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jafar panahi

  • 28 septembre - Le nouveau film de Jafar Panahi au Rialto

    Mercredi 28 septembre - 20 h au Rialto, le Comite de soutien 06 aux cinéastes iraniens prives de libertés continue sa mobilisation et presente Ceci n'est pas un film de Jafar Panahi, et Mojtaba Mirtahmasb. Un film tourne dans des conditions semi clandestines. Carrosse d or de la quinzaine des realisateurs du festival de Cannes 2011.

    Ceci_pas_film_Affiche-site-liste.jpg

    Depuis des mois, le realisateur Jafar Panahi  condamné en décembre à 6 ans de prison, avec interdiction  d'exercer  sa profession  pendant 20 ans, attend le verdict de la cour d'appel. A travers la representation d'une journee dans la vie de Jafar Panahi, Jafar et Ojtaba Mirtahmasb, nous proposent un aperçu de la situation actuelle du cinema iranien.

    Mojtaba Mirtahmasb, co-realisateur a ete « empêché » de quitter l'Iran alors qu il s apprêtait a se rendre a Paris puis au Festival international de Toronto. Il s'est vu confisquer son passeport alors qu il devait embarquer le 5 septembre avec sa femme et son fils afin de promouvoir la sortie française du film, co-realise avec Jafar Panahi, assignè à residence à Teheran. Mojtaba Mirtahmasb, qui avait pu se rendre a Cannes en mai dernier, « est desormais interdit de sortie du territoire iranien et ses affaires personnelles (ordinateur portable, carnets de notes) ont egalement ete confisquees par les autorites iraniennes, a precise son attachee de presse, a Paris. Seuls sa femme et son fils ont eu l'autorisation de voyager. »

    Tarifs habituels Reduit 6 € Plein 7,50 €

    Infos

    Philippe 06 64 88 58 15

    Teresa 06 03 51 28 32

  • Mobilisation départementale pour les cinéastes iraniens

     Mai 2011 : La mobilisation pour Jafar Panahi et Mohammad Rasoulof s’étend au département.

    (Communiqué Cinéma Sans Frontières)

    panahi-iran.jpg

    Conformément à leur engagement, les associations cinéphiliques locales réunies en Collectif de soutien et de solidarité à Jafar Panahi et Mohamad Rasoulof étendent leur action à l’ensemble du département 06.

    Plusieurs lieux de diffusions et associations culturelles liées nous ont ainsi rejoints. Six nouveaux lieux pour neuf séances :

    • Dimanche 1er mai 17 h 30 : Hors jeu (Panahi) avec Cinéactions - salle Juliette Gréco, Carros.
    • Lundi 2 mai 17 h 30 et 21h : Le Cercle (Panahi) avec Culture et cinéma - La Coupole, La Gaude.
    • Mardi 3 mai 18 h : La Vie sur l’eau (Rasoulof) avec Culture et Cinéma - cinéma Casino, Vence.
      21 H : Hors Jeu (Panahi) idem.
    • Jeudi 5 mai 20H 30 : Hors jeu (Panahi) avec Lumière des Toiles - La Strada, Mouans Sartoux.
    • Dimanche 8 -18 H : La Vie sur l’eau (Rasoulof) avec Les Visiteurs du Soir, Valbonne.
    • Lundi 9 mai- 20h30 : Hors jeu (Panahi) avec Les Visiteurs du Soir, Valbonne.
    • Lundi 9 mai - 21 h : Le Cercle (Panahi) lors de la soirée de présentation de Cannes Cinéphiles- Théâtre La Licorne, Cannes.

    Plusieurs associations cinéphiliques niçoises et Amnesty International ont organisé les 7, 8 et 9 janvier au cinéma Mercury à Nice, des journées de soutien aux cinéastes iraniens Jafar Panahi et Mohammad Rasoulof et une soirée au Rialto le 7 avril autour du film de Raffi Pitts The hunter.
    Les deux réalisateurs ont été condamnés par la justice de leur pays à six ans d’emprisonnement, Jafar Panahi se voyant de plus interdit de tournage, de voyage à l’étranger et d’interviews pour une période de vingt ans, autrement dit pour le restant de sa vie professionnelle.
    Le chef d’accusation – « participation à des rassemblements et propagande contre le régime » - ne tient évidemment pas la route et ne fait que renforcer l’absurdité et l’inanité du jugement.
    A travers ces deux cinéastes, c’est toute la liberté artistique du cinéma iranien qui est aujourd’hui, plus que jamais, menacée de disparaître. Le milieu du cinéma international a aussitôt réagi en exigeant la libération immédiate et inconditionnelle des deux cinéastes qui sont actuellement à leur diomicile en attente du résultat de l’appel du jugement.

    Cinéma sans Frontières – Regard Indépendant – ADN – Héliotrope - Polychromes – Amnesty International – Les Ouvreurs – Espace Communication Lusophone – Les Méduses - Culture et Cinéma - Les Visiteurs du Soir - Cinéactions - Lumière des Toiles - Cannes Cinéphiles.

  • "The hunter" au Rialto en soutien aux cinéastes iraniens le 7 avril

    jafar panahi,mohammad rasoulof

    Soutien aux deux cinéastes iraniens au Rialto le 7 avril


    Les neuf associations niçoises mobilisées en soutien aux cinéastes iraniens Jafar Panahi et Mohammad Rasoulof, condamnés à 6 ans de prison par la justice de leur pays pour « participation à des rassemblements et propagande contre le régime » et interdits de tourner pendant vingt ans, poursuivent leur action après le succès du week-end des 7-8 et 9 janvier au cinéma Mercury.

    Le cinéma Rialto et les associations cinéphiliques de Nice : AdN, Cinéma sans frontières, Amnesty International, Espace communication Lusophone, Héliotrope, Regard indépendant, Les Ouvreurs, Polychrome et Les Méduses, vous proposent une nouvelle séance en soutien aux cinéastes iraniens Jafar Panahi et Mohammad Rousalof emprisonnés en Iran. The Hunter du cinéaste Raffi Pitts sera diffusé le Jeudi 7 avril 2011 à 20h30. La séance sera suivie d'un débat avec le public animé par Térésa (ADN) et Philippe (CSF).

    The hunter, de Raffi Pitts (Iran, 2010)
    Sélection officielle Festival de Berlin
    Téhéran, 2009. Ali, récemment libéré de prison est veilleur de nuit dans une usine. Il vit à contretemps de sa femme et de sa fille. Lorsqu’elles disparaissent dans les émeutes qui secouent la ville, Ali devient le chasseur, poursuivant froidement de sa haine un ennemi insaisissable, caché au cœur des villes aussi bien qu’en lui-même.


    Contact :

    ADN - Association pour la démocratie à Nice

    http://www.adn-nice.org

    adn@adn-nice.org

    06.03.51.28.32 - 04.93.13.49.78


    Philippe Serve, Président de CSF

    pserve@club-internet.fr

    04 93 52 31 29 / 06 64 88 58 15

    Cinéma Rialto
    4 rue de Rivoli-Nice
    Tarifs habituels : 6€ réduit et 7,50 € plein

  • Panahi-Rasoulof : l'action se poursuit

    Les neuf associations niçoises mobilisées en soutien des cinéastes Jafar Panahi et Mohammad Rasoulof avaient promis de poursuivre leur action après l'immense succès du week-end des 7-8 et 9 janvier au cinéma Mercury.

    Deux courriers ont été rédigés par le collectif.

    Le premier est adressé à Monsieur Seyed Mehdi Miraboutalebi, ambassadeur de la République Islamique d'Iran en France dans lequel nous l'informons de l'initiative prise et de son succès tout en exigeant, bien entendu, la libération immédiate des deux cinéastes.
    Le deuxième courrier est envoyé au Président du Conseil Général des Alpes-Maritimes, propriétaire du cinéma Mercury et député, Monsieur Eric Ciotti. Nos associations lui demandent de bien vouloir accéder à notre demande d'un geste fort : la permanence d'un film de Panahi ou Rasoulof dans la programmation du Mercury jusqu'à la libération des deux hommes.

    Dès lundi 24, nous avons lancé une nouvelle initiative dirigée vers nos amis associatifs de plusieurs villes du département à qui nous proposons de répéter dans leur ville, avec nous, en totalité ou en partie, l'opération que nous avons menée les 7, 8 et 9 janvier dernier.

    La dénonciation par le gouvernement du Président iranien Mahmoud Ahmadinejad de la condamnation imposée à Panahi et Rasoulof par la justice iranienne  confirme notre analyse d'une situation complexe et ouvre peut-être de nouvelles perspectives de développement de l'affaire et quelques espoirs. Nous y reviendrons très bientôt plus en détails.

    Merci pour votre soutien et, si vous ne l'avez pas encore fait, n'oubliez pas de signer la pétition en ligne : http://www.ipetitions.com/petition/solidarite-jafar-panahi/

    Associations signataires :

    • Cinéma sans Frontières (CSF)
    • Regard Indépendant
    • Association pour la Démocratie à Nice (ADN)
    • Héliotrope
    • Polychromes
    • Amnesty International – Nice
    • Les Ouvreurs
    • Espace de Communication Lusophone
    • Les Méduses


    Contact :

    Philippe Serve, Président de CSF

    pserve@club-internet.fr

    04 93 52 31 29 / 06 64 88 58 15

  • Jafar Panahi à ses juges

    Le plaidoyer de Jafar Panahi tramsmis à Serge Toubiana, Directeur général de la Cinémathèque française, par un journaliste.

    Votre honneur, Monsieur le Juge, permettez-moi de présenter mon plaidoyer en deux parties distinctes.

    Première partie : Ce qu’on dit

        Ces derniers jours, j’ai revu plusieurs de mes films favoris de l’histoire du cinéma, malgré le fait qu’une grande partie de ma collection ait été confisquée durant le raid qui a eu lieu dans la nuit du 19 février 2009 à mon domicile. En fait, Monsieur Rassoulof et moi-même étions en train de tourner un film du genre social et artistique, quand les forces qui proclamaient faire partie du ministère de la Sécurité, sans présenter aucun mandat officiel, nous ont arrêtés ainsi que tous nos collaborateurs, et du même coup confisqué tous mes films, qu’ils ne m’ont jamais restitués par la suite. Par la suite, la seule allusion jamais faite à ces films était celle du Juge d’instruction du dossier : « Pourquoi cette collection de films obscènes ? »

        J’aimerais préciser que j’ai appris mon métier de cinéaste en m’inspirant de ces mêmes films que le juge appelait « obscènes ». Et, croyez-moi, je n’arrive pas à comprendre comment un tel adjectif peut-il être attribué à des films pareils, comme je n’arrive pas à comprendre comment on peut appeler « délit criminel » l’activité pour laquelle on veut me juger aujourd’hui. On me juge, en fait, pour un film dont moins d’un tiers était tourné au moment de mon arrestation. Vous connaissez certainement l’expression qui dit : ne dire que la moitie de la phrase : « il n’y a point de Dieu que dieu le grand » est synonyme de blasphème. Alors, comment peut-on juger d’un film avant qu’il soit même fini ?
        
        Je n’arrive à comprendre ni l’obscénité des films de l’Histoire du cinéma, ni mon chef d’accusation. Nous juger serait juger l’ensemble du cinéma engagé, social et humanitaire iranien ; le cinéma qui a la prétention de se placer au-delà du bien et du mal, le cinéma qui ne juge pas et qui ne se met pas au service du pouvoir et de l’argent, mais qui fait de son mieux afin de rendre une image réaliste de la société.
        
        On m’accuse d’avoir voulu promouvoir l’esprit d’émeute et de révolte. Cependant, tout au long de ma carrière de cinéaste, j’ai toujours réclamé être un cinéaste social et non politique, avec des préoccupations sociales et non politiques. Je n’ai jamais voulu me placer en position de juge et de procureur ; je ne suis pas cinéaste pour juger mais pour faire voire ; je ne tiens pas à décider pour les autres ou leur prescrire quoi que ce soit. Permettez-moi de redire que ma prétention est de placer mon cinéma au-delà du Bien et du Mal. Ce genre d’engagement nous a souvent coûté, à mes collaborateurs et à moi-même. Nous avons été frappés par la censure, mais c’est une première que de condamner et d’emprisonner un cinéaste afin de l’empêcher de faire son film ; et il s’agit d’une première aussi que de rafler la maison dudit cinéaste et de menacer sa famille pendant son « séjour » en prison.
        
        On m’accuse d’avoir participer aux manifestations. La présence des caméras était interdite durant ces démonstrations, mais on ne peut pas interdire aux cinéastes d’y participer. Ma responsabilité en tant que cinéaste est d’observer afin de pouvoir un jour en rendre compte.
        
        On nous accuse d’avoir commencé le tournage sans avoir demandé l’autorisation du gouvernement. Dois-je vraiment préciser qu’il n’existe aucune loi promulguée par le parlement concernant ces autorisations. En fait, il n’existe que des circulaires interministérielles, qui changent au fur et à mesure que les vice-ministres changent.
        
        On nous accuse d’avoir commencé le tournage sans avoir donné le scénario aux acteurs du film. Dans notre genre du cinéma, ou on travaille plutôt avec des acteurs non professionnels, c’est une manière de faire très courante pratiquée par presque tous mes collègues. Un chef d’accusation pareil me semble relevé plutôt du domaine de l’humour déplacé que du domaine juridique.
        On m’accuse d’avoir signé des pétitions. J’ai en fait signé une pétition dans laquelle 37 de nos plus importants cinéastes déclaraient leur inquiétude quant à la situation du pays. Malheureusement, au lieu d’écouter ces artistes, on les accuse de traîtrise ; et pourtant, les signataires de cette pétition sont justement ceux qui ont toujours réagi en premier aux injustices dans le monde entier. Comment voulez-vous qu’ils restent indifférents à ce qui se passe dans leur propre pays ?
        
        On m’accuse d’avoir organisé les manifestations autour du Festival de Montréal ; cette accusation n’est basée sur aucune logique puisque, en tant que directeur du jury, je n’étais à Montréal que depuis deux heures quand les manifestations ont commencé. Ne connaissant personne dans cette ville, comment aurais-je pu organiser un tel événement ? On ne tient pas à s’en souvenir peut-être, mais durant cette période, partout dans le monde où il se passait quelque chose, nos compatriotes se rassemblaient afin d’exprimer leurs demandes.
        
        On m’accuse d’avoir participer aux interviews avec les médias de langue persane basés à l’étranger. Je sais qu’il n’existe aucune loi interdisant un tel acte.

    Deuxième partie : Ce que je dis

        L’artiste incarne l’esprit d’observation et d’analyse d’une société à laquelle il appartient. Il observe, analyse et essaie de présenter le résultat sous la forme d’une œuvre d’art. Comment peut-on accuser et incriminer qui que se soit en raison de son esprit et de sa façon de voir les choses ? Rendre les artistes improductifs et stériles est synonyme de détruire toutes formes de pensée et de créativité. La perquisition effectuée chez moi et l’emprisonnement de mes collaborateurs et de moi-même, représentent le raid du pouvoir effectué contre tous les artistes du pays. Le message convié par cette série d’actions me paraît bien clair et bien triste : qui ne pense pas comme nous s’en repentira…
        En fin de compte, j’aimerais aussi rappeler à la cour une autre ironie du sort me concernant : en fait, l’espace consacré à mes prix internationaux au musée du cinéma à Téhéran est plus grand que l’espace de ma cellule pénitentiaire.
        
        Quoi qu’il en soit, moi Jafar Panahi, déclare solennellement que malgré les mauvais traitements que j’ai dernièrement reçus dans mon propre pays, je suis Iranien et que je veux vivre et travailler en Iran. J’aime mon pays et j’ai déjà payé le prix de cet amour. Toutefois, j’ai une autre déclaration à ajouter à la première : mes films étant mes preuves irréfutables, je déclare croire profondément au respect des droits d’autrui, à la différence, au respect mutuel et à la tolérance. La tolérance qui m’empêche de juger et de haïr. Je ne hais personne, même pas mes interrogateurs puisque je reconnais ma responsabilité envers les générations à venir.
        
        L’Histoire avec un grand H est bien patiente ; les petites histoires passent devant elle sans se rendre compte de leur insignifiance. Pour ma part, je m’inquiète pour ces générations à venir. Notre pays est bien vulnérable et c’est seulement l’instauration de l’état de droit pour tous, sans aucune considération ethnique, religieuse ou politique, qui peut nous préserver du danger bien réel d’un futur proche chaotique et fatal. A mon avis, la Tolérance est la seule solution réaliste et honorable à ce danger imminent.
        
        Mes respects, Monsieur le Juge,
        Jafar Panahi, cinéaste iranien

  • 7-9 janvier : manifestation de soutien à Jafar Panahi et Mohammad Rasoulof

    (Mise à jour)

    Affiche.jpg

    Plusieurs associations cinéphiliques niçoises et Amnesty International organisent les 7, 8 et 9 janvier au cinéma Mercury à Nice, des journées de soutien aux cinéastes iraniens Jafar Panahi et Mohammad Rasoulof.

    Les deux réalisateurs ont été condamnés voici quelques jours par la justice de leur pays à six ans d’emprisonnement, Jafar Panahi se voyant de plus interdit de tournage, de voyage à l’étranger et d’interviews pour une période de vingt ans, autrement dit pour le restant de sa vie professionnelle. Le chef d’accusation – « participation à des rassemblements et propagande contre le régime » - ne tient évidemment pas la route et ne fait que renforcer l’absurdité et l’inanité du jugement. A travers ces deux cinéastes, c’est toute la liberté artistique du cinéma iranien qui est aujourd’hui, plus que jamais, menacée de disparaître.

    Le milieu du cinéma international a aussitôt réagi en exigeant la libération immédiate et inconditionnelle des deux cinéastes. Les associations signataires de ce texte croient à la nécessaire liberté critique de l’artiste où qu’il se trouve et ont résolument décidé de se mobiliser pour faire entendre la voix de ceux que l’on cherche à bâillonner définitivement. Et parce que nous pensons que la meilleure arme d’un artiste est son oeuvre, nous avons choisi de diffuser les cinq long-métrages de Jafar Panahi, tous multi-primés, et le dernier en date de Mohammad Rasoulof. Six films qui  bénéficieront d’autant de présentations et seront systématiquement suivis de débats avec le public.

    Nous appelons donc le public à venir manifester leur soutien à ces deux cinéastes.

    Associations signataires :

    Cinéma sans Frontières (CSF)

    Regard Indépendant

    Association pour la Démocratie à Nice (ADN)

    Héliotrope

    Polychromes

    Amnesty International – Nice

    Les Ouvreurs (In&Out)

    Cinéma Lusophone

    Les Méduses

    Chaque film sera précédé d'une présentation et suivi d'un débat avec le public.

    Pétition à signer : Cliquer ICI

    Cinéma Mercury

    16 place Garibaldi

    06300 Nice

    Contacts :

    Regard Indépendant : 06 23 07 83 52

    CSF : 04 93 52 31 29 / 06 64 88 58 15

    Mercury : 08 92 68 81 06

    PROGRAMME

    Programme complet à télécharger en haut à droite avec un texte de Philippe Serve sur Jafar Panahi qui paraîtra vendredi sur Inisfree.

    Vendredi 07 janvier

    18h30 -  Le Ballon Blanc (1995, 1h25). Animation : Philippe Serve (CSF).

    21h15 - Le Miroir (1996, 1h33, vostf) de Jafar Panahi. Animation : Laurent Trémeau (Héliotrope).

    Samedi 08 janvier

    17h – Le Cercle de (2001, 1h30, vostf) de Jafar Panahi. Animation : ADN.

    21h15 – Hors-Jeu (2006, 1h28, vostf) de Jafar Panahi. Animation : Philippe Serve (CSF).

    Dimanche 09 janvier

    15h – La vie sur l'eau (2005, 1h30, vostf) de Mohammad Rasoulof. Animation : Vincent Jourdan (Regard Indépendant).

    19h30 – Sang et Or (2004, 1h37, vostf) de Jafar Panahi. Animation : Josiane Scoleri (CSF).

  • Pour Jafar Panahi

    Panahi.jpg

    Le cinéaste iranien Jafar Panahi a été condamné à six ans de prison et la justice lui a interdit de réaliser des films ou de quitter le pays pendant les vingt prochaines années, a annoncé son avocat lundi. Panahi est l'un des plus fameux metteurs en scène de ce pays. On lui doit Le ballon blanc (1995) qui avait reçu la Cméra d'or à Cannes, Le cercle (2000) qui lui valu le Lion d'Or à la Mostra de Venise en 2000, Sang et or (2003) et Hors jeu en 2006. Il devait présenter son dernier film L'accordéon cette année à Cannes mais son arrestation le 1er mars l'en a empêché. Plusieurs actions symboliques au niveau international (le FIF de Cannes a conservé sa chaise vide de juré), une grève de la faim et une forte caution, ont permis sa libération, mais il restait plus que jamais dans le collimateur du pouvoir. Son « crime », outre ses films très ancrés dans la réalité quotidienne de son pays (qu'il refuse de quitter et où il persiste à filmer), est d'avoir ouvertement soutenu le mouvement réformateur et le candidat de l'opposition lors des élections truquées de l'an dernier.

    Un autre jeune réalisateur, Mohammad Rasoulof, qui travaillait sur un film avec Panahi, a également été condamné à six années de prison.

    Un nouveau mouvement de protestation se met en marche, avec notamment une pétition de la communauté française du cinéma (http://www.ipetitions.com/petition/solidarite-jafar-panahi). Plusieurs autres existent, toutes exigent, et nous nous joignons à elles, la levée de cette condamnation

    A notre modeste échelle, l'information doit circuler et nos amis de Cinéma sans Frontières, qui ont diffusé à plusieurs reprises les films de Panahi, proposent le week-end du 8/9 janvier 2011 d'organiser au cinéma Mercury une manifestation inter associative avec projection de films, débats et information afin de sensibiliser le public niçois à cette atteinte lamentable aux droits de l'homme et à faire connaître le travail du réalisateur.