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Regard Independant - Page 33

  • L'avenir des studios de la Victorine

    Un communiqué du collectif des techniciens du cinéma et de l’audiovisuel Nice Côte d’Azur qui exprime ses inquiétudes quand à l'avenir des fameux studios niçois et à la poursuites des activités liées à l'audiovisuel et au cinéma.

    Téléchargez en pdf ou retouvez-le intégralement sur les Nouvelles Liaisons Covalentes.

     

  • La Fragile Armada

    Grande soirée en perspective le vendredi 27 janvier au Cinéma Mercury à 20h00. Les associations Cinéma sans Frontières, RegardIndépendant, Adn et Lo Peohl Cinema, membres du CINEAC, vous présenteront pour une séance unique et pour la première fois à Nice : LA FRAGILE ARMADA un film de de Jacques Kebadian et Joani Hocquenghem. La projection et le débat qui s'en suivra se feront en présence du réalisateur Jacques Kebadian. Ce film français de 2002 est un documentaire sur la marche des Zapatistes à travers le Mexique et sur Mexico en février 2002.

     

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    Début 2001, le Mexique est en effervescence :Le Parti Révolutionnaire Institutionnel, au pouvoir depuis 1929, a enfin perdu les élections. Dans les jours qui suivent la chute de ce régime vieux de 70 ans, les zapatistes sortent du Chiapas pour un voyage de 3000 kilomètres jusqu’à la capitale. Angel, instituteur d’un quartier populaire de Mexico, raconte à ses élèves l’équipée à laquelle il a pris part avec Karem, sa fille de 15 ans.

     

    Pour en savoir plus :

    La fiche du film sur le site de l'ACID : cliquez ici

    Sur le site d'Indymedia : un entretien avec le co-réalisateur et écrivain Joani Hocquenghem. Propos recueillis par Marc Tomsin à l'occasion d'un entretien publié dans "Le Monde libertaire", numéro hors série de l'été 2005 : cliquez ici

    Un texte de Diane Henneton sur le site Point Ligne plan : cliquez ici

    Critique, info et vidéo sur le site Comme au Cinéma : cliquez ici

     

    Vendredi 27 janvier à 20h00

    Cinéma Mercury, 16 place Garibaldi

    Film + débat

    animé par Philippe Serve (Cinéma Sans Frontières)

     

    Entrées : 5 € pour les adhérents aux associations organisatrices et pour les chômeurs - 7,50 € pour les autres.

    Renseignements auprès des associations respectives.

    Qu'on se le dise !

     

     

  • Souvenirs, souvenirs...

    Merci à tous ceux qui ont participé à la jolie soirée de jeudi dernier, à l'équipe de la Source et du Volume, Lo Peohl pour la projection, aux artistes et aux spectateurs. Et merci à Andréa pour cette belle initiative et pour le souvenir qu'elle nous offre de la soirée, en images :
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  • Cinéma Mercury, les propositions de CINEAC.

    CINEAC : Collectif Interurbain pour une Nouvelle Expansion des Activités cinématographiques. Regroupe au 1er janvier 2006 les associations ADN, Cinéma sans Frontières, Héliotrope, Lo Peolh Cinéma, RegardIndépendant, L'Espace Communication Lusophone, Sous l'Olivier... exactement !
     
    Fondé sur l'objectif de l'obtention et de la gestion par lui-même d'un lieu de diffusion commun aux associations cinéphiliques locales, le CINEAC réfléchit depuis sa création à ce que devrait être un tel espace. Suite à l’annonce par le Conseil Général des Alpes Maritimes du rachat du cinéma Mercury, place Garibaldi, et de son intention d’y développer un projet culturel, CINEAC a transmis ses propositions pour une gestion dynamique et audacieuse d’un nouveau Mercury dans un document que vous pouvez télécharger ICI (cliquez).
     
    Ce projet vise à la création d’un espace de diffusion cinématographique d'Art et Essai géré par le mouvement associatif niçois réuni en un lieu unique.
     
    Ce nouvel espace, par son audacieuse et exigeante politique cinématographique, par sa constante inventivité, la diversité et la complémentarité de ses actions, apportera non seulement à la ville de Nice mais aussi à tout le département des Alpes-Maritimes, une dimension culturelle supplémentaire et digne de l'enjeu que représente l'achat par le Conseil Général de cette institution locale qu'est le cinéma Mercury.
     
    C'est pourquoi, nous, collectif CINEAC, apportons aujourd'hui ce projet et nous posons candidats à une gestion collective et associative du nouveau Mercury, cinéma du Conseil Général des Alpes-Maritimes.

  • Eloge du Super8

    Demain, jeudi 12 janvier, nous vous présenterons, dans le cadre de la soirée organisée avec la Source, une quinzaine de films tournées en super8. Pour ceux qui s'interrogent, le Super8 est un format de pelliculle argentique d'une largeur de 8 mm, mais avec des perforations plus petites que le 8mm ce qui donne une image un peu plus grande. En effet, en matière de cinéma, contrairement à ce que l'on pourrait croire, les formats sont nombreux et correspondent tous à la largeur de la pelliculle. Il y a eu le 8mm, le 9,5mm, le 16mm, le super 16 (format de tournage), le 35, le plus utilisé, le 65mm et le 70mm, formats épiques.

     

    Espérons que mon éloge ne sera pas funèbre : le Super8 a été créé et lançé par Kodak en 1965. Pour en fêter les 40 ans, pour des raison de dynamique de marché (marketplace dynamics), Kodak a annonçé l'arrêt de la fabrication de la plus populaire, la Kodachrome 40. Heureusement, d'autres émulsion continuent d'exister. Ouf...

     

    Avant l'arrivée de la vidéo, le Super8 a été le format le plus démocratique, son prix, ainsi que le prix dumatériel de tournage et de projection, restant dans des limites raisonnables. Pour deux générations, le Super8 est associé aux films de famille, aux écrans dépliés dans les salons, aux petits projecteurs qui ronronnent. La charge émotionnelle qui en découle fait que son rendu est très apprécié encore aujourd'hui et encore utilisé, voire imité par des logiciels d'effets par nombre de professionnels.

     

    Mais le super8, du fait de sa légèreté, de sa relative simplicité et de son coût, est aussi le format des premiers essais, de l'expérimental (avec beaucoup de 16mm il est vrai) et de certaines formes parrallèles comme le clip. Ainsi Spielberg lui-même commença en Super8 tout comme Lynch. Ainsi des groupes comme Niagara ou Noir Désir ont utilisé du Super8 pour certains de leurs clips. Ca donne un style.

     

    Aujourd'hui, avec la vidéo puis le numérique, ce format a bien évidemment reculé au niveau de l'utilisation familiale. Mais pour certains créateurs, le Super8 reste un support séduisant, pratiquement et plastiquement. Au niveau de l'art cinématographique, il est évident qu'il constitue une bonne approche du travil en pelliculle à moindre frais. Car on ne travaille pas de la même façon quand on sait n'avoir que trois minutes utiles dans le magasin de sa caméra qua quand on dispose de bandes de 60 minutes réenregistrables à volonté. La pelliculle, c'est un sentiment d'urgence, un sentiment d'essentiel qui oblige à penser son film très soigneusement.

     

    Le principe du tourné-monté que vous verrez illustré par les films de Straight8, est une façon ludique de tourner la difficulté inhérente au format. Le réalisateur dispose d'une seule bobine de 3 min. Il tourne son film en prévoyant chaque plan l'un derrière l'autre. Le film est remis à l'association organisatrice et développé par elle. Il n'y a pas de montage autre que celui du tournage et le réalisateur, comme son équipe, découvre le résultat final lors de soirées organisées autour d'un concours. Les résultats sont étonnants ! Comme quoi les difficultés excitent la créativité.

     

    Pour en savoir plus :

    Visitez le site de Straight8 cliquez ici

    Visitez le site qui défend le Kodachrome 40 cliquez ici

    Visitez le site du festival français de films tournés-montés cliquez ici

     

    Rappel
    Jeudi 12 janvier 2006

     

    Super8 (pellicule sexy, avec et sans montage)

    + Apéro

    + Musique avec RIVIERA OVERDRIVE

    Préparez vous à une soirée de pur bonheur.

    Proposée par l'association Regard Indépendant, la Source et en partenariat avec Jamendo

    Au Volume, 6, rue Defly à partir de 19h30

     

  • Entretien

    Découvrez l'entretien réalisé par le président sur le site de Nissa2008 : cliquez ici

    Au menu, culture et cinéma à Nice, blogs et projets d'avenir. Bonne lecture.

  • Soirée d'enfer pour la rentrée

    Jeudi 12 janvier 2006

    Super8 (pellicule sexy, avec et sans montage)

    + Apéro

    + Musique avec RIVIERA OVERDRIVE

    Préparez vous à une soirée de pur bonheur.

    Proposée par l'association Regard Indépendant, la Source et en partenariat avec Jamendo

    Au Volume, 6, rue Defly à partir de 19h30

    Si vous préférez les petits films indépendants aux blockbusters américains, si vous pensez qu'il ne faut pas laisser traîner les caméras super8 dans les caves, cette soirée est pour vous. Si vous n'étiez pas à Berlin ou Londres cet été, il y a une soirée de rattrapage au Volume pour découvrir les films de Straight 8 et la création en format Super8 à Nice. Une soirée consacrée à la meilleure façon de filmer pour trois fois rien et une bonne occasion de découvrir comment réactiver votre camera super 8. Deux programmes de 30 minutes, des petits chefs d'oeuvres pleins de charme et d'inventivité.

     

    Entre chaque partie, vous pourrez fréquenter la buvette et le café culturel sur des musiques libres.

     

    Dans un deuxième temps, du son avec RIVIERA OVERDRIVE. Résolument primitif et minimaliste, ce groupe de reprises de morceaux obscurs des 50's et des 60's n'a pas peur de marcher sur les braises quitte à s'y vautrer ! Ils dépouillent le Rockabilly jusqu'à l'os et hurlent le Blues comme des hyène affamées.

    Programme :

    1ere partie : 20 h 30

    A la découverte de Straigt8 : une émission et huit courts métrages en tourné/monté

    2eme partie : 21 h 30

    Aries de Andréa Staerke

    Sélection de quatre courts métrages de la série

    La Femme à Laquelle Je Pense

    produite par l'association Regard Indépendant

    Sélection de quatre courts métrages de la série Straight8

    3e partie : vers 22h 30

    RIVIERA OVERDRIVE

    les excellents RIVIERA OVERDRIVE qui ont peaufiné pour votre plus grand plaisir de nouveaux morceaux et de nouvelles reprises, toujours dans leur style inimitable garage-punk / trash-blues / rockabilly qui a fait d'eux le groupe préféré des garçons difficiles et des filles faciles !

     

    Adhésion annuelle à la Source : 1 € obligatoire

  • Adhésion 2006

    Une association vit pour et surtout par ses membres. Nous lançons ici la campagne d'adhésion 2006. Regard Indépendant a besoin de de membres motivés et volontaires pour développer son action en faveur de la création émergente cinéma et vidéo dans notre région. Elle a besoin de votre soutien actif.

     

    Implication dans le collectif CINEAC, Atelier d'initiation à l'écriture de scénario au CEDAC, réseaux de blogs, travail sur le projet européen Medialp+, développement d'outils de soutien à la production, émission radiophonique Bande à Part, organisation des Rencontres Cinéma et Vidéo, nos activités sont nombreuses.

     

    L'adhésion 2006 donne droit à des tarifs péférentiels lors de nos manifestations, au pass gratuit lors des Rencontres Cinéma et Vidéo en octobre, aux avantages liés à nos partenariats avec d'autres associations et festivals (places gratuites, accréditations) et à l'accès aux fonds documentaires de l'association. L'adhésion est necessaire au soutien aux projets.

     

    Nous vous proposons de prendre ou renouveller votre adhésion en téléchargeant le bulletin d'inscription et la fiche de contact ci-dessous et en nous les retournant avec votre réglement à l'adresse suivante :

    Association Regard Indépendant

    C/O Relais des Associations

    12 rue Delille

    06000 Nice

    La fiche d'inscription est importante car elle nous permet de mieux cerner vos attentes ainsi que les compétences que vous souhaitez apporter à l'association.

    Bulletin d'adhésion (pdf)

  • Voeux

    Belle et bonne année 2006 à tous et toutes : membres, partenaires, amis et visiteurs.

     

    Je vous rapelle les rendez vous de la rentrée :

    • Le 5 janvier, rentrée de l'atelier d'initiation à l'écriture de scénario au CEDAC de Cimiez à 19h00 
    • Le 6 janvier, assemblée générale au Relais des Associations à 19h00
    • Le 10 janvier, apéro Héliotrope
    • Le 12 janvier, soirée super8 et musique en collaboration avec la Source.

     

    Jolie rentrée !   

  • Cinéma Mercury : le CINEAC s'exprime

    Après l'achat du MERCURY par le Conseil Général des Alpes Maritimes

     

    COMMUNIQUÉ DU CINEAC

    (Collectif Interurbain pour une Nouvelle Expansion des Activités Cinématographiques)


    Nous, associations cinéphiliques réunies au sein du CINEAC *, prenons acte de la vente du cinéma d'Art et Essai MERCURY situé Place Garibaldi à Nice et de son rachat par le CONSEIL GENERAL des Alpes-Maritimes.


    Le CINEAC s'est créé il y a trois ans avec pour objectif d'obtenir un lieu de diffusion associatif unique qui unifierait toutes les forces et le savoir-faire de nos associations aujourd'hui "éclatées" sur divers espaces (Rialto, Mercury, Espace Magnan, Théâtre Trimages, Auditorium du MAMAC, etc.).


    Nous exprimons notre satisfaction de voir ce lieu, où plusieurs d'entre-nous ont tenu ou tiennent encore leurs activités, demeurer dans le champ cinématographique. Nous notons également l'engagement dans cette affaire d'une collectivité publique et sa décision d'y maintenir une activité de type Art et Essai. L'ambition du Conseil Général d'établir " un projet culturel en faveur du cinéma et des films d'auteurs dans l'esprit de la programmation présentée chaque année (au Festival de Cannes) [et] élaboré en partenariat avec le milieu associatif qui intervient en matière de formation, de création, de production et de diffusion cinématographique" retient tout particulièrement notre attention, tout comme l'affirmation selon laquelle "L'objectif est de maintenir une activité cinématographique dans un lieu convivial avec une politique tarifaire attractive et un programme d'accompagnement (débat, rencontres avec les acteurs et les réalisateurs, projections de films méconnus, courts-métrages)."

    Ce pré-projet programmatique recoupe en effet et en tout point les activités déjà existantes de nos associations dont la qualité du travail est reconnue par tous les observateurs de la vie cinématographique niçoise.


    Le pré-projet du Conseil Général, tel qu'il est énoncé dans sa volonté de rendre partenaire le tissu associatif niçois, doit bien entendu être mieux précisé et détaillé. Nos associations entendent, au sein de leur Collectif CINEAC, peser de tout leur poids dans l'élaboration dudit projet et se posent d'ores et déjà candidates à devenir force motrice et essentielle de l'activité du futur Mercury. Dans cet esprit et pour mieux exposer notre propre projet, le CINEAC va demander à être reçu par Monsieur Didier Rochette, Directeur de la Culture du Conseil Général des Alpes-Maritimes.


    * CINEAC se compose des structures suivantes :

    REGARD INDEPENDANT : Soutien à la production régionale émergente.

    HELIOTROPE : Promotion et diffusion du Court-métrage.

    CINEMA SANS FRONTIERES : Ouverture sur le cinéma d'auteur du monde entier.

    ESPACE DE COMMUNICATION LUSOPHONE : promotion et diffusion du cinéma lusophone.

    ADN : Du cinéma comme outil de réflexion sur la société.

    LO PEOLH CINEMA : diffusion cinématographique itinérante.

    SOUS L'OLIVIER EXACTEMENT : Etudes du patrimoine et des cultures méditerranéennes


  • Aller plus loin - Droit d'Auteur

    Suite à cette dépêche de l'AFP, je vous propose quelques éléments supplémentaires pour se faire une idée de ce qui se joue autour des discussions, visiblement pleines de fougue, qui se tiennent au parlement depuis hier autour de la problèmatique des droits d'auteur dans le monde numérique.

     

    Tout d'abord, il est important de souligner que les amendements, adoptés cette nuit contre l'avis du gouvernement, ouvrent la voie à un système de "licence légale" ou "globale", défendu par des associations de consommateurs et d'ayants droit. C'est une grande progression tant les lobbys des grosses multinationales du logiciel et du divertissement ont tenté et tentent encore de démolir cette option (voir encore Virgin faire sa publicité aux portes de l'Assemblée Nationale hier). Si cette license globale est mise en place, elle permettrait l'échange libre dans un cadre privé d'oeuvres sur Internet, via les réseaux p2p ou autres systèmes contre le paiement d'un supplément à l'abonnement.

     

    L'un des problèmes est que les pratiques des internautes sont mal connues. Assez opportunément sort une étude réalisée par L'Université Paris XI (laboratoire ADIS) et l'UFC-Que Choisir, financée par le Ministère de la Recherche et qui, justement décrit et analyse les pratiques de copiage des internautes en France à partir d'un échantillon national de 4000 personnes. Merci à Luc de me l'avoir rappelée. Comme le souligne l'UFC-Que Choisir : Cette étude, dont il n'existe pas d'équivalent en France et en Europe, permet enfin de mieux comprendre (statistiques descriptives) et d'expliquer (tests économétriques) les usages et les comportements des internautes et par la même occasion fait tomber ou relativiser certains a priori sur les motivations des copieurs et les effets supposés « catastrophiques » de leurs pratiques sur l'économie des industries culturelles. Le point principal de cette étude est qu'elle montre qu'il n'y a pas de lien entre la pratique de l'échange via p2p et les achats de DVD ou CD.

     

    Et oui ! Pour en savoir plus :

    Lire l'étude : Que Choisir

    Lire l'article (excellent et qui ouvre de nouvelles pistes de réflexion) de Bernard Carayon député UMP du Tarn et Muriel Marland-Militello députée UMP des Alpes-Maritimes : Coup de frein sur le Net

    Lir un article sur l'entreprise de désinformation au sujet des droits d'auteur sur le blog du Monde Informatique.

     

  • Dépêche AFP

    Extrait principal :

    PARIS (AFP) - Dans un véritable coup de théâtre, les députés ont adopté peu avant minuit, contre toute attente, des amendements légalisant les échanges de fichiers sur internet via le système "peer to peer" (P2P) lors de l'examen du projet de loi controversé sur droit d'auteur.

    Après une bataille de procédure menée par l'opposition de gauche soutenue pour la première fois par les centristes de l'UDF, l'Assemblée nationale a adopté, contre l'avis du gouvernement, deux amendements identiques en ce sens, présentés l'un par le député UMP Alain Suguenot et l'autre par les députés socialistes par un vote à scrutin public par 30 voix pour dont 22 UMP et 28 voix contre.

    Ces amendements à l'article premier du projet de loi, étendent à l'internet les exceptions pour copie privée en prévoyant en contrepartie une rémunération des artistes. Cela revient à autoriser le téléchargement sur internet des usages non commerciaux.
  • Le Conseil Général s'offre le Mercury

    Le Conseil Général des Alpes Maritimes vient d'entériner la procédure d'acquisition du cinéma Mercury à Nice. Extraits du résumé synthétique du rapport :


    Pour compléter le dispositif [de soutien à la diffusion dans le département] et sauver l'une des dernières salles de type Art et Essais de Nice, le Conseil Général envisage l'acquisition du cinéma Mercury mis en vente par son propriétaire (sic).


    Pour éviter la fermeture de ce lieu de proximité très prisé des niçois qui y trouvent depuis près de trente ans une programmation de films pas ou peu diffusés dans les salles commerciales, le Conseil Général propose, après évaluation du service des domaines de se porter acquéreur du fond et des murs du cinéma Mercury qui dispose de trois salles pour une superficie d'environ 600 m2.


    Dans le cas ou cette démarche aboutirait, la Conseil général souhaite bâtir à partir de ce lieu de diffusion, un projet culturel en faveur du cinéma et des films d'auteur [...] Le projet sera élaboré en partenariat avec le milieu associatif qui intervient en matière de formation, de création, de production et de diffusion cinématographique.


    Le résumé se termine par un paragraphe sur les actions pédagogiques et propose d'engager la procédure d'acquisition sur la base d'un prix de vente évalué à 950 000 € ainsi que la réflexion sur le projet culturel. Nice Matin de ce jour reprend l'information et salue le consensus Gauche-Droite sur le sujet.

  • La musique aussi

    Il n'y a pas que dans le domaine du cinéma et de la vidéo que des manques se font sentir. Je vous invite à découvrir cette initiative rapportée par le site Nice première autour du collectif pour une salle de concert à Nice. L'association Fonetiq fait partie de ce collectif et pointe, dans un excellent article, les difficultés de la création musicale dans notre bonne ville. Les problèmes, le diagnostic et les solutions proposées sont sensiblement les mêmes. N'y aurait-il point matière à convergence ?

  • Qui a peur du grand méchant multiplexe ?

    Nice-Matin du 30 novembre l'annonce, le quartier de l'Arénas, à Nice, aura son multiplexe. Un gros bestiaux puisque l'on parle de 21 salles, 5650 fauteuils, bowling, café et halte garderie. Le feu vert a été donné par le Conseil d'Etat qui a cassé les jugements rendus par le tribunal administratif de Nice en 2001 et par la Cour d'Appel de Marseille en 2003. D'une façon ironique, quoique sans doute involontairement, le Conseil d'Etat a requalifié l'équipement en « projet de nature commerciale» alors que les deux autres cours l'avait considéré comme « projet culturel ». Un multiplexe culturel, ça me fait doucement marrer. Cette décision relance, d'une part la guerre entre le groupe Pathé qui possède le multiplexe Lingostière et le groupe UGC Méditerranée (dont fait partie le Rialto) qui est à l'origine de ce nouveau complexe, et d'autre part l'inquiétude quand au sort des salles de centre ville.

     

    Soyons clairs. Lingostière ou Arénas, ces multiplexes représentent un cauchemar pour tous les cinéphiles biens nés, pour tous les amoureux sincères du cinéma. Béton, vigiles, pop-corn, néons, parkings, agression publicitaire, nous sommes loin des ambiances recueillies et feutrées des belles salles d'aujourd'hui comme d'hier. Il en reste.

     

    En tant que spectateur (le premier qui me traite de client, c'est une giroflée à cinq pétales), membre de la Cinémathèque depuis 1979, je n'ai jamais vu un film à Lingostière et je n'irais pas plus à l'Arénas. C'est une question de choix et j'espère que certains le partagent. La « guerre » des multiplexes est purement économique, ce n'est pas la nôtre. Ce que j'attends d'une salle, c'est le respect des films et celui des spectateurs. Des films qui traduisent la diversité du cinéma, des films en V.O., des films auxquels on donne le temps de trouver leur public, des films qui ne mettent pas des semaines à sortir quand ils ne passent pas aux oubliettes, des films qui ne soient pas des alibis pour vendre des cochonneries sucrées ou salées, des salles qui ne soient pas des annexes de cafétéria, des salles où l'on ne vous accueille pas avec des messages sinistres et orientés sur le piratage alors que vous avez fait la démarche de vous déplacer et de payer votre place, des salles qui ne ressemblent pas à des salles de conférences ou à des corps d'avions, des salles ou il fait chaud en hiver et frais en été, des salles ou l'on place intelligemment les panneaux lumineux des issues des secours. Des salles à dimension humaine. Sans vouloir faire de mauvais esprit, je doute que le projet de l'Arénas puisse répondre à ces demandes. Même de loin.

     

    En tant que responsable associatif, militant pour le cinéma indépendant et émergeant, le problème est différent. Mme Aubert d'UGC Méditerranée parle de « Drainer une nouvelle clientèle ». Nous parlons de sensibiliser des publics. Nous ne parlons pas la même langue. Le risque principal que je vois, c'est que ce projet « commercial » privé serve d'alibi à une politique culturelle publique (municipale, départementale, régionale) que je qualifierais de frileuse. Vous voulez plus de salles ? En voici 21. C'est un petit peu le discours de M Bemon du Mercury au cours de la table ronde au théâtre Trimages lorsqu'il a déclaré qu'il y avait toujours autant d'écrans à Nice que dans les années 70 avec sept fois moins de salles. C'est un discours qui confond quantité et qualité, car s'il y a toujours beaucoup d'écrans, ils diffusent tous la même chose, ou presque. En tant que responsable associatif, ce que je souhaite, ce ne sont pas 20, 10 ou 7 salles supplémentaires, simplement une, mais différente. Et cette salle, je ne la vois pas dans le projet de l'Arénas.

     

    Face aux discours commerciaux, aux discours de la quantité, il faut tenir celui de la qualité et de la diversité. Le cinéma que je défends n'a pas besoin de salles immenses, simplement d'une jolie salle de 200 places qui tourne régulièrement. Le risque, c'est que cette salle qui semble paradoxalement plus difficile à créer, ne voit jamais le jour parce que les pouvoirs publics ne la différencient pas des 21 salles du multiplexe. Sinon, je crois sincèrement qu'il y a plus que jamais un espace ouvert pour un cinéma alternatif, différent, associatif, le seul qui ne soit pas soumis (en théorie) aux « guerres commerciales ». Et cette salle a besoin de la puissance publique, de son engagement.

     

    Ce qui nous amène aux salles du centre ville. Patrick Mottard comme Jean Icart s'en inquiètent. « Pourront-elles résister ? » ; « Elles vont se vider et disparaître » (Nice Matin du 5 décembre). Je dirais, un brin provocateur : résister pour quoi faire ? Si ces salles, qui ont déjà des programmations proches au niveau des films grand public entre elles, passent les mêmes films que les multiplexes, elles ne feront pas de vieux os. Et je ne les pleurerais pas. On a vu à Avignon comme à Toulouse que ce sont ces salles qui font les frais de l'implantation des multiplexes parce que leur public naturel, qui est plus un consommateur de sensations faciles qu'un spectateur, recherche ce qu'elles ne peuvent donner : l'accès en voiture. Car le multiplexe, comme le centre commercial, est conçu autour de la bagnole : voie rapide, pénétrante, parking immense. Ce genre de projet ignore ceux qui pensent encore se rendre au cinéma à pied ou en transport en commun. Ceux-ci restent et resteront attachés aux salles de centre ville. Mais de ceux-ci on ne se préoccupe pas beaucoup.

     

    Il y a là un second risque : avec le développement, les possibilités et la diversité offerte par le DVD, ces spectateurs attachés à une certaine qualité se détourneront de la salle comme vecteur principal des films. On nous parle de l'animation des quartiers. Les multiplexes sont des animations de centre commerciaux, de zones à grandes surfaces. Le quartier de l'Arénas n'est pas un quartier résidentiel. Cafés, restaurants, place, plantes, tout sera artificiel. Mais le drame, le vrai, c'est qu'autour des salles de centre ville, Rialto, Mercury, Pathé, Variétés, il n'y a guère d'animation non plus. Baladez-vous vers 22h00 place Garibaldi, même sans travaux, ce n'est pas folichon. Les restaurants ne se bousculent pas sur l'avenue Jean Medecin non plus. Ces salles, mais elles ne sont pas seules responsables, ne sont pas des lieux de vie enthousiasmant parce que les rues de notre ville ne sont pas souvent des lieux d'une grande convivialité. Dans nos différentes activités associatives, nous l'avons tous expérimenté. Alors, si les salles de centre ville veulent survivre, il leur faudra proposer autre chose, non seulement d'autres films, mais une chaleur, un accueil, des animations culturelles que ne pourront jamais offrir les multiplexes. On ne leur demandera d'ailleurs pas.

     

    En seront-elles capables, je ne sais pas. Mais je sais que cette chaleur que j'appelle de mes voeux je la trouve dans les soirées organisées par les associations, par mes camarades du collectif CINEAC, dans les débats organisés par Cinéma Sans Frontières ou l'ADN, chez les invités prestigieux de l'Espace Magnan, dans la présence de Stanley Donen à la Cinémathèque de Nice, dans l'ambiance de festival de la manifestation d'Héliotrope. C'est à grâce à ces manifestations, irrégulières et fragiles, que l'on a encore envie de défendre les espaces des salles du centre ville. Mais quand on voit que sur le projet Arénas se retrouvent les « indépendants » de Nice, je me demande quel est leur intérêt à terme de maintenir les salles de centre ville. Je l'écris de nouveau : il a un espace pour une cinéma différent sous forme associative à Nice et plus encore. Toulouse, Toulon, Avignon, Aix-en-Provence, Biarritz et bien d'autres villes ont des cinémas d'Art et Essai dynamiques en centre ville, associatifs et privés, cohabitant avec de gros multiplexes en périphérie. Ce n'est pas toujours simple mais ça marche, à condition de rester toujours vigilant et surtout sincère.