rutledge fait partie des « buffalo soldiers », troupe de soldats noirs engagés dans la guerre contre les apaches. Accusé de viol et de meurtre, il est défendu par son officier, blanc, le lieutenant Cantrell.

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    Je n'ai jamais revu Sergeant Rutledge(Le sergent noir) depuis une lointaine soirée familiale et télévisuelle. Largement plus de vint ans. Je dirais si l'on me pose la question que j'ai un bon souvenir de ce film. Mais de quoi me souviens-je ? Il faudrait déjà faire la part entre le souvenir réel de cette soirée et les éléments qui se sont ajoutés au fil des années, les photographies, les articles lus, les discussions. En essayant d'être le plus honnête possible, je ne me souviens de presque rien de ce film. Si je me rappelais qu'il était question d'un soldat noir accusé de viol, je ne me souvenais même plus que le film était construit autour d'un procès. Deux images, presque des sensations : un combat des « buffalo soldiers », ces unités de cavalerie composées de soldats noirs, avec les indiens, des chevaux, de la poussière qui tourbillonne, ces fameuses chutes très dynamiques des films de Ford. Ensuite, la scène de la gare. La jeune femme qui attend sur le quai dans une ambiance quasi fantastique, la nuit, la brume, et puis la silhouette du sergent joué par Woody Strode, immense et effrayant. Mais pourtant bienveillant. C'est comme cela que l'on se crée des mythes. Et puis si je me force, me vient l'image de vieilles rombières fordiennes, Billie Burke et Mae Marsh sont de la partie. C'est tout. Ah ! Et la chanson du film, je me souviens d'un air, celui de la légende du Captain Buffalo. Ma mémoire l'a peut être déformé, je saurais ça quand je reverrais l'entendrais de nouveau.

    « ...With a whoop and a holler and ring-tang-toe, Hup Two Three Four, Captain Buffalo, Captain Buffalo »

    Quand Ford réalise ce film, en 1960, entre deux superproductions à grandes stars, il fait l'un de ses « petits films » qui lui tiennent à coeur et estime sans doute n'avoir rien à prouver. Il aborde un sujet sensible en cette période de la lutte pour les droits civiques d'une façon à la fois personnelle et déroutante, traduisant bien ses propres contradictions dans la représentation des noirs au sein de son oeuvre. Pourtant, avec le recul, il donne à Woody Strode, ce magnifique acteur, ce splendide être humain, un rôle qui va bien au delà de ce qui se pratiquait alors chez des cinéastes « progressistes » comme Stanley Kramer ou Martin Ritt. Tout est dans le titre qui met en avant le personnage. Il fait de son sergent noir un héros authentique. Ce n'est pas la thèse qui l'intéresse mais le portrait d'un homme. « Il m'a filmé comme John Wayne, sur fond de Monument Valley » disait Strode. Chez Ford, la dignité n'est pas dans ce qui est dit mais dans ce qui est montré, dans la façon dont sont montrés même les plus humbles. C'est Muley dans Grapes of Warth(Les raisins de la colère), c'est le chef Poney-qui-marche dans She wore a yellow ribbon (La charge héroïque), c'est Cochise dans Fort Apacheet c'est le sergent Braxton Rutledge.

    Vincent Jourdan

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    Dire et redire que Ford n'est pas le cinéaste conservateur qu'on croit. C'est le seul des géants de l'usine hollywoodienne, avec Walsh et Dwan, à avoir combiné le classicisme frontal de D.W. Griffith et l'instinct baroque d'Orson Welles. Ses films sont aussi radicaux qu'intemporels, aussi progressistes que passéistes. Il suffit de revoir (plutôt que de s'attarder sur l'hypocrite et fade Cheyenne Autumnle superbe Sergent noir pour s'en convaincre. Le sergent Rutledge est musclé comme un étalon et noir comme la nuit. Cela suffit-il à faire de lui un violeur ? Le film de Ford est un long procès, la défense et l'illustration de la vie d'un homme, de sa carrière, de sa morale.

    Louis Sorecki

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    Si Ford n’a pas cherché, semble-t-il, à faire de son personnage autre chose qu’un héros fordien, noir ou pas (et n’est-ce pas au fond la plus belle façon de déclarer l’égalité des races ?), c’est son interprète, Woody Strode, compagnon de route du cinéaste, qui lui donne une dimension supplémentaire. Son imposante stature et son apparente inexpressivité rendent d’autant plus émouvantes et justes des répliques qui, dans une autre bouche, auraient pu paraître ridicules ("dans cette guerre de Blancs, nous nous battons pour en être fiers", déclare-t-il ainsi aux soldats noirs de son régiment). Rutledge est pris dans un dilemme irrésoluble : se rendre, tout en sachant qu’être mêlé à une femme blanche est déjà pour un noir, le début de la fin ; ou fuir, et perdre tout l’honneur durement acquis après une enfance d’esclave. "On n’est pas libres encore. Peut-être un jour", affirme le sergent noir, dont le combat rejoint ainsi, cent ans plus tard, celui des Malcolm X et des Martin Luther King, pour qu’on reconnaisse enfin aux Noirs Américains le droit à la dignité d’homme.

    Ophélie Wiel

     

    Sergeant Rutledge(Le sergent noir)

    Etats-Unis - 1960 - 111 min - 35 mm - couleur

    Réalisation : John Ford

    Scénario : James Warner Bellah, Willis Goldbeck

    Image : Bert Glennon

    Musique : Howard Jackson

    Montage : Jack Murray

    Décors : Frank M. Miller

    Son : M.A. Merrick

    Production : John Ford Production

    Interprétation : Woody Strode (le sergent Rutledge), Jeffrey Hunter (le lieutenant Cantrell), Constance Towers (Mary Beecher), Billie Burke (Cordelia Fosgate), Juano Hernandez (le sergent Skidmore), Willis Bouchey (le colonel Fosgate), Carleton Young (le capitaine Shattuck), Judson Pratt (le lieutenant Mulqueen)

  • Demain aux Rencontres

    Vendredi 26 octobre

    Nice is nice

    Carte blanche à Imagespassages

    Théâtre TRIMAGES - 17 rue Alsace Lorraine

    19H30

     

    Répondant une nouvelle fois à notre invitation, Imagespassages propose cette année un programme de vidéos d'art proposé et présenté par Annie Aguettaz + Cris et pépiements, court métrage réalisé par Garance Coggins.

    Imagespassages est une association intervenant dans le champ de l'art contemporain par des oeuvres vidéo : programmation et installation. Pour REGARD INDEPENDANT à Nice le 27 octobre 2007, imagespassages a réalisé une sélection d'environ une heure à partir d'oeuvres courtes reçues et présentées cette saison à Annecy.


    Sigrid Coggins Dream1- 2006


    Pascale Guinet Szwimming pool 2005


    Lim Sun HEE Wonder-I - 2006. Artiste coréenne présentée par youngaekim avec le cube pour « Corée au coeur »


    Eric Valette Be my babe - 2007 Romance1. Présenté à Annecy dans le cadre de « autre »,


    Nathalie Novarina et Marcel Croubalian Hybridization - 2006. Présenté à Annecy dans le cadre de la « belle voisine » Artistes suisses.

     

    June Bum Park Advertiser - 2006. Artiste coréen Présentée par youngaekim avec le cube pour «Corée au coeur»


    Christoph Draeger bunkerball - 2006. Artiste suisse présenté à Annecy dans le cadre de «autre» et de la «belle voisine ».


    Pascal Lievre L'axe du mal - 2006. Madonnabramovic. Présenté en avant-première à Annecy


    Jean Gabriel Periot Eut-elle été criminelle - 2006. Présenté à Annecy dans le cadre de « mediat »


    JiYoung Park et Rodolphe Demol Wi han bou - 2006 (Sun Bum Park et Lee soYoung) présentés à Annecy pour l'expo du même nom in « Corée au coeur »

     

    Et Cartes postales de  Lucas Bambozzi, artiste brésilien installations et bandes présentées à Annecy in « brésil, bresils ».

     

    Super8

    Théâtre TRIMAGES - 17 rue Alsace Lorraine

    21H30

    Straight8 : Crème de la Cannes

    Prelude film: Nick Rutter - opening scene

    Warm up film: L'equipe de film - In the Cannes

     

    Cannes film festival official selection :

    Sacre bleu! De Will and George

    Don't mess with the mime de Josh Sanders & Peter Hardie

    Intermezzo tacito de Daniel Rossberg

    A mother's daughter de Mihaal Danziger

    Sticks & balls de Jacqueline Wright & Alice Lowe

    Vicious circle de Marky

    The surrealist brothel de Julia Jason

    Everything but...de Colin Dewar

    Hen house de Catherine Cole

    The other half de Nick Scott

     

    Sur la route…

    L'association Regard Indépendant a organisé en 2007 la production d’une collection de films de court métrage autour d’un thème : Sur la route.

    Les films ont été réalisés en super8 noir et blanc sur le principe du « tourné-monté ». L’objectif de cette opération est d’encourager la création locale à travers l'utilisation d'un format original dans un dispositif léger et économique.

    Le principe de la collection a été proposé aux réalisateurs de la région. Chaque réalisateur sélectionné a reçu une bobine de pellicule super8 noir et blanc destiné à la réalisation d’un court métrage autour du thème proposé.

     

    Sur La Route de...Dean un film de Loic Deltour. Musique: Ben Et la Lune.

     

    Souvenirs de la Martinique. Premières images au lendemain du passage du cyclone dévastateur DEAN. La trajectoire parcourue par un cyclone s'appelle LA ROUTE. En Martinique, toutes les routes sont alors coupées. Sans attendre les secours, tous les habitants sont sortis de leurs abris parfois détruits pour retrouver une voie d'accès pour les aides. La route ressemble a un large chantier où chacun armé d'un coupe-coupe, d'une tronçonneuse Black et Decker ou de 4x4 avec treuil tire, pousse, coupe ou scie les arbres tombés sur les routes, les toits envolés, les voitures détruites. Nous prenons la route parmi les premiers pour demander aux amis, aux voisins si ils ont besoin d'aide... Certains amis ont tout perdu, leur toit, leur maison, leur bateau... Madinina ("île aux fleurs") attend que les bourgeons repoussent...

     

     

    Riviera Overdrive un film de Nicolas Deliau. Musique Grabbiesde Riviera Overdrive.

    Le départ d'un groupe de rock sur la route jusqu'à son concert et les images de leurs influences.

     

    Sans titre un film d'Antoine Banni. Caméra Joel Bayen Sauneres.

    Se rendant à une audition, le musicien ne retrouve plus sa route.

     

    Chemins obscurs un film de Elisabeth Vissio et Philippe Frey. Caméra : Pierre Giordano.

    Une jeune femme mystérieuse surveille un homme qui se promène d'une manière nonchalante...

     

    Sur la route... Un film de Yoan Boselli

     

    Road of Mindless un film de Sébastien Antoine. Avec Emmanuelle Antonin.

    Je suis tombé. Je suis tombé sur mon reflet. Je suis tombé et je n'ai pas rebondi... Lui, si.

     

    Sur la route au coeur de la ville un film de Xavier Ladjointe. Caméra : David Viellefon. Avec Jean Loup Manassero.

    Un homme dort profondément. Soudain un paquet de cigarette lui arrive en plein visage. Il se lève et s'étire comme si de rien était, en pyjama au bord d’une voie rapide, à l'heure de pointe. Quelques minutes plus tard, malgré le flot incessant de voiture, il prend son petit-déjeuner tranquillement...

    Pour en savoir plus...

    http://9rencontres.hautetfort.com/