Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Regard Independant - Page 8

  • 28 novembre - Programme du vendredi après-midi

    Programme du Vendredi 28 novembre

    14h30 Cinéma Mercury

    Courts métrages - Films d'écoles et d'ateliers

    Ateliers d'initiation à l'image en milieu scolaire encadrés par l'association Héliotrope

    La révolution collégienne – Collège P. Bonnard – Le Cannet – 2014 – 9 min.

    We have  a dream –Lycée Guillaume Apollinaire – Nice – 2014 – 9 min.

    Nos limites – Lycée du Parc Impérial – Nice – 2014 – 10 min.

    court métrage,cinéma mercury,regard indépendant

    Atelier Passeurs d'Images

    Et ma bouche qui se tait... - Un film réalisé par Il était un truc..., Christine Lidon et l'association Epilogue - Production : DRAC PACA, VVV/ACSE, SACEM et la culture avec la Copie Privée - Scénario : Il était un truc... et Florian Schonerstedt - Musique originale : Christine Lidon – HD – 2014 – 3 min. 48 s.

    Un peintre en manque d’inspiration est malmené par des formes artistiques qui s’animent jusqu'à l’entraîner dans une transe qui le mène à la lumière créatrice.

    court métrage,cinéma mercury,regard indépendant

    Films d'étudiants ESRA Côte d'Azur

    Yan - Un film de Jonathan Hudic- Production ESRA Côte d'Azur - Prix du meilleur film d'animation / Palmarès du Jury Professionnel ESRA Côte D’Azur –Animation – Support Numérique – 2014 – 8 min.

    Yan, un adolescent dans le coma, est dans un état critique suite à un arrêt cardiaque. Auprès de lui, sa mère désespère de ne voir aucune amélioration. Prisonnier dans un corps inerte, le jeune homme s’enfonce cependant dans un monde futuriste où il vivra une aventure extraordinaire et luttera pour sa propre survie.

    court métrage,cinéma mercury,regard indépendant

    Système – Un film de Antoine Desvergnes – Production ESRA Côte d'Azur – Responsables de production : Lynda D'Alexis et Séverine Tibi – Fiction – Support Numérique –2014 –18 min 50 s.

    Avec Thomas Jeand'Heur, Matthias Léonard Lang, Anne Thorens, Laeticia Boetto, Franck Vidal et Iloni Jarry.

    En 2074, dans un monde où l’image est devenue omniprésente, un jeune homme assiste sur son écran au meurtre d’une jeune femme sans pourvoir intervenir. Des événements tragiques vont alors se succéder.

    court métrage,cinéma mercury,regard indépendant

    16h30 Cinéma Mercury

    Courts métrages suivis d'une table ronde : la production indépendante par l'exemple

    Bandes annonces de Kodachrome (collectif K-14) et La machina (Thierry Paladino)

    Extrait de Ma retirada ( Xavier Ladjointe )

     

    «  Ma mère commençait à perde la mémoire. Alors Cet été, je suis parti en Espagne avec elle et ma famille pour filmer l'Histoire oubliée de mes grands-parents. Cette quête m'a emmené à reconsidérer mon engagement dans ma propre vie ... ».

    Ce journal initiatique raconte l'exil de mes grand-parents réfugiés espagnols en France. Il implique mon regard sur cette Histoire et finit par interroger mon engagement dans la vie.

     

    Un Tour de cheville – Un film de Guillaume Levil – Production Les NOUS – Image : Alexis Doaré - Son : Camille Giuglaris, Bruno Duyé - Musique originale : Aurélie Martin – Montage Lara : Tosello – 2014 – HD – 1.77 – Couleur – 2.0. –12 min.

    Avec : Benoit Thiebault, Lucas Prisor, Caroline Raynaud et Alix Bénézech.

    Un homme récite maladroitement sa déclaration d’amour en haut d’une montagne : « Je sais que j’ai hésité parfois. Mais là, c’est toi que j’ai choisi… ».

    court métrage,cinéma mercury,regard indépendant

    Table ronde : La production indépendante par l'exemple.

    Animation : Vincent Jourdan, président de Regard Indépendant.

    Avec la participation des réalisateurs de la 16e édition des Rencontres.

    Aux questions qui se posent à ceux qui souhaitent se lancer dans la réalisation d'un premier film, à côté des nombreuses informations sur les filières classiques, Regard Indépendant vous propose de partager l'expérience particulière des réalisateurs que nous aimons programmer aux Rencontres. Plus particulièrement, nous avons demandé à Guillaume Levil et à Xavier Ladjointe comment ils travaillent avec passion et acharnement à monter leurs films.

    Guillaume Levil à travers sa structure Les Nous, créée avec Bruno Duyé, a réalisé plusieurs courts métrages dont le plus récent sera diffusé en première partie. Né en Provence et aimant tourner dans le sud, Guillaume Levil a également pu monter un long métrage Une lettre ne s’écrit pas  (2013). Maîtrisant chaque étape, ses films ont beaucoup circulé en festivals et sur certaines chaînes de télévision. La vieille dame qui ne souriait plus (2010) a ainsi été sélectionné dans plus de 60 festivals et a obtenu 17 prix internationaux.

    Xavier Ladjointe tourne depuis près de dix ans alternant autoproductions et démarches plus classiques auprès de producteurs professionnels. Il est l'auteur de deux longs métrages atypiques Ma vie avec ATTAC 06 (2009) et À toi qui vas naître (2011) qui ont tous deux circulé en festivals et été édités en DVD aux éditions l'Harmattan. Il travaille actuellement à un nouveau long métrage personnel.

  • 27 novembre - Ouverture au Volume

    Jeudi 27 novembre

    20h00 Le Volume (6 rue Defly 06000 Nice)

    PAF : Entrée libre + adhésion obligatoire à l'association La Source 2 €

    Carte blanche à la Petite Marchande de Films (Caen)

    Cyclope – Un film de Marine Duchet - Octopus Collective - 2013 - 12 min

    Animation Traditionnelle à l’encre

    Une porte s'ouvre sur un monde hanté de poiscailles astrales, chimères enfouies et lubies lointaines.

    Cyclope est le premier court-métrage d'animation produit par Octopus Collective. Le projet a bénéficié du soutien du CRRAV Nord-Pas-de-Calais et du CLAP d'Armentières. La production s'est déroulée entre l'atelier d'Octopus Collective à Armentières, et les Ateliers Intermédiaires à Caen.

    cyclope_06.png

    Turbo vomi – un film de Yannick Lecoeur - Autoproduction - 2014 - 19 min

    Gangsta Garoux

    Une plongée édifiante dans le milieu du rap français, et ses rapports avec le grand banditisme, les animaux empaillés, et Patricia Kass.

    TURBO VOMI 2.jpg

    21h30 - Ramène ta bobine – 30 minutes environ – Projections en Super 8

    La seconde partie du programme est un tout nouveau concept que nous avons appelé « Ramène ta bobine ». Le programme, ce sont les spectateurs qui le composent. Nous vous avons proposé de fouiller dans vos greniers, vos placards ou vos caves et de nous apporter lors de la soirée vos anciens films en super 8. Des délires, des films de vacances, des petites fictions, des documentaires, des créations oubliées sont à (re)découvrir en projection et à faire partager. Des bandes son vous sont prêtes à agrémenter vos images.

    22h00 - Jean-Louis Chinaski en concert

    Incontournable de la scène niçoise, Jean-Louis Chinaski continue de tracer sa route, entre rock et chanson réaliste, après 3 albums, 4 EPs, et de nombreux concerts et festivals en France, en Europe et en Russie. (www.facebook.com/jlchinaski)

    Prochains concerts :

    • 27 novembre Volume (Nice) Soirée Regard Indépendant
    • 5 décembre 2014 au Bucéphale (Draguignan)
    • 17 janvier 2015 au Shapko (Nice)
    • Mars 2015 tournée en Russie

      Photo pochette CD JL Chinaski.jpg

  • Les 16èmes Rencontres Cinéma et Vidéo à Nice

    Les 16e Rencontres Cinéma et Vidéo à Nice

    Cinéma Mercury - Le Volume

    27 – 29 novembre 2014

    regard indépendant,super 8,vidéo,court métrage

    Toute l'équipe de regard Indépendant a le plaisir de vous convier aux 6ème édition des Rencontres Cinéma et Vidéo se dérouleront du jeudi 27 au samedi 29 novembre au sein de deux lieux culturels niçois : la salle le Volume et le cinéma Mercury.

    L’association Regard Indépendant poursuit son travail de valorisation de la création indépendante et du format argentique super 8 qui fêtera l'an prochain ses cinquante années d 'existence.

    Nous avons a choisi le thème aux multiples interprétations « Ville folle » pour ce rendez vous annuel. Les films réalisés tout au long de l'année sur ce thème, en super 8 sur le principe du « tourné-monté », seront projetés au cinéma Mercury le samedi 29 Novembre à partir de 20h30.

    Les trois journées des Rencontres seront, comme à l’accoutumée, dédiées à la création cinématographique régionale. Il sera proposé une sélections de films d'école et d'ateliers et des courts métrages de réalisateurs et réalisatrices régionaux, films d'animation, fictions, documentaires et expérimental. Il sera possible de découvrir les œuvres de Florian Schonerstedt, Antoine Banni, Élisabeth Leuvrey, Jonathan Hudic, Julie Perreard ou Amine Sabir. Les réalisateurs seront présents pour répondre aux questions du public.

    Pour tous ceux qui souhaitent passer à l'acte cinématographique, Guillaume Levil animera avec Xavier Ladjointe une séance spéciale autour de la réalisation et de la production indépendante le vendredi à 16h30. Sur les écrans également, La machina, original long métrage de Thierry Paladino qui va de village en village dans le sud de la France. Un film à voir en famille.

    L'ouverture sera l'occasion d'une carte blanche à nos amis normands de La Petite Marchande de Films, d'un concert de Jean-Louis Chinaski et d'une nouvelle session de « Ramène ta bobine » ou les spectateurs sont invités à apporter leurs anciens films en super 8 pour une projection surprise.

    Autour du super 8, nous proposerons vendredi 20h00 la découverte de Kodachrome, long métrage en forme de road movie réalisé par le collectif « K-14 », quatre jeunes réalisateurs belges épris de cette pellicule mythique.

    Les 16èmes Rencontres Cinéma et Vidéo à Nice

    Du 27 au 29 novembre 2014

    Cinéma Mercury – Le Volume – Nice

    Tarif 4 € / Soirée Le grand soir du super 8 tarif unique 8 €

    Contact : regardindependant@gmail.com

    Tel : 06 23 07 83 52

    Visuel : Didier Balducci

    Rejoignez nous sur Facebook : http://www.facebook.com/Les16eRCVN

  • Soirée super 8 à la Providence le 19 septembre

    C'est la rentrée de Regard Indépendant !

    L'association Regard Indépendant est heureuse de répondre à l'invitation de la Semeuse pour organiser une soirée de projections en super 8 le vendredi 19 septembre 2014.

    super 8, la providence

    L’événement débutera dès 20h00 avec la présentation des prochaines et 16e Rencontres Cinéma et Vidéo à Nice qui se tiendront du 27 au 29 novembre au Volume et au Cinéma Mercury. La présentation agrémentée de quelques images sera suivie d'un moment convivial autour d'un verre.

    Dès que la nuit sera tombée, nous vous proposons dans un premier temps de découvrir ou de revoir les meilleurs films de notre collection 2013 « De 5 à 7 » de courts métrages en super 8 tourné montés. La projection aura lieu en super 8 avec les films du palmarès (jury et public). Belle occasion de voir dans leur format d'origine les œuvres de Sandra Fatté, Jan Peters, Morgad Le Naour, Sacha Casadamont Duval, Cate Baron, Charbel Kamel, Hugues Klingelschmitt et du Radis Calciné.

    super 8, la providence

    Une fille de Belleville et de Ménilmontant

    de Sacha Casadamont Duval

    super 8, la providence

    Petites annonces de Sandra Fatte

    La seconde partie du programme est un tout nouveau concept que nous avons appelé « Ramène ta bobine ». Le programme, c'est vous qui allez le composer. Nous vous proposons de fouiller dans vos greniers, vos placards ou vos caves et de nous apporter lors de la soirée vos anciens films en super 8.

    Cherchez bien, il y a sûrement des délires, des films de vacances, des petites fictions, des documentaires, des créations oubliées que vous aurez plaisir à redécouvrir en projection et à faire partager. Des bandes son vous seront proposées pour agrémenter vos images.

    Pour proposer un film, prenez contact avec nous :

    regardindependant@gmail.com

    06 23 07 83 52

    Programme :

    Présentation des 16e Rencontres Cinéma et Vidéo à Nice

    Expérience super 8 + Ramène ta bobine !

    Projections en plein air et en super 8

    Vendredi 19 septembre 2014 à partir de 20h00

    Centre Culturel de la Providence, (8 bis rue Saint Augustin) - Vieux Nice

    En plein air (si le temps le permet)

    Entrée libre

    Visuel Didier Balducci

  • 28 juin - Expérience super 8 à la Zonmé

    Dans la chaleur de ce début d'été, l'équipe de Regard Indépendant est ravie de vous inviter à vivre l'expérience super 8 en partenariat avec la Zonmé le samedi 28 juin à partir de 20h00.

    A6.jpg

    C'est une première pour nous d'être accueillis dans ce lieu de culture et d'échanges. Au programme nous vous proposons de découvrir ou de revoir les meilleurs films de notre collection 2013 « De 5 à 7 » de courts métrages en super 8 tourné montés. La projection aura lieu en super 8 avec les films du palmarès (jury et public). Belle occasion de voir les œuvres de Sandra Fatté, Jan Peters, Morgad Le Naour, Sacha Casadamont Duval et du Radis Calciné... et quelques autres.

    Un second programme autour de notre thématique fétiche sera proposé en numérique. Nous ouvrirons par un amuse-bouche des 16e Rencontres Cinéma et Vidéo à Nice (27-29 novembre 2014) en Kodachrome. Puis les réalisateurs Xavier Ladjointe et Antoine Banni vous proposeront les versions inédites de leurs films « Carrousel » et « Ulysse ». Pour terminer en beauté, une carte blanche au Festival du super 8 tourné-monté de Strasbourg. Animé par l'association Ma Lucarne, il a tenu sa 11e édition au mois de mai. Le programme concocté par leurs soin proposera quelques-unes de leurs perles. Manière de feu d'artifice festival.

    L'équipe de la Zonmé assurera les rafraîchissements et, passé les projections, la restauration des heureux spectateurs.

    Programme

    Collection super 8 en tourné-monté « De 5 à 7 » - Présentation du DVD

    Petites annonces - Un film de Sandra Fatté – Premier prix du jury 15e rencontres Cinéma et Vidéo à Nice

    Ich bin 47 – Un film de Jan Peters – Second prix du jury et Prix du public 15e rencontres Cinéma et Vidéo à Nice

    Flightmare #2517 – Un film du Radis Calciné – Troisième prix du jury et Prix du public 15e rencontres Cinéma et Vidéo à Nice

    Hands – Un film de Cate Barron et Xavier Pasturel Barron

    Übermut - Un film de Charbel Kamel

    César de 5 à 7 – Un film de Morgad Le Naour – Mention du jury 15e rencontres Cinéma et Vidéo à Nice

    Une fille de Belleville et de Ménilmontant – Un film de Sacha Casadamont-Duval – Mention du jury 15e rencontres Cinéma et Vidéo à Nice

    super 8,la zonmé

    Petites annonces

    Pause

    Kodachrome (la bande annonce ) - Un film du Collectif K-14 – Production Les renards

    l'histoire de quatre Belges qui partent filmer le dernier labo développant le Kodachrome aux USA. Un road trip sur les traces du celluloïd.

    Carrousel – Un film de Xavier Ladjointe - Images : Xavier Ladjointe et Sacha Casadamont-Duval, assistés de Isabelle Angibaud - Avec Xavier et Thomas Ladjointe – Version numérique.

    Papa me filme avec sa caméra super 8 sonore. A la sortie de l'école avec ma voiture rouge et mon sweet-shirt rouge et aussi sur le manège depuis la buvette...

    Ulysse – Un film d'Antoine Banni – 14min.

    Je trouve une pellicule Super8 dans une bouteille.

    super 8,la zonmé

    Kodachrome

    Carte blanche au Festival de Strasbourg – Association Ma Lucarne

    Gottvertomi - 4min – 2006 - de Jacques Mathis

    L'histoire d'une famille gothique qui finit mal.

    Tourné Monté Mode d'emploi - 1min 40 – 2006 - de Fabien Bach

    Astuces pour réussir son film sans montage.

    SuperMouton - 4 min – 2006 - de Gilles Leroy - Prix du public 2006

    Un héros des temps modernes.

    Le grand déballage – 2min 30 – 2006 - de Victor Kolbitr

    Le devenir carton d'un homme.

    Le peuple de l'herbe -2 min 50 – 2011 -de Roger Batteault

    Microcosme.

    Pyram et Tisbé - 4 min 40 – 2011 - d'Alexandre Moisescot

    Quand une peine de cœur mène au suicide un preux chevalier

    super 8,la zonmé

    Super mouton (et Elvis)

    Informations

    Samedi 28 juin 2014 – 20h00

    Tarifs : PAF : 3 € + adhésion à la Zonmé obligatoire

    Restauration sur place

    La Zonmé

    7 bis Rue des Combattants en Afrique du Nord

    06000 Nice

    Contact : 06 23 07 83 52 - regardindependant@gmail.com

    Visuel Illys Poulpfiction

  • Appel au financement participatif

    Pour financer le projet "Ville folle", la collection en super 8 tourné-monté de 2014, Regard Indépendant se tourne vers le financement participatif. Nous avons déposé le projet sur la plate-forme Touscoprod et nous lançons un appel à tous les contributeurs :

    Soutenez le projet et contribuez à mesure de vos moyens, de vos envies.

    Soutenez le projet, répandez la nouvelle : le super 8 n'est pas mort, il bande encore !

    Rendez-vous sur Touscoprod / Ville folle

    Ville Folle

    Il s'agit d'une série de 30 courts métrages réalisés en super 8 autour du thème : Ville folle.

    30 réalisateurs et réalisatrices, 30 univers, fiction, animation, documentaire ou expérimental. Les films seront réalisés en super 8 noir et blanc ou couleur sur le principe du « tourné-monté ». L'utilisation de pellicule argentique permet, outre son rendu inimitable, de découvrir ou retrouver l'intensité de la création cinématographique traditionnelle.

    La première des films de la collection Ville folle aura lieu au cours des 16emes Rencontres Cinéma et Vidéo à Nice qui se tiendront en novembre 2014. L'association organisera la diffusion de la collection lors de ses manifestations ainsi qu'une édition en DVD et la mise en ligne sur notre espace Motionmaker sur Dailymotion.

     

    Pourquoi le financement participatif ?

    Soutenue par le Conseil Général des Alpes Maritimes et la Ville de Nice, l'association Regard Indépendant se tourne vers les coprods de la plate-forme afin d'étoffer son budget et de faire exister cette série de courts métrages.

    Le budget est destiné à l'achat des pellicules, l'organisation des tournages, la post-production (développement puis numérisation pour l'édition DVD et sur Internet).

    NOUS AVONS BESOIN DE VOUS !

    Avec 2000 €, nous initions 12 projets avec nos partenaires libanais du festival Outbox et normands de La Petite Marchande de Films, avec une session de formation à Beyrouth.
    Avec 3000 €, nous pouvons assurer une post-production numérique aux Archives Audiovisuelles de Monaco d'une qualité incomparable.

    Transmettre, former, développer, accroître la qualité des films, diffuser plus largement les meilleures œuvres, ce sont nos objectifs et c'est le sens de notre démarche pour faire vivre la création en super 8.

    Comment participer ?

    Rendez vous sur la page du projet

    Créez un profil avec une simple adresse mail sous votre identité où avec un avatar.

    Une gamme de contreparties en proposée selon votre contribution, de 1 à 150 €. Il y en a pour toutes les bourses. Cliquez sur « Produire le projet », choisissez votre niveau de contribution, validez et payez par carte bancaire ou par Paypal.

    Retrouvez l'actualité du projet sur notre page Facebook 

    Découvrez les films des éditions précédentes sur notre page Dailymotion 

  • "Ville folle", la collection super 8 2014

    Regard Indépendant lance la production associative de sa nouvelle série de courts métrages en super 8 à Nice.

    Vivez l'expérience du film argentique ! L'équipe de l'association Regard Indépendant vous propose une nouvelle collection de films de court métrage autour du thème : Ville folle.

    Les films seront réalisés en super 8 noir et blanc ou couleur sur le principe du « tourné-monté ». L’objectif de cette opération est d’encourager la création locale à travers l'utilisation d'un format original dans un dispositif léger et économique. L'utilisation de pellicule argentique permet, outre son rendu inimitable, de découvrir ou retrouver l'intensité de la création cinématographique traditionnelle.

    La collection est ouverte à tout réalisateur débutant ou confirmé. Seule condition : être membre de l'association en 2014. Chaque réalisateur sélectionné reçoit une bobine de pellicule super 8 destinée à la réalisation d’un court métrage autour du thème proposé.

    Plusieurs journées de formation sont organisées durant le premier semestre autour du travail sur ce format spécifique et les projets des réalisateurs.

    Dans le cadre de la Médiathèque Noailles de Cannes, un atelier est organisé les samedi 29 mars, 10 mai et 14 juin de 14h00 à 17h00 (Inscriptions à la Médiathèque obligatoire - 1 Avenue Jean de Noailles, 06400 Cannes - 04 97 06 44 83).

    elmo_super110r.jpg

    L'association prend en charge l’achat de la pellicule et son traitement ainsi que la numérisation des films en vue de la version numérique. Les films finalisés seront inscrits au Short Film Corner lors du festival de Cannes 2014. L'association met à disposition ses moyens propres pour le tournage.

    Le partenariat noués hors de notre région avec La Petite Marchande de Films de Caen est reconduit pour élargir le champ des échanges créatifs. Dans le même esprit, plusieurs projets sont développés avec des contacts au Liban, en Allemagne et en Angleterre.

    La première des films de la collection Ville folle  aura lieu au cours des 16emes Rencontres Cinéma et Vidéo à Nice qui se tiendront en novembre 2014. L'association organisera la diffusion de la collection lors de ses manifestations ainsi qu'une édition en DVD et la mise en ligne sur notre espace Motionmaker sur Dailymotion. 

  • Lectures de scénarios le 14 février à la Médiathèque de Cannes

    Soirée lecture de scénarios à la Médiathèque de Cannes

    Vendredi 14 février 2014 à 19h00, Regard Indépendant vous convie à la Médiathèque Noailles de Cannes (1 avenue Jean de Noailles - 06400 Cannes) pour une séance de lecture de scénarios. Les textes présentés sont ceux travaillés au cours de l'atelier d'initiation à l'écriture de court métrage lors du premier semestre 2013. Ils seront lus par deux comédiens, Barbara Laurent et Yann Lerat, en présence de leurs auteurs.

    Vous pourrez découvrir :

    Corentin de MartineRaschi

    Le chat de Noémie de Gérard Moreau

    Si seulement... de Benjamin Courtois

    L’intrus de Maryse Crétollier (d’après sa nouvelle « l’Intrus »)

    Grand oral de Isabelle Zigmann

    La seconde partie vous proposera la lecture du scénario de court métrage "La plage" du réalisateur Xavier Ladjointe en sa présence.

    La soirée, présentée par Vincent Jourdan, Président de Regard Indépendant et animateur de l'atelier,  sera l'occasion d'échanger sur le travail d'écriture pour le cinéma et d'annoncer la prolongation des activités pour 2014. Entrée libre.  Renseignements : Tél Médiathèque :+33 (0)4 97 06 44 83

  • "L'arbre mort" de Joseph Morder - Un texte de Josiane Scoleri

     Tourné en 1987, L'arbre mort de Joseph Morder sera présenté pour la première fois à Nice ce samedi 18 janvier 2014 en présence du réalisateur. Gérard Courant, l'ami de longue date, sera également présent pour Le journal de Joseph M., documentaire de 1999 qui lui est consacré.

    Séances à 18h00 et 20h30 – Cinéma Mercury – 16 place Garibaldi – Nice

    L'arbre mort de Joseph Morder

    Un film en blanc, bleu, noir avec quelques touches de rouge

    Texte de Josiane Scoleri – Cinéma Sans Frontières

    Avec L'arbre mort, nous sommes transportés dans la Côte d'Azur mythique, telle qu'elle restera à jamais gravée dans la mémoire de tous les cinéphiles, entre Belle Époque et films de Hitchcock.Nous sommes en même temps dans les mélodrames hollywoodiens de la grande époque, chez Douglas Sirk ou Vicente Minelli, Couples flamboyants, belles dames énigmatiques et si élégantes, Décorum un rien guindé des belles demeures où évoluent comme dans un aquarium des familles distinguées et  délicatement décadentes... Tous les lieux du films ont cette aura de « luxe, calme et volupté » qui rima longtemps avec French Riviera.. Et pourtant le film a été tourné en super 8, comme on imaginerait un rejeton inattendu de l'Arte Povera au cinéma...

    Joseph Morder se plait à jouer avec les codes et à déjouer l'attente du spectateur. D'abord, par la non- linéarité du récit, et là nous sommes dans l'anti -Hollywood par excellence. Nous ne savons pas  toujours si nous sommes dans le récit au présent ou dans celui de la mémoire ; Ensuite par un remarquable travail sur le son, la voix off et les dialogues, souvent en décalage. La voix off se superpose volontiers aux dialogues et les rend inaudibles ou presque. Et tout est dans ce « presque. ». qui renforce l'atmosphère de chaque scène en frustrant le spectateur qui espère un instant, par un regain d'attention, combler les lacunes ou les ellipses grâce aux échanges entre les personnages. Sans oublier l'intermède musical quelques part au milieu du film. Joseph Morder aime les voix de femmes et les chansons d'amour qui finissent mal dans les cabarets enfumés.

    Mais peut être L'arbre mort est -il avant tout,un film sur la couleur et la lumière. Là encore, nous sommes sur la Côte d'Azur élue de tous les peintes du début du siècle :Matisse, Bonnard ou Dufy pour citer d' entrée de jeu les grands coloristes. Certains plans sont d'ailleurs directement inspirés de ces tableaux qui ont fait de la lumière leur véritable matière(cf la lecture de la lettre derrière les persiennes ou les scènes sur la Promenade des Anglais). Et très naturellement, avec cette sensibilité d'un homme qui a grandi dans le grand Sud, Joseph Morder joue avec subtilité des contrastes entre l'ombre et la lumière et va jusqu'à créer des ambiances de pénombres intimistes tournées à contre-jour (nous sommes très loin d' Hollywood dans la forme et pourtant si près de l'esprit du mélodrame déployant tous ses artifices pour que la pellicule vibre du magnétisme qui traverse les couples seuls au monde, entièrement absorbés d' eux mêmes).

    Laura presque toujours en blanc, Jaime en noir dans les bleus de la mer et du ciel. Le film offre une palette réduite qui revient comme un leit-motiv et contribue fortement à l'unité formelle du récit... Les plans fixes se succèdent rapidement, les clins d'oeil au cinéma aussi. Le super 8 ,de par ses contraintes propres, accentue le côté livre d'images ou faux film d'amateur. Et le puzzle prend forme peu à peu sous nos yeux. Et la Côte d'Azur devient le lieu de toutes les escales comme de la destination finale, quelque part en Amérique latine, dans une fluidité sans faille. 

    C'est là que le rouge va entrer en scène. Rouge de la passion amoureuse bien sûr, (d'ailleurs la jeune fiancée délaissée porte une robe bleu un peut éteint à pois blanc) mais aussi - et de manière plus surprenante – rouge de l'ardeur révolutionnaire.. Cette trame tardive vient ajouter une dimension totalement inattendue à ce qui était jusqu'ici la belle histoire stylisée d'un coup de foudre. La narration acquiert une profondeur soudaine et introduit pour la première fois des personnages autres, qui n'appartiennent pas au cénacle. D'abord l'ami en rupture de ban qui s'est retiré du monde et qui porte d'ailleurs un pull rouge – c'est la première fois que cette couleur apparait à l'écran - puis les domestiques qui sont les premiers à connaître la nouvelle du coup d’État et à l'annoncer aux maîtres.

    Arbre mort 02.png

    Le réel qui avait été si minutieusement tenu à l'écart fait violemment irruption avec le texte du communiqué de presse diffusé à la radio. A la fois grotesque et sinistre, il pourrait parfaitement être celui de Pinochet ou de Videla au moment du putsch, dans leur obsession de l'ordre et de la morale catholique. Tout d'un coup le film bascule et s'accélère, L'espace d'un instant nous ne savons pas à quelle bifurcation, à quel retournement nous allons avoir droit. Mais nous pouvons faire confiance à Morder. Il tient bon la barre et veille au grain. Bien vite nous retrouvons nos deux amants qui courent éperdus, elle en rouge, lui en noir. Des retrouvailles oh combien romantiques,certes mais s'agit-il d'une fuite, sont-ils en danger ? Des coups de feu retentissent, Nous sommes au cimetière, la mort rôde.  L'arbre mort prend des faux airs de film à suspens sur toile de fond politique, qui l'eut cru? La maestria du réalisateur est tangible dans cette rupture de rythme aussi soudaine que fugace, car très vite tout s'apaise. Le mélodrame reprend tous ses droits. Les amants se sont retrouvés pour ne plus se quitter. La voie de l'amour est libre.

    Et pour boucler la boucle, la scène finale est le contre-point parfait de la si belle scène dans la chambre aux volets clos : à une lettre d'amour conjugal raisonnable et prévisible lue dans un intérieur douillet protégé d'une trop forte lumière et d'une trop grande chaleur répond une lettre de rupture plutôt froide lue dans la grisaille d'un square parisien. Sous ses airs modestes, L'arbre mort se révèle être une grande et subtile leçon de cinéma.

  • Joseph Morder et Gérard Courant à Nice le 18 janvier

    Une rencontre exceptionnelle vous est proposée par les associations Cinéma sans Frontières et Regard Indépendant au cinéma Mercury (16 place Garibaldi à Nice) le samedi 18 janvier. Projection des films : Le journal de Joseph M. de Gérard Courant suivi de L'arbre mort de Joseph Morder, présenté pour la première fois à Nice, en présence des deux réalisateurs.

    18h00 : Le journal de Joseph M. de Gérard Courant (1999 – 59 min.)
    Réalisé par son ami Gérard Courant, un portrait complice de Joseph Morder, cinéaste et fondateur facétieux des archives Morlock.
    Filmé dans son quotidien parisien, mis en scène avec malice, et lors d'une excursion à Bruxelles, le cinéaste, accompagné de sa fidèle caméra super 8, rencontre proches et amis - de Luc Moullet à Marcel Hanoun - et devise avec eux de son journal, des films et de la vie. Quelques extraits du journal filmé de Joseph Morder agrémentent ce portrait en liberté.

    Joseph M.jpg

    Joseph Morder est marqué aussi bien par le grand cinéma hollywoodien que par le bricolage de la Nouvelle Vague, par la comédie musicale comme par le mélo flamboyant, imbriquant dans ses récits à la première personne des fragments d'un juif exilé à Guayaquil en Equateur que l'errance a mené de Paris à New York, en passant par Berlin, Madrid, sans oublier une étrange contrée nommée Morlock. De ces influences et de ces pays, réels ou imaginaires, il a tout filmé.

    20h30 : L'arbre mort de Joseph Morder (1987 – 90 min.). Avec Philippe Fano, Rosette, Nicole Tuffeli et Patrick Zocco.
    Peu après la fin de la seconde guerre mondiale, dans un bateau reliant la France à l’Amérique du Sud, Laura rencontre Jaime. Arrivés à destination, les deux personnages se séparent par accident. Laura cherche son amant, Ricardo et Jaime se prépare à épouser Sofia, sa fiancée. Par un soir d’orage et de coup d’Etat, le destin entre dans la vie de Laura et de Jaime, grâce à un arbre mort...

    Arbre mort 01.png
    Le film est tourné à Nice en super 8 et 16 mm. Chaque plan se veut un hommage à un cinéaste, un peintre ou un musicien. Ainsi, lorsque Laura lit une lettre dans sa chambre d'hôtel, c'est un hommage à Matisse qui vivait à Nice. Le thé sur le balcon avec la tante Pilar est un hommage au Gigi de Minnelli.

    Présentation des films et animation des débats: Josiane Scoleri (CSF) et Vincent Jourdan (Regard Indépendant)

    Cinéma Mercury

    16 place Garibaldi / 06300 Nice / 04 93 55 37 81

    Tarifs du cinéma / tarif réduit pour les adhérents de CSF et Regard Indépendant

  • Le jour le plus court : Enfances en super 8

    Pour ce jour le plus court, découvrez notre programme en super 8 plein d'enfants, en super 8 tourné-monté (sauf le dernier). Amusez vous bien et voyez des courts toute l'année !


    Avec Laboratorium Snacks, Sophie Perrone, Frédéric Cencini, Tina Von Traben, Feyyaz, Vincent Jourdan, Tony Ban, Cédric Coppola et Racha Taki Al Majzoub :

  • Un grand merci !

    Les Rencontres, c'est comme le super 8. En trois jours ou trois minutes, ce sont des images et des sons qui défilent sur un tempo rythmé par le son du projecteur où le trop rapide défilement des heures. Un film après l'autre, un univers après un autre univers, une séance derrière une séance, un concert, une improvisation, une performance, un débat et des rencontres. Un mouvement vivant et coloré même en noir et blanc.

    Et puis des gens. L'équipe de Regard Indépendant qui crée le cadre, celles du Volume et du cinéma Mercury. Et surtout les créateurs, les artistes, réalisateurs, acteurs, musiciens qui viennent s'exprimer durant ces trois journées à travers leurs créations, tous ces films sur l'écran, et leur art sur scène.

    A tous, au nom de l’association, j'adresse nos chaleureux remerciements.

    Les images s'enchaînent : les courts métrages du marathon du Film du court de Caen 2013, les musiciens guinéens, le concert généreux d'Anny Kassy, Les films d'ateliers d'Héliotrope, Antoine Desvergnes, Lynda dAlexis, les super 8 d'Antoine, le colt jaune de David Mizera, Il était un truc, la non-cuillère de Guillaume Levil, le refuge de Benoît Seyrat, la grand mère de Marie Botti, les père et le fils de Cédric Romain, les migrants de Térésa et Guy, les 10 millions de Jérémie Lenoir, la belle sélection anglaise de Kate Tancred, la princesse du Radis Calciné, le culte horrifique allemand et entre bières russes et vin du beau-père, les platines dansantes de Memphis Mao. Et puis tous les super 8 qui ont réunit Feyyaz et Charbel, Jan et Cate, la joyeuse délégation normande menée par Guillaume Voisin et tous autres participants à cette collection 2013.

    A tous et toutes, un grand merci, pour votre présence, pour avoir été ces 15e.

    Les images s'estompent, pas toutes. Reste bientôt un sentiment d'ensemble, comme après trois minutes de super 8. Je ne peux parler que pour moi : c'est déjà un sentiment très agréable et, je l'espère sincèrement, partagé.

    Amicalement

    Vincent
    Président pour Regard Indépendant

  • Le palmarès des super 8

    La projection de notre collection 2013 de courts métrages en super 8 tourné-monté s'est donc déroulée devant un public nombreux samedi 30 novembre dans la grande salle du Mercury à Nice. Merci encore à tous les réalisateurs et réalisatrices qui ont participé, ainsi qu'à nos partenaires dans cette aventure créative : la Petite Marchande de Films, Charbel Kamel et Sten-Kristian Saluveer. A Andréa aussi pour l'énergie qu'elle met chaque année à rechercher de nouveaux talents.

    A l'issue de cette soirée mémorable, le jury : Karine, Emmanuelle Lorre et Jérémie Lenoir ont remis trois prix et deux mentions tandis que le public faisait connaître ses choix. Voici donc le palmarès :

    Premier prix : Petites annonces de Sandra Fatté

    Second prix : Ich Bin 47 de Jan Peters

    Troisième prix : Flightmare #2517 du Radis Calciné

    Mentions : Une fille de Belleville et de Ménilmontant de Sacha Casadamont-Duval et César (de 5 à 7) de Morgad Le Naour

    Prix du public :

    Ich Bin 47 de Jan Peters (séance 1)

    Flightmare #2517du Radis Calciné (séance 2)

    Jury.jpg

  • L'édito d'ouverture

    La beauté du geste

    On me fait souvent cette question étrange et pénétrante de films qui ne sont ni tout à fait les mêmes, ni tout à fait autres. Qu'est-ce que le super 8 en tourné-monté ? Depuis le temps qu'à Regard Indépendant nous nous intéressons à la question, la réponse devrait fuser comme la date de la bataille de Marignan ou la recette du quatre quarts.

    Ce n'est pas le cas, alors voyons cela en semble, chers spectateurs curieux et plein d'enthousiasme, à l'heure de participer à ces 15e Rencontres Cinéma et Vidéo à Nice qui vont culminer avec la présentation de notre collection 2013 sur le thème « De 5 à 7 ». En super 8 tourné-monté.

    Le super 8, c'est d'abord un format de pellicule argentique, support physique en nos temps numériques. C'est un long ruban de celluloïd de 15 mètres destiné à être projeté à une vitesse de 18 ou 24 images/secondes pour donner à voir un film d'environ trois minutes. Ce format a été popularisé par Kodak à partir de 1965 pour des millions de films de famille ou de voyages. Son coût abordable l'a fait adopter par de nombreux artistes et cinéastes débutants. Nul n'ignore que Steven Spielberg a fait ses premières armes, tout jeune, en filmant en super 8 ses amis dans le jardin de sa mère. La vidéo dans les années 80 a porté un coup presque fatal au super 8. aujourd'hui, son grain et le charme qui se dégage de ses images lui conserve un pouvoir de fascination certain, unique, comme celui du vinyle en musique. Matériel et pellicules se trouvent toujours, alors pourquoi ne pas tenter l'expérience.

    Un film se crée en trois étapes : écriture, tournage et montage. Le principe du tourné-monté est de fondre les deux dernières en une seule. Le choix des plans et de leurs correspondances s'effectue au cœur de l'aventure du tournage. Le film se fait chronologiquement et chaque plan est unique. Si l'acteur rit quand il devrait pleurer, c'est dans le film. Si le plan est flou ou sombre, c'est dans le film. Le tourné-monté est un film pensé avec précautions mais brut. Pour pimenter la chose, les films sont muets. Le son est composé à posteriori à partir du découpage effectué par le réalisateur. Amis de la synchro maniaque, passez votre chemin.

    Concrètement, le cinéaste aspirant reçoit sa cassette avec ses quinze mètres de film. Il réalise son film et remet le boite noire pleine de promesses et sa bande son à part. Le film est envoyé pour développement. S'armant de patience, notre réalisateur ne découvrira son film que lors de la soirée de projection avec les autres, et surtout avec le public auquel il revient d'adoucir ses angoisses de créateur.

    Mais pourquoi, me direz vous, autant se compliquer la vie ? Pour le jeu ! Pour la beauté du geste ! Ce principe permet de retrouver quelque chose des conditions du cinéma des origines, celui pratiqué par les frères Lumières et autres pionniers du septième art. Quand on dispose de trois minutes et que chaque image compte pour s'exprimer, au lieu de dizaines d'heures de rushes en fichiers, chaque plan doit être mûrement réfléchi. Chaque transition soigneusement pesée. La récompense est à la hauteur des contraintes, au-delà de cette beauté particulière de l'image. Si l'échec, formateur, fait partie du jeu, nombre de films font preuve d'inventivité et de créativité. Vous pourrez, chers spectateurs, juger sur pièces en gardant à l'esprit comment ça marche. Et pourquoi pas, aurez-vous envie à votre tour de tenter l'expérience du super 8 en tourné monté pour la collection 2014.

    Cette édition est dédiée à la mémoire de Jésus Franco et Giuliano Gemma

    Vincent Jourdan

    Président